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Passage en revue du livre de Fred Litwin, I Was a Teenage JFK Conspiracy Freak, chapitre par chapitre en ce qui concerne les faits de l'affaire tels qu'ils se présentent aujourd'hui.

 

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Il s'agit d'une critique relativement concise du premier livre de Fred Litwin sur l'assassinat de John Kennedy, I Was a Teenage JFK Conspiracy Freak. Elle se fera par chapitres — à l'exception des écrits de Litwin sur l'enquête du procureur Jim Garrison.

 

CHAPITRE 1

Fred Litwin dit que les critiques de la première génération "ont commencé à trouver de petites incohérences" dans l'affaire. Mais il s'agissait en fait de grandes incohérences (par exemple, la provenance douteuse de CE 399). Pour plus de détails :

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Jim DiEugenio presents the currently known issues in the chain of possession of CE 399, the so-called Magic Bullet, which undermine claims it is authe...

Il affirme aussi : "Le cortège a dû tourner sur Elm Street pour pouvoir prendre une sortie vers l'autoroute Stemmons qui les aurait conduits au Dallas Trade Mart pour le discours de Kennedy."

Comme sa déclaration précédente, celle-ci est également fausse. Le cortège aurait pu emprunter Main Street jusqu'à Industrial Blvd sur une courte distance, puis d'accéder à l'autoroute Stemmons. Ce qui est si étrange dans cette erreur, c'est que les informations correctes se trouvent dans les volumes de la House Select Committee, que Litwin apprécie hautement en d'autres occasions. (HSCA Vol. 11, p. 522) Il affirme à tort qu'il y a "20 000 pages" dans les 26 volumes de témoignages et de preuves de la commission Warren. Il y en a en réalité 17 816. Il est choquant de constater qu'avant même d'aborder les preuves réelles, Litwin déclare avec désinvolture : "Les auteurs du rapport Warren étaient des hommes honorables qui ont mené une enquête honnête et sont parvenus à la bonne réponse." Comme beaucoup l'ont fait remarquer, à notre époque, qualifier des gens comme Allen Dulles, John McCloy et Jerry Ford d'hommes honorables est tout à fait archaïque. Il affirme à tort que le "revers" de John Connally s'est retourné pour indiquer le passage d'une balle — alors que sa blessure à la poitrine n'était nulle part près du revers ! Pour plus de détails :

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L'auteur canadien passe ensuite en revue les "preuves accablantes" contre Lee Harvey Oswald. Il affirme qu'Oswald avait "un long... paquet" — mais les deux témoins de ce paquet ont dit qu'il n'était pas long. (WC Vol. 2, pp. 239–240, 249) Litwin affirme qu'"après l'assassinat, il était le seul manutentionnaire manquant" — mais 19 autres personnes étaient également hors du bâtiment, dont Charles Givens pour n'en citer qu'un. (WC Vol. 3, pp.183, 208) Litwin affirme nonchalamment qu'Oswald "a tué le policier J.D. Tippit", ce qui, avec l'accumulation de preuves dont nous disposons aujourd'hui sur cette affaire, est une affirmation tout à fait douteuse (voir Joseph McBride, Into the Nightmare). Pour plus de détails :

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KENNEDYSANDKING.COM

In this dense and expertly synthesized review, Jim DiEugenio shows how more recent evidence has caused our understanding of the Tippit murder and its...
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KENNEDYSANDKING.COM

Jack Myers explores a "new perspective" on the JFK assassination, one in which Officer Tippit was likely murdered in an attempt to further the...

Mais Litwin continue. Il affirme également que "de nombreux témoins ont identifié Oswald" — mais ces "identifications" étaient basées sur des alignements biaisés et certaines ont été faites des mois après sa mort lorsque celui-ci était connu à l'échelle nationale. L'un des meilleurs examens de ces identifications a été réalisé par le regretté inspecteur de police britannique Ian Griggs. Pour ne citer que deux problèmes : Griggs a noté que dans le modèle britannique, il devrait y avoir 7 autres personnes dans un alignement et elles devraient être d'âge, de taille et d'apparence similaires. (Ian Griggs, No Case to Answer, p. 81) Après une analyse de dix-sept pages, Griggs a conclu que, pour le moins, ces directives n'ont pas été respectées avec Oswald. Par exemple, il n'y avait que trois autres personnes dans les alignements d'Oswald. En ce qui concerne les apparences physiques similaires, l'inspecteur des homicides Elmer Boyd a déclaré : "Parfois, ils le font et parfois, ils ne le font pas." (Griggs, p. 83) Quant à l'âge, Oswald avait 24 ans. Deux des doublures avaient 18 ans. De plus, Oswald était le seul à avoir des bleus sur le visage. Et si les autres ont inventé leur nom et leur profession, Oswald ne l'a pas fait. Même si, à l'époque de la plupart des alignements, son nom et son lieu de travail avaient été diffusés à la radio et à la télévision. (Ibid, pp. 85—86)

Mais en outre, l'un des témoins, Helen Markham, était si faible et évanouie que la police a dû lui administrer de l'ammoniac. Ou comme le capitaine Fritz l'a déclaré à la commission :

