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Debunker des Etoiles

Le HSCA a invalidé la Commission Warren ?

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Le HSCA, le House Select Comittee on Assassinations, est une commission d’experts indépendants qui ont ré-examiné toutes les preuves de 1976 à 1979.
Certains disent qu’elle avait à cette occasion invalidé les conclusions de la Commission Warren. Est-ce vrai ? Oui et non. Explications.

 

Le contexte d’abord :

Après le scandale du Watergate, certains parlementaires américains doutaient que l’assassinat de JFK fusse aussi un complot. Ils ont alors créé le HSCA, qui a revu toutes les preuves scientifiques (balistiques, médicales...) 15 ans après l’assassinat de JFK. Celui ci a démontré que :

  • Le président Kennedy a bien été touché par 2 tirs de derrière lui.

  • Oswald a tiré 3 fois, touchant au 2e et 3e tir.

  • Les 3 tirs venaient du 5e étage du dépôt de livres, où travaillait Oswald.

  • Les tirs avaient été faits avec le fusil de Oswald.

  • Les photos d’Oswald avec son fusil étaient authentiques.

  • L’autopsie médicale n’était pas falsifiée.

Donc jusque là tout confirmait la version officielle mais à l’approche de la fin survint ce que l’on pourrait appeler une couille dans le potage.

 

L’expertise d’un enregistrement sonore de mauvaise qualité d’une radio de police du cortège fut rajoutée, et l’expert conclut à la probabilité d’un 4e coup de feu, ce qui était impossible pour Oswald seul. Sauf que ce 4e coup de feu ne pouvait pas avoir touché quoi que ce soit, vu que les expertises confirmaient que c'était les deux balles d'Oswald qui avaient touché leur cible.

Donc, le HSCA a conclu que c’était bien Oswald avec son fusil qui avait tué Kennedy, confirmant la version officielle ; mais il rajouta que pour le probable 4e coup de feu, s’il a eu lieu, alors il n’a servi à rien et n’a rien touché, mais vu que Oswald ne pouvait pas l'avoir tiré, alors il atteste d'un 2e tireur, et donc d’un complot concerté.

 

SAUF QUE :

Plus tard, l’enregistrement sonore est remis à la National Academy of Science, pour de plus amples études ; et il s’avère qu’il avait été pris à un autre moment que l’assassinat et que les impulsions entendues n’étaient pas des coups de feu mais des bruits parasites.

Le travail des experts est publié le 8 octobre 1982 dans la célèbre revue Science :


“Reexamination of Acoustic evidence in the Kennedy Assassination Committe on Balistic Acoustics, National research council”

Science, vol. 218, p.127-133

 

Cette question acoustique étant réglée, cela remet en question le seul élément qui permettait au HSCA de dire qu’il y avait eu possiblement complot.

 


Donc non, le HSCA n’a pas reconnu que l’assassinat de JFK était le fruit d’un complot.

 

 


POUR ALLER PLUS LOIN :

Voici une autre analyse en anglais du problème acoustique par Dale Myers, debunkeur spécialisé sur JFK (et auteur d’un livre « With Malice » sur le meurtre du policier Tippit par Oswald) :

 
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JFKFILES.BLOGSPOT.COM

by DALE K. MYERS Flash 8 or higher is required to view videos accompanying this article. Get the free plugin now. In 1979, the House Se...
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Contre-argumentation au post du Debunker des Etoiles :

Citation

 

« Le contexte d’abord :

Après le scandale du Watergate, certains parlementaires américains doutaient que l’assassinat de JFK fusse aussi un complot. »

 

Ceci n'est pas le contexte de la réouverture de l'enquête sur l'assassinat de Kennedy. Dans les faits, de 1963 à nos jours, treize enquêtes fédérales ont été ouvertes sur l’attentat.

En 1975, la commission Church enquêta sur l’implication de la CIA et de la Mafia dans l’assassinat de Kennedy. Cela entraîna des assassinats de témoins, commandités par les parrains Carlos Marcello et Santo Trafficante. Le parrain Sam Giancana, cité à comparaître le 26 juin 1975, fut tué le 19 juin 1975 par un tueur de la CIA aux ordres de Trafficante. Le 30 juillet 1975, le même tueur exécuta le parrain Jimmy Hoffa auquel s’intéressait la commission. Lors de ses auditions du 24 juin et du 22 septembre 1975, le parrain Johnny Rosselli avoua que Trafficante et lui « avaient joué un rôle dans le complot pour tuer le président Kennedy ». Il fut assassiné sur ordre de Trafficante le 28 juillet 1976. Le rapport final du 23 juin 1976 conclut que la CIA avait caché ou détruit des informations essentielles sur l’assassinat du président.