"Nous essayions d'obtenir cette présentation le plus rapidement possible, car elle commençait à s'évanouir et à tomber malade. En fait, j'ai dû quitter le bureau et transporter de l'ammoniac dans le hall, ils étaient sur le point de l'envoyer à l'hôpital ou quelque chose du genre et nous avions besoin de cette identification très rapidement, et elle s'est sentie bien après avoir utilisé cet ammoniac." (WC Vol. 4, p. 212)

Le témoin de la séance d'identification, Cecil McWatters, chauffeur de bus, a admis plus tard qu'Oswald n'était même pas l'homme dont il se souvenait lors de son trajet en bus. Il essayait d'identifier Roy Milton Jones. (Griggs, p. 87) Ensuite, bien sûr, il y a eu le témoignage du chauffeur de taxi Bill Whaley. Whaley a déclaré que n'importe qui aurait pu identifier Oswald, car il n'arrêtait pas de crier après les policiers. Il a dit qu'il n'était pas juste qu'il soit placé dans un line-up avec des adolescents. Si Litwin avait été à la place d'Oswald, n'aurait-il pas fait de même ? (Griggs, p. 90)

Litwin affirme ensuite qu'"un expert a conclu que l'une des quatre balles récupérées sur le corps de Tippit correspondait au revolver trouvé en possession d'Oswald" — mais huit autres experts n'étaient pas d'accord avec lui, et de plus cette balle n'est apparue qu'au bout d'un quart d'année ! (WC Vol. 3, p. 47) Litwin dit que "les douilles de cartouches correspondent à l'arme d'Oswald à l'exclusion de toute autre arme" — mais ces douilles n'apparaissent pas avant une semaine (WC Vol. 24, pp. 253, 332) et les initiales de quatre officiers ont disparu de ces dernières. (WC Vol. 7, pp. 251, 275–276; Vol. 24, p. 415) Les trois témoins n'ont pas pu les identifier comme étant celles qu'ils ont trouvées ce jour-là. (WC Vol. 24, pp. 414–415) Et comme la plupart d'entre nous le savent, deux des douilles étaient de Winchester Western et deux de Remington-Peters. Alors que trois balles étaient de Winchester et une de Remington. (Henry Hurt, Reasonable Doubt, p. 152)

Litwin affirme que "l'empreinte de la paume droite d'Oswald a été trouvée sur le canon du fusil" — mais la seule personne à avoir vu cette empreinte a dit que c'était une empreinte ancienne. (Gary Savage, First Day Evidence, p. 108) Litwin dit ensuite que "ses empreintes digitales ont été trouvées sur le sac utilisé pour transporter le fusil au travail". Pourtant, lorsque l'expert du FBI Sebastian LaTona a initialement examiné le sac le 23 novembre, il n'a pu y trouver aucune empreinte latente. (WC Vol. 4, p. 3) Litwin déclare ensuite : "Face à cette quantité massive de preuves incriminantes, les critiques ne pouvaient qu'effleurer les marges." Mais comme on peut clairement le voir ci-dessus, je n'ai pas "effleuré les marges". J'ai simplement démystifié toutes ses affirmations avec des preuves originales.

Litwin procède ensuite en plusieurs paragraphes à faire dérailler le témoignage de l'aiguilleur Lee Bowers, mais il n'arrive jamais à la substantifique moelle. Donc je vais le retranscrire ici...

Bowers a dit à Mark Lane devant la caméra le 31 mars 1966 :

"Il y avait, au moment de la fusillade, deux hommes debout en haut de la pente. Et l'un d'entre eux, de temps en temps, alors qu'il faisait des allers-retours, disparaissait derrière une clôture en bois, qui se trouve aussi légèrement à l'ouest de celle-ci. Au moment de la fusillade, à proximité de l'endroit où se trouvaient les deux hommes, il y a eu un flash de lumière. La zone a été bouclée par au moins 50 policiers en 3 à 5 minutes. Je n'étais là que pour leur dire ce qu'ils demandaient, et c'est à ce moment-là qu'ils ont semblé vouloir couper la conversation." Pour voir la vidéo :

Litwin ne sait apparemment pas non plus que, par la suite, deux amis de Bowers se sont présentés indépendamment et ont confirmé que, oui, il avait vu plus de choses que ce qu'il avait dit à la commission Warren, mais "qu'il avait peur. Il ne voulait pas que sa vie soit menacée ou ruinée, étant l'un des témoins clés contre Lee Oswald en tant que tireur isolé." (Josiah Thompson, Last Second in Dallas, pp. 66—67)

Certaines personnes qui cherchaient à faire dérailler son témoignage ont prétendu que les deux hommes n'étaient plus là au moment des tirs, en interprétant mal les propos de Bowers. Donc je vais devoir expliquer ce malentendu : durant l'interview, Bowers a expliqué à Lane face caméra que "au moment de la fusillade" "directement en ligne" de lui à "l'ouest" du "mur décoratif" près de "deux arbres" se trouvaient les "deux hommes". (Ce serait près du coin de la clôture, où les cigarettes et les empreintes de pas ont été trouvées). Il a dit que plusieurs fois avant la fusillade, "l'un d'eux, de temps en temps" "faisait des allers-retours d'avant en arrière, disparaissait derrière la clôture en bois." (Ce qui signifie qu'il était derrière la clôture et qu'il passait devant à certains moments). Il a dit qu'il n'y avait "aucun étranger" "en haut (au sommet) du passage souterrain". Il a dit à propos des deux hommes, "Je ne les avais jamais vus avant ou depuis." Et enfin : "Au moment de la fusillade, à proximité de l'endroit où se trouvaient les deux hommes, il y a eu un éclair (ou flash) de lumière." Bowers ne les voyait plus très bien à ce moment-là, parce qu'ils étaient cachés sous des feuilles d'arbres — il ne voyait que le bas de leur corps. Ils étaient simplement montés sur des pare-chocs de voiture qui étaient garées contre la palissade pour avoir un bon dégagement. À noter que les fusils modernes de l'époque ne faisaient plus vraiment de fumée franche, mais vous aviez une condensation de l'air à la sortie du canon qui pouvait donner un petit nuage blanc. Très court. Et c'est ce qu'il a dû voir (il perçoit la signature du tir). Pour une explication visuelle :

Litwin affirme que "Dealey Plaza était une chambre d'écho qui rendait difficile pour les témoins de déterminer la direction des tirs". Ce n'est pas exact. Comme le souligne Josiah Thompson dans Last Second in Dallas, "le tertre est couvert d'arbres, d'herbe et d'une clôture en bois, autant de matériaux qui absorbent les sons." (Thompson, p. 38) Et de plus, le flash de lumière, la fumée, l'odeur de poudre, les empreintes de pas fraîches, les mégots de cigarettes et des figures sur la photo de Mary Moorman confirment tous les 58 témoins auriculaires de la butte herbeuse ! (voir Thompson, chapitre 5) Tous ces éléments font partie de JFK 101 et ne sont jamais mentionnés dans le livre de Litwin. Litwin déclare "qu'il n'y avait absolument aucun témoin d'hommes armés sur la butte herbeuse ou derrière la palissade." Bien sûr, tout le monde regardait le président, pas une palissade quelconque dans le coin ! Les tireurs d'élite sont formés pour ne pas être vus. Mais, comme nous le verrons, nous avons des preuves physiques et photographiques laissées derrière nous qui l'indiquent.

Litwin affirme que "les médecins de Dallas n'ont pas vu la blessure d'entrée [à l'arrière du crâne] parce qu'ils n'ont pas retourné le corps de Kennedy" — mais ils ont soulevé la tête et cette blessure a été vue par les docteurs Jenkins et Grossman. Litwin dit que "Virginia et Barbara Davis ont vu Oswald traverser leur pelouse en courant après le meurtre [de Tippit]". Mais rappelez-vous, elles l'ont désigné dans une séance d'identification biaisée. De plus, les sœurs Davis étaient des témoins très confus. Par exemple, Barbara a affirmé avoir revu le tueur "quelques minutes plus tard" après la fusillade ! (CD 630e, p. 1)[1] Et Virginia a affirmé avoir entendu le deuxième coup de feu "quelques minutes plus tard" après le premier ! (CD 630f, p. 1) Ce qui est bien évidemment impossible au regard des faits. Elles étaient donc des témoins confus.

 

CHAPITRE 3

Litwin aime faire tout une histoire du fait qu'en 1972, les docteurs John Lattimer et Cyril Wecht, après avoir consulté le matériel d'autopsie, ont conclu que Kennedy n'avait été touché que par l'arrière. Mais le fait est que nous avons beaucoup progressé depuis 1972 et que, de ce fait, Wecht a depuis changé d'avis. Mais Litwin n'explique pas ce contexte. Il cite le vieux mythe de Lattimer selon lequel Connally avait une "blessure allongée dans le dos" — mais le médecin de Connally a témoigné qu'elle n'était allongée qu'après avoir retiré la peau endommagée. (WC Vol. 6, p. 88) Il dit que "la tête de Kennedy s'est déplacée vers l'avant avant de reculer vers l'arrière et vers la gauche" — mais il a été démontré depuis par les recherches criminalistiques actuelles qu'un seul tir est venu de face. Les experts (Karger en 2008, Radford en 2009 et Coupland en 2011) ont prouvé que le transfert initial d'énergie pouvait provoquer un mouvement de la cible, en temps infime, en sens inverse de la ligne de tir (voir Fiester, Enemy of the Truth). Litwin prétend que le mouvement de recul vers l'arrière puis vers la gauche de la tête "a probablement été causé par un spasme neuromusculaire" — mais aucun expert en neuroscience n'a jamais soutenu cette hypothèse. De plus, les spasmes neuromusculaires ne se produisent que lorsque les centres nerveux — situés au bas du cerveau — sont touchés, et ceux de Kennedy ne l'étaient pas. La position du corps de Kennedy — assis et ses hanches fléchies tel que les images de Zapruder le montraient au moment de l'impact de la balle mortelle — n'avait rien à voir avec celle des victimes de blessures de traumatisme à la tête réagissant à une hypertonie spastique atypique. Litwin affirme également "qu'il pourrait également y avoir eu quelques mouvements mineurs dus à quelque chose appelé "effet de jet"" — mais le fait est que cette théorie a connu une fin opportune en 2014. Pour plus de détails :

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WWW.C-SPAN.ORG

JFK Jet Effect Theory Debunked

L'explication du jet effect fut jugée sans fondement car les tests d'application de la mécanique des fluides avaient été trouvées déficients.