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Et c'est justement à cause de ce dernier assassinat, contre le mafieux Rosselli (je ne vais pas donner les détails macabres, mais c'est une exécution de Mafia qui est celle qui a fait le plus de bruit aux États-Unis), qui fut tellement spectaculaire et qui a choqué l'Amérique, s'est dit, en 1976, que la Mafia est toute puissante, qu'ils se permettent presque de braver les juges et la police en laissant ce cadavre pour qu'il soit retrouvé finalement, que ça ne peut pas durer, et c'est ce qui va amener sous la pression populaire et la réaction de la presse, la Chambre des représentants (le parlement américain) à établir la commission du HSCA.

Citation

 

« Ils ont alors créé le HSCA, qui a revu toutes les preuves scientifiques (balistiques, médicales...) 15 ans après l’assassinat de JFK. Celui ci a démontré que :

  • Le président Kennedy a bien été touché par 2 tirs de derrière lui.

  • Oswald a tiré 3 fois, touchant au 2e et 3e tir.

  • Les 3 tirs venaient du 5e étage du dépôt de livres, où travaillait Oswald.

  • Les tirs avaient été faits avec le fusil de Oswald.

  • Les photos d’Oswald avec son fusil étaient authentiques.

  • L’autopsie médicale n’était pas falsifiée.

Donc jusque là tout confirmait la version officielle mais à l’approche de la fin survint ce que l’on pourrait appeler une couille dans le potage. »

 

Le comité spécial de la chambre des représentants sur les assassinats, ou “House Select Committee on Assassinations” (HSCA), enquêta sur les assassinats de John Kennedy, Robert Kennedy et Martin Luther King. Son rapport final du 29 mars 1979 conclut que le meurtre du président était probablement une conspiration et que les parrains Marcello et Trafficante avaient « les motifs, les moyens et l’opportunité d’assassiner le président ». Il conclut enfin qu’un tir eut lieu depuis le monticule herbeux, ou “grassy knoll”, situé à l’avant du cortège.

Toujours selon la même commission, La Nouvelle-Orléans, capitale de l'empire de Marcello, fut un des principaux théâtres du complot, que fréquentaient d'autres individus comme Orlando Bosch, Luis Posada Carriles, les frères Guillermo et Ignacio Novo Sampol, Eladio del Valle, Jorge Mas Canosa, Herminio Díaz, Tony Cuesta, Pedro Luis Díaz Lanz, et bien d'autres. Le HSCA a confirmé que ces terroristes d'origine cubaine, qui avaient comploté pour tuer Fidel Castro, conspiraient aussi à titre privé dans le but d'assassiner Kennedy. Le chef de la sécurité d'État cubaine, Fabián Escalante, fut justement chargé d'étudier pour la commission les dossiers des révolutionnaires et des terroristes qui ont émigré de Cuba. Escalante conclut que les exilés cubains Eladio del Valle et Herminio Díaz García étaient impliqués dans l'attentat contre Kennedy en tant que tireurs au 5ème étage du dépôt de livres scolaires où travaillait Oswald (tous deux, travaillant pour Trafficante, révéleront leur participation directe dans l’attentat).

Escalante expliqua par ailleurs qu'« Eladio del Valle et Herminio Díaz étaient des tireurs d'élite. Si vous vérifiez avec attention les descriptions données par les témoins du crime de Dallas, rassemblées aussi bien par le procureur Jim Garrison que par la commission Warren, vous trouverez plus de quatre témoins qui ont vu à la fenêtre du dépôt “deux hommes de type latin ou cubain, l'un des deux était presque noir et les deux avaient un début de calvitie prononcée”. Ces descriptions correspondent à Herminio qui était mulâtre et à del Valle qui était blanc mais avec un teint foncé. Les deux avaient un début de calvitie prononcée. »

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Herminio Díaz García & Eladio del Valle

Herminio Díaz García (à gauche) et Eladio del Valle (à droite).