Litwin affirme ensuite : "Les documents de l'autopsie... réfutent totalement un tir de face." C'est faux. La radiographie latérale (en supposant qu'elle soit authentique) montre clairement une traînée de fragments de balle allant de l'avant vers l'arrière. Grâce aux nouveaux travaux du docteur Michael Chesser, nous savons qu'elle va de l'avant vers l'arrière, car les plus gros fragments se trouvent à l'arrière. Cela signifie un tir de face. Pour plus de détails :

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KENNEDYSANDKING.COM

The complete visual essay prepared by expert witness David W. Mantik, M.D., Ph.D., for the mock trial of Lee Harvey Oswald held at the South Texas Col...

 

CHAPITRE 5

Litwin aborde un peu les preuves acoustiques, mais ignore les travaux récents qui ont été effectués à ce sujet (dans son nouvel ouvrage, le détective privé Josiah Thompson réhabilite les preuves acoustiques). Son argumentation semble très daté. Il affirme que "les radiographies et les photographies de l'autopsie... ont montré une petite blessure à l'arrière de la tête de Kennedy" — ce qui serait une nouvelle pour l'autopsiste James Humes, qui n'a pas pu en trouver une lorsqu'on lui a montré les documents pendant sa déposition pour l'ARRB. Litwin dit que "le film de Zapruder montre que l'arrière de la tête de Kennedy est intact après le tir fatal" — mais (en supposant que le film soit authentique) l'arrière de la tête est malheureusement dans l'ombre sur le film de Zapruder. Ce que Litwin ne dit pas non plus, c'est que quelques images ne sont pas dans l'ombre et qu'elles montrent en fait l'arrière de la tête explosée ! (Images 335, 337, 374)

Il dit "vous pouvez voir une blessure de sortie visible à l'avant droit" — mais il s'agit en fait d'un lambeau de cuir chevelu qui pend. Litwin ignore les faits suivants : l’attaché de presse adjoint de la Maison Blanche Malcolm Kilduff a indiqué en public qu'un tir a touché Kennedy à la tempe droite. Ou que Chet Huntley de NBC News a annoncé cette même description à la télévision ce jour-là et a donné comme source le docteur George Burkley, le médecin personnel de Kennedy. Enfin, Bill et Gayle Newman, deux des témoins les plus proches de la fusillade, ont tous deux déclaré que la balle venait de derrière eux — c'est-à-dire de la palissade — et avait touché Kennedy à la tempe droite. (Thompson, Last Second in Dallas, p. 32) Est-ce seulement une coïncidence que les Newman n'aient pas témoigné devant la commission et que Burkley non plus ?

Il dit que "ses témoins [Harrison Livingstone] étaient tous en désaccord les uns avec les autres". Je ne suis pas sûre de ce que Litwin veut dire ici. Tous les témoins que Livingstone a interrogés étaient unanimes pour dire que l'arrière droit de la tête n'était plus là. Litwin (comme Gerald Posner) interprète mal une citation de 1990 du technicien d'autopsie Paul O'Connor — "Il s'est passé tant d'années et tant de choses, que je doute un peu de ma propre capacité à me souvenir des détails les plus fins" — Posner attribue cette citation à la mémoire globale d'O'Connor, mais en fait elle était attribuée à la question spécifique de savoir si Kennedy était enveloppé dans une housse de matelas ! (High Treason 2, p. 272) C'est de la malhonnêteté totale, et Litwin l'a simplement copié du livre de Posner (voir Posner, Case Closed, p. 300).

Litwin dit que "le radiologue [John Ebersole] qui a pris les radiographies lors de l'autopsie... a déclaré qu'aucune ne manquait...". Mais Ebersole n'a en fait pas pris les radiographies, c'est le technicien Jerrol Custer qui l'a fait, et Custer a été catégorique sur le fait qu'il a pris plus de 3 radiographies du crâne (3 est le nombre officiel), (voir Douglas Horne, Inside the ARRB, p. 455).

Litwin fait toujours tout un plat du fait que "chaque pathologiste médico-légal qui avait examiné les preuves de l'autopsie avait conclu que Kennedy avait été tué par derrière." Ce que Litwin laisse de côté, c'est que ces médecins légistes — le groupe Ramsey Clark, le HSCA — n'ont jamais eu le corps devant eux. Et aucun d'entre eux n'a jamais vu le cerveau de Kennedy, puisqu'il a disparu des Archives nationales. Mais voilà le problème, aucun de leurs rapports ne mentionne jamais les mots "grassy knoll" (monticule herbeux), "knoll" (butte), ou "fence" (clôture). Ils n'ont même pas pris cela en considération. Donc ce point de discussion n'est tout simplement pas valable. Mais en plus, Litwin ignore aussi ceci : le docteur Michael Baden a reconnu de manière conservatrice qu'un tir à la tête depuis la butte herbeuse était possible. (HSCA Final Report, pp. 80–81)

Litwin accuse à tort les critiques d'"ignorer les résultats des tests du HSCA". Mais ces deux tests — la NAA et l'analyse de la trajectoire de Tom Canning — ont été largement discrédités, notamment par Don Thomas. (Hear No Evil, chapitres 12 et 13 respectivement) Il s'en prend aux critiques d'utiliser des "diagrammes erronés" de la théorie de la balle unique. Il montre ensuite une photo de l'animation de Dale Myers et déclare : "Ils étaient dans un alignement parfait pour qu'un tir touche les deux hommes." Mais bien sûr, l'animation malhonnête de Myers ne fonctionne que si l'on remonte la blessure dans la nuque de Kennedy, si l'on étire son cou, si l'on penche son cou très en avant, si l'on rétrécit Connally et si l'on fait glisser son siège de 15 cm alors qu'il était en réalité de 6 cm. (patspeer.com, Chapter 12c)

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WWW.PATSPEER.COM

Litwin discute de l'image peu fiable de "Badgeman" sur la photo de Moorman, mais ignore complètement les figures plus fiables que Josiah Thompson signale dans Six Seconds in Dallas. Ce qui est remarquable dans cet aspect de la photo, c'est qu'elle contient deux figures derrière la palissade sud au sommet du monticule herbeux. L'une semble être un observateur portant un chapeau, assistant une deuxième plus haute (vraisemblablement montée sur un pare-chocs de voiture). Elles ne sont plus là sur les photos ultérieures, donc c'étaient des personnes. (Six Seconds in Dallas, p. 127) Par coïncidence, cet éclair de lumière et de fumée a été vu à cet endroit, et ces empreintes de pas fraîches et de boues sur un pare-chocs de voiture et ces mégots de cigarettes ont été trouvés là. Encore une fois, rien de tout cela n'est mentionné dans le livre de Litwin.

Il appelle à tort le livre de Robert Groden de 1993 "The Death of a President" (La mort d'un président) — il s'agit en fait de "The Killing of a President" (Le meurtre d'un président).

 

CHAPITRE 6

Litwin a nonchalamment mentionné l'analyse de la trajectoire du HSCA de Thomas Canning — mais aucun des emplacements des blessures dans l'analyse de Canning ne correspond aux emplacements indiqués dans le rapport de pathologie médico-légale du HSCA. Canning les a choisis. Oui, il a choisi ses propres emplacements de blessure ! (HSCA Vol. 6, p. 33, voir en particulier la note de bas de page) Tout cela pour essayer de confirmer un préjugé — un assassin solitaire. De plus, l'analyse de la trajectoire de Canning pour la théorie de la balle unique est à l'image 190 de Zapruder, et Litwin croit que cela s'est produit à l'image 224. (Ibid, p. 34)

Litwin affirme qu'"Oswald était qualifié comme tireur d'élite dans les Marines", mais ignore le propre mémorandum de l'avocat de la commission, Wesley Liebeler, qui indique que le FBI n'a pas pu reproduire l'exploit de tir que la commission attribue à Oswald. Mais en plus, tous les tirs du FBI étaient hauts et à droite de la cible "en raison d'un défaut mécanique non corrigeable du viseur télescopique." (Edward Epstein, The Assassination Chronicles, p. 148) Dans son célèbre mémorandum interne — célèbre pour tout le monde sauf pour Litwin — Liebeler s'est plaint qu'il était "tout simplement malhonnête" que la commission ne mentionne pas ce grave problème du fusil dans son chapitre sur le sujet. Mais en outre, le test militaire auquel Litwin fait référence était le premier test de tir auquel Oswald a participé. Lors de son deuxième test, plus tard dans son service, il a obtenu un score considérablement plus bas et ce score a été considéré comme un "tir plutôt mauvais." (WR, p. 191) Ainsi, au moment où il a quitté le corps des Marines, tel était son statut. Comme Liebeler l'explique ensuite, rien ne prouve qu'il se soit amélioré pendant son séjour en URSS. En 1962 et 1963, la seule preuve d'un quelconque "entraînement" est qu'il est allé chasser une fois avec son frère.

Liebeler a déclaré que le chapitre a ignoré les preuves qu'Oswald était un mauvais tireur et avait accompli un exploit difficile ; et a créé un "conte de fées" selon lequel Oswald était un bon tireur et avait accompli un "tir facile". (Epstein, p. 152)

Enfin, dans son rapport final de 1964, le service de renseignement de la marine, ou "Office of Naval Intelligence" (ONI) conclut qu’Oswald était innocent et qu’il était un bouc émissaire masquant une conspiration. L’ONI conclut que "l’attentat n’a pas pu être commis par une seule personne… Oswald n’est pas le tireur, il n’avait ni les aptitudes de tir ni l’arme nécessaire pour toucher une telle cible… Il était incapable d’orchestrer un attentat pareil ou de réussir lui-même un tel tir de précision". (The Hidden History of the JFK Assassination, p. 47)

Litwin affirme à tort "qu'il y avait de nombreux témoins qui ont entendu un coup de feu avant que Kennedy ne soit touché au cou" — il n'y en avait que trois. (patspeer.com, Chapter 9)

Litwin affirme que "quatre des médecins de Dallas impliqués dans le traitement de Kennedy sont allés aux Archives nationales à Washington, D.C., en 1988 pour voir les radiographies et les photographies de l'autopsie. Ils ont tous confirmé l'authenticité du matériel d'autopsie." C'est un non-sens et un tour de passe-passe. Tout d'abord, cela va directement à l'encontre de ce que ces quatre médecins ont dit dans le passé lorsqu'on leur a montré la photo de l'arrière de la tête (la montrant intacte).