Eladio del Valle était membre d'Alpha 66, et a été identifié comme « Leopoldo » par les services de renseignement cubains et également par un leader d'Alpha 66, Tony Cuesta. Cuesta a également identifié « Angel » comme étant Herminio Díaz García qui faisait également partie de l'une des équipes d'assassins. Ce sont les deux mêmes qui ont rendu visite à Sylvia Odio, en compagnie d'Oswald, et se sont présentés comme des Cubains anticastristes. Tony Cuesta a donné ces noms et identités au chef du contre-espionnage de Castro, Fabián Escalante, lorsque Cuesta était prisonnier à Cuba.

- Les nouvelles analyses et expertises en balistique ont démontré que le président Kennedy fut touché par 2 tirs venant de l'avant (la première pénétra la gorge du président, sous la pomme d’Adam, et ressortit près de l’omoplate droite, à quinze centimètres sous la base de la nuque. En sortant, la balle entama le cuir du siège sans le pénétrer et provoqua un effet de rebond qui poussa le président vers le haut et en avant [ceci explique pourquoi la balle fut retrouvée sur la banquette (mais ne fut pas retenue comme pièce à conviction), invalidant définitivement la théorie de la balle unique]. La deuxième atteignit la tempe droite de Kennedy et arracha le fragment « DELTA » au sommet de l'arrière du crâne). Précision : avant le tir effectué à l'avant de la tête de Kennedy, une balle aurait effectivement atteint l'arrière du crâne du président, lui arrachant le fragment « HARPER ». Voir les études du Dr. Randy Robertson, radiologue diagnosticien certifié par le Conseil et le seul en dehors des commissions d'examen gouvernementales à avoir reçu l'autorisation, par l'intermédiaire de la famille Kennedy, de voir les documents originaux d'autopsie conservés aux Archives nationales.

Ce dernier tir de face à la tête a été prouvé scientifiquement par Sherry Fiester (Certified Senior Crime Scene Investigator). Son travail a été examiné par des pairs et jugé correct par des professionnels de la médecine légale certifiés par un tribunal et qualifiés pour le faire.

- Lee Harvey Oswald fut un agent de la CIA et de l’ONI de 1959 à 1963, il était donc vital pour le service de renseignement de la Marine, ou “Office of Naval Intelligence” (ONI) de savoir s’il était coupable ou non. Son rapport final de 1964 conclut qu’Oswald était innocent et qu’il était un “pigeon” masquant une conspiration. L’ONI conclut que « l’attentat n’a pas pu être commis par une seule personne… Oswald n’est pas le tireur, il n’avait ni les aptitudes de tir ni l’arme nécessaire pour toucher une telle cible… Il était incapable d’orchestrer un attentat pareil ou de réussir lui-même un tel tir de précision ».

- Le Mannlicher-Carcano retrouvé au cinquième étage (sixième aux États-Unis) fut le modèle du numéro de catalogue d'American Rifleman C20-750 mesurant 40.2 pouces (102 cm), contrairement à Oswald qui avait commandé le modèle du numéro de catalogue C20-T750 faisant 36 pouces de long (91 cm). Le problème du “fusil” est toujours d'actualité et s’aligne donc dans l'escamotage de preuves dans cette affaire. Et c'est loin d'être le seul problème lié au fusil. L'existence de deux fusils portant le numéro de série C-2766 en évidence signifie que personne ne peut prouver que le fusil trouvé au TSBD appartenait à Oswald. En conséquence, l'argument de l'“arme du crime” est donc nul et non avenu et irrecevable devant un tribunal. 

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Preuve évidente de révision : en observant attentivement les photos du fusil trouvé au TSBD prises par William Allen, il apparaît que cette arme avait un problème. Comme sur une de ces photos l'arme est pratiquement perpendiculaire à l'objectif de l'appareil photo, en comparant ses proportions à celles de la pièce à conviction CE 139. C'est ainsi que nous pouvons constater des écarts de taille anormaux entre les différents éléments du CE 139 et ceux de l'arme du TSBD. Une règle de base en photographie est qu'un même objet a nécessairement les mêmes proportions dans deux photos 2D différentes prises sous le même angle avec un objectif d'appareil photo standard. C'est pourquoi nous pouvons affirmer, sans l'ombre d'un doute, que l'arme du TSBD et celle de la pièce à conviction CE 139 sont deux armes différentes. Par conséquent, le fusil Carcano trouvé au TSBD n'appartenait pas à Lee Harvey Oswald.

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- C’est en 1963 qu’Oswald commanda le fusil et le pistolet bon marché qu’on l’accusera d’avoir utilisé pour tuer JFK et l’agent de police J. D. Tippit. Dans un étalage maladroit d’allégeance communiste (Oswald était anticommuniste en réalité), il demanda à son épouse de prendre une photo de lui ses armes à la main, et une autre sur laquelle il exhibait deux publications communistes d’opinions divergentes : “The Worker”, qui était la gazette du parti communiste américain, et “The Militant”, un journal trotskiste. Le professeur Philip Melanson, qui de son vivant était président du conseil de l’Université de Massachusetts Dartmouth, écrivait que de tenir ainsi deux publications aux vues diamétralement opposées n’avait pas plus de sens que si l’on tentait de présenter une vision cohérente de la politique américaine en brandissant d’un même geste le très conservateur “National Review” et l’hebdomadaire d’allégeance libérale “The Nation”. Un véritable communiste n’aurait jamais fait ça – et surtout pas quelqu’un qui, comme Oswald, avait déjà habité en Russie.

Si les photos de Lee Harvey Oswald (les célèbres “backyard photos”) sont authentiques, alors elles invalident la théorie de la commission Warren selon laquelle Oswald était un déséquilibré pro-communiste, tuant Kennedy pour sa politique hostile envers Cuba. Quelle ironie que de trouver enfouies dans les vingt-six volumes de la commission Warren les notes personnelles d’Oswald, dans lesquelles il admettait détester le communisme. Cependant, l'honnêteté impose de dire que de nombreux spécialistes sont en désaccord avec l'authenticité de ces photographies. L'expert en imagerie Larry Rivera a récemment prouvé que les photos étaient truquées (comme l'avait d'ailleurs affirmé Oswald pendant son interrogatoire). En utilisant une technologie informatique numérique moderne sans précédent, il présente des preuves scientifiques qui démontrent que le cou, les trapèzes, les épaules et le torse s'alignent parfaitement avec le physique d'un autre suspect bien connu des enquêteurs de l'assassinat de Kennedy.

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- L'autopsie officielle commenca le 22 novembre 1963 à 20 h 00, à l’hôpital Naval de Bethesda, sous le commandement du médecin personnel du président, l’amiral Burkley ainsi que Robert Kennedy. Leur priorité absolue fut d’éviter toute découverte de preuves médico-légales d’un complot et des graves maladies dont souffrait le président. Robert Kennedy dirigea toute l’autopsie, par téléphone, depuis le dix-septième étage, où sont présents Jacqueline Kennedy et de proches conseillers du président. Robert Kennedy descendit à plusieurs reprises dans la salle d’autopsie pour vérifier que ses ordres étaient respectés à la lettre. L'autopsie fut volontairement bâclée, l’amiral Burkley interdisant au docteur Humes de déterminer la trajectoire des balles dans le corps. Durant la manipulation du corps une balle intacte, la pièce à conviction CE 399, déjà “trouvée” sur un brancard à Parkland, tomba sur la table d’autopsie. Les médecins légistes présents ne purent que constater la “disparition” du cerveau de Kennedy dont il ne restait que 23,7 % dans le crâne. Alors que leur rapport préliminaire conclut à au moins un tir de face dans la tête, ils seront contraints de rédiger un rapport final ignorant l'orifice d'entrée de la balle dans le front et l’énorme trou à l’arrière de la tête et concluant à un tir arrière.

En 1996, une déposition de Tom Robinson, l’employé des pompes funèbres responsable de l’embaumement intervenu à la fin de l’autopsie, est déclassée. Le 12 janvier 1977, Robinson avait informé la commission d’enquête du Congrès que « sur le côté droit de la tête du président, à la limite de son cuir chevelu, à proximité de sa tempe, se trouvait un petit trou. J’ai mis de la cire à l’intérieur pour le boucher. » Les révélations de Robinson sont capitales parce qu’elles confirment le tir de face.