Dr. Peters—"Je ne pense pas que cela soit cohérent avec ce que j'ai vu. Il y avait un grand trou à l'arrière de la tête à travers lequel on pouvait voir le cerveau. Mais ce trou n'apparaît pas sur la photographie." (The Continuing Inquiry newsletter, 11/22/81).

Dr. Dulany—"Il y a un conflit certain. Ce n'est pas comme ça que je m'en souviens." (“Dispute on JFK Assassination Evidence Persists”, The Boston Globe, 6/21/81).

Dr. Jenkins—"Non, pas comme ça. Pas comme ça... Non... Cette photo ne ressemble pas à ça vue de dos." (The Continuing Inquiry newsletter, 10/22/80).

Dr. McClelland—"Il a fermement rejeté les photos de l'autopsie." (The Continuing Inquiry newsletter, 11/22/81).

Et de même, tous les autres membres du personnel soignant de Dallas ont dénoncé la photo. Maintenant, concernant ce que ces quatre médecins ont dit en 1988 à NOVA, ils ont dit que SI la main du pathologiste sur la photo tient un lambeau de peau lâche pour couvrir le défaut à l'arrière de la tête, alors la photo serait exacte. Mais comme l'a dit le docteur Michael Baden : "Il n'y a pas de lambeau de peau ici." (Case Closed, p. 310) Par conséquent, la photo est très probablement inexacte.

Litwin mentionne que le président de l'ARRB, John R. Tunheim, a déclaré à Vincent Bugliosi qu'"il n'y a pas de pistolet fumant" dans les dossiers scellés restants (ce qui est faux) — comme si les auteurs du crime laisseraient volontairement une trace pour que le monde entier puisse la voir ! Il affirme à tort que Doug Horne a "écrit une série de livres" — il s'agissait en fait d'un seul livre en cinq volumes.

 

CHAPITRE 7

Litwin affirme : "Au fil des ans, de plus en plus de documents et de dossiers ont été publiés, mais aucune révélation majeure sur l'assassinat n'a émergé." C'est tout simplement faux. En fait, parmi les 4,5 millions de pages de documents gouvernementaux que la commission d'examen a divulgués dans les années 1990 figurait le dossier non censuré du FBI contenant les aveux clairs et directs du parrain de La Nouvelle-Orléans Carlos Marcello concernant le meurtre de Kennedy, que j'ai découvert pour la première fois aux Archives nationales en 2006 avec l'historien Lamar Waldron (voir Waldron, The Hidden History of the JFK Assassination).

Pour énoncer des faits documentés Carlos Marcello a mentionné son projet de faire tuer Kennedy en septembre 1962. Ed Becker l'a signalé au FBI. Santos Trafficante, le parrain de Tampa et complice de Marcello était au courant et l'a mentionné à Jose Aleman, qui l'a signalé au FBI. En 1969, dans son livre The Grim Reapers, le journaliste criminel Ed Reid a raconté l'histoire de l'informateur du FBI Ed Becker et d'une réunion dans la maison de campagne de Carlos Marcello, au cours de laquelle il a expliqué que tuer Bobby Kennedy ne résoudrait pas ses problèmes, et qu'il faudrait donc tuer le président. C'était en septembre 1962 que Becker l'a signalé au FBI. Le même mois, l'informateur du FBI Jose Aleman en Floride a prévenu le FBI que Santos Trafficante avait dit que Kennedy ne serait pas réélu — il sera abattu. (Waldron, pp. 123, 125)

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Photo d'Ed Becker — informateur de confiance du FBI  à cette époque.

Le HSCA a conclu en 1979 que Kennedy "a probablement été assassiné à la suite d'une conspiration" et que deux parrains de la mafia qui étaient des associés proches — Carlos Marcello et Santos Trafficante — "avaient le motif, les moyens et l'opportunité d'assassiner le président Kennedy." (HSCA Final Report, p. 173)

Autre exemple, en 1993, le témoignage scellé du HSCA de Tom Robinson, l'entrepreneur de pompes funèbres, a été déclassifié et a fait l'effet d'une bombe. Pendant des années, les défenseurs de la commission Warren ont exigé de savoir "Où est la balle de la colline herbeuse ?!" La réponse est venue lorsque le témoignage de Robinson a été rendu public. Il a dit :

"Ils ont été littéralement ramassés, des petits morceaux de cette balle partout sur sa tête... Ils avaient les petits morceaux. Ils les ont ramassés... Je les ai regardés ramasser les petits morceaux. Ils avaient quelque chose comme un tube à essai ou une petite fiole ou quelque chose dans lequel ils mettaient les morceaux... Assez de morceaux... Ils étaient tous petits et pouvaient être ramassés avec des forceps... Le plus gros morceau que j'ai vu [faisait] peut-être un quart de pouce." (RIF#180-10089-10178).

http://www.kenrahn.com/Marsh/Jfk-conspiracy/ROBINSON.TXT

Robinson a déclaré "que le nombre total serait proche de 10 fragments". (ARRB MD 180).