Pour ce qui est des photos de l'autopsie, elles n'ont pas été préparées selon les protocoles d'autopsie militaire appropriés, et il n'y a pas de chaîne de possession pour elles. Les photos d'autopsie n'ont aucun poids en tant que preuve scientifique dans une affaire de meurtre (pour paraphraser les conclusions du HSCA). L'emplacement du cerveau est inconnu (la totalité du reste du matériel est inaccessible à ce jour. Le cerveau du président ayant disparu, ainsi que les clichés aux rayons X, plusieurs photos et des prélèvements biologiques). Tout ce que nous avons, ce sont des témoignages oculaires, des radiographies et des photos d'autopsie, dont la plupart sont contradictoires.

Robert Kennedy, à son plus grand désespoir, n’aura pas d’autre choix que de créer la commission Warren. Sa seule mission fut d’étouffer le complot et d’accréditer la thèse d’un tireur unique. Si Robert Kennedy ne l’avait pas fait, une enquête sérieuse aurait révélé que les assassins étaient aussi impliqués dans l’opération “AM/WORLD”. Cette révélation aurait, sans aucun doute, provoqué une guerre nucléaire avec la Russie.

Citation

 

« L’expertise d’un enregistrement sonore de mauvaise qualité d’une radio de police du cortège fut rajoutée, et l’expert conclut à la probabilité d’un 4e coup de feu, ce qui était impossible pour Oswald seul. Sauf que ce 4e coup de feu ne pouvait pas avoir touché quoi que ce soit, vu que les expertises confirmaient que c'était les deux balles d'Oswald qui avaient touché leur cible.

Donc, le HSCA a conclu que c’était bien Oswald avec son fusil qui avait tué Kennedy, confirmant la version officielle ; mais il rajouta que pour le probable 4e coup de feu, s’il a eu lieu, alors il n’a servi à rien et n’a rien touché, mais vu que Oswald ne pouvait pas l'avoir tiré, alors il atteste d'un 2e tireur, et donc d’un complot concerté.

 

SAUF QUE :

Plus tard, l’enregistrement sonore est remis à la National Academy of Science, pour de plus amples études ; et il s’avère qu’il avait été pris à un autre moment que l’assassinat et que les impulsions entendues n’étaient pas des coups de feu mais des bruits parasites.

Le travail des experts est publié le 8 octobre 1982 dans la célèbre revue Science :


“Reexamination of Acoustic evidence in the Kennedy Assassination Committe on Balistic Acoustics, National research council”

Science, vol. 218, p.127-133

 

Cette question acoustique étant réglée, cela remet en question le seul élément qui permettait au HSCA de dire qu’il y avait eu possiblement complot. »

 

SAUF QUE... non. G. Robert Blakey, qui dirigea l’enquête du HSCA et fut l’instigateur du RICO Act, la loi anti-gangstérisme américaine créée pour lutter contre le crime organisé, déclara que la commission n'avait absolument pas conclu à un complot par la seule preuve d'un quatrième tir venant du monticule herbeux, mais bien parce qu'ils avaient des preuves de menaces crédibles, de témoignages, d'aveux et d'écoutes du FBI sur les exactions financières de la Mafia (qui ont permis l’inculpation de Santo Trafficante et surtout la condamnation de Carlos Marcello à 14 ans de prison en 1981, où les écoutes du FBI révélèrent notamment l’implication des deux parrains dans l’assassinat de Kennedy grâce à l'enquête dite BRILAB) et de personnalités (comme Guy Banister, qui fut le détective privé de Marcello) qui tentèrent, en 1962 et 1963 d'engager des mercenaires (Loran Hall, Lawrence Howard ou encore Gerry Patrick Hemming) afin d'assassiner le président Kennedy.

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G. Robert Blakey

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Fabián Escalante Font

L'une des personnes interrogées par le HSCA était Rolando Otero, l'un des plus violants Cubains anti-Castro. Otero a informé le HSCA qu'une équipe d'environ 30 hommes à Dallas avait été impliquée dans l'assassinat de Kennedy et que l'exilé cubain Bernardo de Torres était l'un d'entre eux, celui-ci, se faisant appeler "Carlos", « était en contact avec Oswald et se faisait passer pour un photographe sur Dealey Plaza le 22 novembre 1963 ». Le HSCA est arrivé à la conclusion que de Torres pourrait avoir effectivement joué un rôle dans la mort de Kennedy. La commission a déclaré « De Torres a des photos de Dealey Plaza dans un coffre-fort. Ces photos ont été prises lors de l'assassinat de JFK ». Sa liste de connexions comprenait les mafieux Santo Trafficante et Carlos Marcello, qui avaient tous deux organisé l'assassinat du président.

L'un des membres d'Interpen ("Intercontinental Penetration Force", groupe participant à la formation des membres des groupes anti-Castro financés par la CIA), Roy Emory Hargraves, a admis aux enquêteurs que lui et son ami Felipe Vidal Santiago étaient impliqués dans l'assassinat de Kennedy, et qu'ils faisaient partie d'une équipe de faux agents du secret service sur la place de Dealey Plaza, le 22 novembre 1963 à Dallas. Ils écartaient les policiers et les témoins gênants pour les tireurs et confisquaient des caméras après les tirs.

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Roy Emory Hargraves

Et la liste est encore très longue.

Selon Robert Blakey, conseiller en chef du HSCA, l'étude du National Research Council n'explique pas pourquoi les détonations correspondent à la fois aux images du film de Zapruder et à la vitesse du cortège sur Dealey Plaza. Mais le motard H. B. McLain n'était pas situé là où le HSCA (ou Donald B. Thomas) l'avait placé. Les tirs suspects sur le Dictabelt ne corresponderaient pas à McLain. Les analyses professionnelles n'ont cependant pas permis de répondre à la question de savoir à qui appartenait le microphone ouvert qui capta les sons enregistrés sur la Dictabelt, si ce n'était pas à l'officier H. B. McLain.

Jim Bowles, un superviseur du dispatching de la police de Dallas en novembre 1963, et plus tard shérif du comté de Dallas, pensait qu'il proviendrait d'un officier particulier sur une moto à trois roues stationnée au Dallas Trade Mart, la destination d'origine du cortège du président Kennedy, le long de la même autoroute vers le Parkland Hospital, ce qui expliquerait le bruit des sirènes qui se précipitèrent. McLain lui-même pensait que cela provenait d'un autre officier sur un trois roues près du Trade Mart, qui était connu pour ses sifflements. Interrogé par l'auteur Vincent Bugliosi, l'officier a reconnu que son microphone aurait pu être coincé en position ouverte (il ne se souvenait pas d'avoir entendu de transmissions pendant plusieurs minutes), et qu'il aurait pu se décoincer plus tard après avoir suivi le cortège jusqu'à l'hôpital Parkland.

L'enquêteur Michael T. Griffith a écrit un article en 2003 dans lequel il soutient que le microphone de l'officier Bobby Hargis aurait pu être celui qui était ouvert et qu'il aurait été dans la bonne position pour enregistrer tous les tirs. De toute évidence, le Dallas Police Dictabelt recording a bel et bien enregistré les tirs sur la place de Dealey Plaza. Le Dictabelt révèle au moins plus de six tirs après nettoyage du son (l'enregistrement de ces six tirs a été montré pour la première fois dans le documentaire “The Day the Dream Died” en 1988). Finalement, plus de trois micros qui étaient ouverts sur Dealey Plaza (celui d'un motard, celui d'une voiture et celui d'un reporter) nous ont permis de cadencer le nombre de tirs et de déterminer qu'il y en a eu huit, et non pas trois. De même récemment, l'analyse rigoureuse de la fusillade effectuée par William Orchard (avec preuves d'impacts) confirme bien la présence de huit tirs au total pour expliquer ce qui s'était passé sur Dealey Plaza.

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Que savons-nous aujourd'hui sur l'assassinat du président John Fitzgerald Kennedy ? La condamnation des principaux parrains de la Mafia grâce aux enquêtes de l’attorney général (ministre de la Justice) Robert Kennedy était en train de prendre forme et d'aboutir en 1964, après les élections présidentielles où John Kennedy aurait été de toute évidence réélu. Le parrain de La Nouvelle-Orléans Carlos Marcello, qui n’était pas américain et n’avait qu’un faux passeport guatémaltèque, fut expulsé au Guatemala par Bob Kennedy et dut revenir clandestinement en Louisiane. Il jura de se venger des Kennedy. Dès 1962, les associés de Marcello, Johnny Rosselli et Santo Trafficante voyaient leurs affaires entièrement paralysées par les enquêtes de Bob Kennedy. Ils se voyaient aussi écartés des juteuses opérations anti-Castro de la CIA. Les parrains Marcello, Rosselli et Trafficante s'unirent et commencèrent à étudier des stratégies d’assassinat de Kennedy depuis l’automne 1962.