Ces nombreux fragments doivent provenir du tir à la tête depuis la butte (Z-313). Pourquoi ? Parce qu'ils ont disparu. Ils ont été retirés et ont disparu. Le FBI ne les a jamais examinés. (Il aurait fallu qu'ils soient retirés de la tête au début de l'autopsie, car les six techniciens de l'autopsie ne s'en souviennent pas.)  En fin de compte, les seuls fragments remis à la commission Warren étaient deux fragments provenant d'un tir de derrière ayant atteint l'armature chromée puis le pare-brise du véhicule (Z-268), (voir Orchard, The Shots in Dealey Plaza).

Lorsque nous avons demandé à Litwin s'il savait qui est Tom Robinson, il nous a répondu : "Le formidable rockeur britannique... J'ai plusieurs de ses CD." (Message Facebook du 06/04/21).

 

POST-SCRIPTUM

Litwin nous a raconté une belle histoire :

"C'est une histoire qui devrait figurer dans mon livre Teenage Conspiracy Freak, mais qui ne l'est pas. Elle se déroule comme suit. Alors que je changeais lentement d'opinion, j'ai décidé qu'il était temps de lire le livre de Posner. Je l'ai acheté... mais je n'ai pas pu l'ouvrir. Il est resté là pendant des jours.... jusqu'à ce que je décide de lire le chapitre sur les preuves médicales. J'ai trouvé ce chapitre génial  en fait, j'aurais aimé l'avoir écrit.... et j'ai su alors qu'il n'y avait pas de conspiration... et j'ai reposé le livre.... un homme changé." (Message Facebook du 15/01/21).

J'ai été surprise par cette affirmation. Tout d'abord, dans son livre, il dit que ce qui l'a fait changer d'avis sur l'affaire JFK, c'est le House Select Committee on Assassinations en 1979. Maintenant, c'est avancé à 1993 ? Et il ne peut toujours pas fournir de preuve de ce qu'il a écrit pendant qu'il était dans le "camp" de la communauté critique sceptique ? Deuxièmement, Gary Aguilar a interviewé deux médecins de l'autopsie de Kennedy, les docteurs Boswell et Humes, qui ont tous deux nié les mots que Posner leur a fait dire. Boswell est allé encore plus loin : il a déclaré n'avoir jamais parlé à Posner. Pour plus de détails :

http://www.assassinationweb.com/ag2.htm

La vérité est que le livre Case Closed de Gerald Posner a été démystifié de 7 façons différentes depuis sa première publication en 1993. Pour plus de détails :

http://www.assassinationweb.com/issue1.htm

Nous avons rappelé cela à Litwin, et il a juste dit : "Il n'a pas été démystifié." Nous avons alors proposé : "Si nous pouvons prouver qu'il a été démystifié, que diriez-vous ?". Litwin a rétorqué : "Si vous pouviez prouver que la terre est plate, que dirais-je ?" (Ibid.) Lorsque nous lui avons dit : "Baden dit qu'il est possible qu'un tir ait été effectué depuis le tertre", Litwin a rétorqué : "Il est possible que nous soyons visités par des soucoupes volantes ; et il est possible que Bigfoot existe". (Message Facebook du 05/04/21).

C'est toujours la même chose : des excuses, des arguments d'autorité et de l'entêtement.

Les amis, c'était Fred Litwin.

Note : hélas, certaines personnes telles que le Debunker des Etoiles reprennent les mêmes arguments totalement fallacieux en ligne, après avoir lu un genre de Fred Litwin français du nom de François Carlier : des contrevérités à chaque page. Fâcheusement négationniste des faits historiques, ce comportement frise l'insolence.

4545.png

Tweet du Debunker des Etoiles datant du 13 décembre 2020.

De par ce tweet, ceci est la démonstration de l'absence totale d'études sérieuses menées sur une affaire criminelle — aussi complexe soit-elle. Pourtant, de nombreux historiens et universitaires (dont je fais partie) ont étudié le sujet et ne sont guère aussi affirmatifs que lui.

Litwin (tout comme Carlier ou DBKE) dit toujours : "Le HSCA avait engagé de nombreux experts et effectué de nombreux tests. Ils ont soutenu la conclusion de la commission Warren selon laquelle Lee Harvey Oswald avait tiré trois coups de feu et tué Kennedy." (p. 155) Maintenant, à première vue, cela semble convaincant pour le lecteur moyen. Mais la vérité est que la plupart de ces tests ont depuis été démystifiés — l'analyse par activation neutronique de Vincent Guinn a été rejetée par la science[2], l'analyse frauduleuse de la trajectoire de Thomas Canning a été démystifiée par Pat Speer, le panel médico-légal s'est trompé sur le fait que la blessure d'entrée arrière était située sur le haut du crâne, et le Dr. David Mantik (depuis 1993), en utilisant la densitométrie optique, a montré que les radiographies des Archives nationales (alors celles de Kennedy) sont des copies et que chacune d'entre elles montrent des signes d'une certaine altération préalable. Litwin affirme que le HSCA "a conclu que l'alignement de Kennedy et Connally dans la limousine était cohérent avec la théorie de la balle unique." (p. 152) Mais pour que cela fonctionne, ils ont dit que Kennedy devrait être penché bien vers l'avant (HSCA Vol. 7, p. 100) — ce qui n'était pas le cas ! (WC Vol. 18, p. 26) Litwin affirme également qu'il y avait une "dispersion vers l'avant de la matière cérébrale indiquant un tir par derrière". (p. 51) Il s'agit d'un argument courant, mais Josiah Thompson a depuis signalé qu'il s'agit en fait du contraire. Toutes les commissions citées par DBKE n'ont pas réussi à prouver que c'était Oswald. Enfin, l'ARRB, le comité de révision des documents sur l’assassinat de Kennedy, n'a absolument pas conclu (ce n'était pas son rôle) qu'Oswald l'avait fait.

Comme quelqu'un l'a dit un jour : donner des leçons aux autres, c'est plus facile que de se les appliquer à soi-même. 

Il me semble qu'un peu d'humilité et de recul de la part de certains ne seraient pas de trop...

 

BIBLIOGRAPHIE 

The President John F. Kennedy Assassination Records Collection

WWW.ARCHIVES.GOV

Have a question about JFK Assassination Records? Ask it on HistoryHub! John F. Kennedy was killed on November 22, 1963. Almost 30 years later, Congress enacted the President John F. Kennedy

JFK Assassination Documents

WWW.MARYFERRELL.ORG


OUVRAGES CONSULTÉS

Sylvia Meagher, Accessories After the Fact, The Warren Commission, the Authorities, and the Report on the JFK Assassination, Vintage Books, 1967.

Josiah Thompson, Six Seconds in Dallas, A Micro-Study of the Kennedy Assassination, Bernard Geis Associates, 1967.

Henry Hurt, Reasonable Doubt, An Investigation into the Assassination of John F. Kennedy, Holt, Rinehart & Winston, 1986.

Edward Jay Epstein, The Assassination Chronicles, Inquest, Counterplot, and Legend, Carroll & Graf Publishers, 1992.

Harrison Edward Livingstone, High Treason 2, The Great Cover-Up, The Assassination of President John F. Kennedy, Carroll & Graf Publishers, 1992.

Gerald Posner, Case Closed, Lee Harvey Oswald and the Assassination of JFK, Random House, 1993.

Gary Savage, JFK First Day Evidence, Stored Away for 30 Years in an Old Briefcase, New Evidence Is Now Revealed by Former Dallas Police Crime Lab Detective R.W., Shoppe Press, 1993.

Ian Griggs, No Case to Answer, A retired English detective's essays and articles on the JFK Assassination, 1993-2005, JFK Lancer Production, 2005.

Gerald D. McKnight, Breach of Trust, How the Warren Commission Failed the Nation and Why, University Press of Kansas, 2005.

Douglas P. Horne, Inside the Assassination Records Review Board, The U.S. Government's Final Attempt to Reconcile the Conflicting Medical Evidence in the Assassination of JFK, Douglas P. Horne, 2009.

Donald Byron Thomas, Hear No Evil, Social Constructivism and the Forensic Evidence in the Kennedy Assassination, Mary Ferrell Foundation Press, 2010.

Sherry Fiester, Enemy of the Truth, Myths, Forensics, and the Kennedy Assassination, JFK Lancer Production, 2012.

Joseph McBride, Into the Nightmare, My Search for the Killers of President John F. Kennedy and Officer J. D. Tippit, Hightower Press, 2013.

Lamar Waldron, The Hidden History of the JFK Assassination, the Definitive Account of the Most Controversial Crime of the Twentieth Century, Counterpoint Press, 2013.

Fred Litwin, I Was a Teenage JFK Conspiracy Freak, NorthernBlues Books, 2018.

Josiah Thompson, Last Second in Dallas, University Press of Kansas, 2021.

Notes de bas de page

  1. ^ Il s'agit des documents de la commission Warren (CD), peu connus des non spécialistes, constituant une vaste collection d'environ 50 000 pages supplémentaires. Ces documents sont consultables à ce lien : https://www.maryferrell.org/php/showlist.php?docset=1008
  2. ^ Vincent Guinn affirmait également que les preuves métallurgiques confirmaient la théorie de la balle unique. Mais les données et les conclusions de Guinn, basées sur l'analyse par activation neutronique, étaient contraires à une étude réalisée sur les mêmes balles par le laboratoire du FBI. Par la suite, la méthode de teste elle-même, et la conclusion de Guinn, ont été complètement démystifiées dans une étude réalisée par les scientifiques du Laboratoire national Lawrence Livermore Erik Randich et Patrick Grant, publiée dans le Journal of Forensic Sciences en 2006 : http://www.dufourlaw.com/JFK/JFKpaperJFO_165.PDF
Modifié par Anastasia de Lisy
Remise en forme ; informations complémentaires ; notes de bas de page

Anastasia de Lisy signature.png

Historienne, spécialisée sur la guerre froide. J'ai consacré 18 années à des études exhaustives sur l'assassinat du Président Kennedy.

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