Les preuves disponibles nous permettent enfin d'établir qu'en réalité, il fut décidé de préparer trois embuscades dans trois villes différentes contre Kennedy, à savoir la ville de Chicago dans le Michigan, la ville de Tampa en Floride et la ville de Dallas au Texas. Le parrain Johnny Rosselli se chargeait de l'attentat de Chicago, Santo Trafficante de celui de Tampa et Carlos Marcello de celui de Dallas.

Des policiers corrompus prévenaient les auteurs du crime de tout danger. À Chicago, c’etait l’enquêteur en chef du bureau du shérif, Richard Cain, un associé du mafieux Rosselli. À Tampa c’était un sergent de la police municipale, Jack de la Llana, travaillant pour Trafficante. Enfin à Dallas, il s’agissait du chef du bureau d’enquête criminelle, le capitaine Will Fritz, d’un de ses hommes, le lieutenant John Carl Day, du sergent de la police de Dallas Patrick T. Dean, et enfin de l’agent du FBI Regis Kennedy, tous au service de Marcello. De plus, Jack Ruby gérait pour Marcello un cabaret de striptease, le “Carousel Club”, que fréquentait toute la police de Dallas (les boissons leur étaient offertes). Ruby se vantait, à juste titre, de connaître personnellement tous les policiers de Dallas.

Un bouc émissaire, ou “pigeon” devait passer pour l'unique assassin dans chacun des trois attentats. Le “pigeon” devait également faire partie de l’opération “AM/WORLD” (une opération ultrasensible d'assassinat de Fidel Castro, où un putsch était prévu pour le premier décembre 1963. Cette action était dirigée par le frère du président, l’attorney général Robert Kennedy. Le chef de l’Armée cubaine, le commandant Juan Almeida, avait trahi en demandant l’aide du président Kennedy pour instaurer un gouvernement démocratique en renversant Castro. Almeida devant quitter son poste à Noël, “AM/WORLD” devait impérativement s’achever en décembre. Pour éviter un conflit nucléaire avec la Russie, les États-Unis n’apparaîtraient qu’après le putsch en débarquant dans le cadre d’une force internationale). Trois boucs émissaires avaient été identifiés, un pour chacun des chefs de la Mafia impliqués dans l’affaire. Afin qu’il ne puisse pas prouver son innocence dans un procès ou dévoiler “AM/WORLD”, le “pigeon” devait impérativement être liquidé dans les heures suivant l’attentat, de préférence par les forces de l’ordre.

Thomas Arthur Vallee, le “pigeon” de Chicago, avait le même parcours qu’Oswald. C’était un ancien Marine et un tireur d’élite décoré de la “Purple Heart” en Corée. Il fut affecté à la base de la CIA d’avions espions d’Ōtsu au Japon, puis renvoyé de la Marine pour homosexualité. En 1963, Vallee entraînait au tir des exilés cubains, dans un camp de la CIA à Long Island, pour l’assassinat de Castro lors de l’opération “AM/WORLD”. Il travaillait depuis peu dans l’imprimerie d’où on devait tirer sur le cortège. Il n’était pas venu travailler ce jour-là.

La police arrêtera Vallee le matin du samedi 2 novembre 1963. Au moment de son arrestation, Vallee avait dans sa voiture un fusil semi-automatique M-1, un pistolet et 3 000 cartouches de munitions. Il déclarera qu’il avait été piégé par quelqu’un qui connaissait bien son parcours.

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Thomas Arthur Vallee

Le “pigeon” Gilberto Policarpo Lopez était un maçon cubain exilé à Tampa où il avait récemment emménagé. Il infiltrait le mouvement pro-castriste “Fair Play for Cuba” pour Eladio del Valle, un exilé cubain travaillant pour la CIA et pour Trafficante. Lopez rencontra Oswald au “Fair Play for Cuba” de Tampa le 17 novembre (la veille de l'attentat de Tampa). Cet automne-là, Lopez avait demandé un visa à l’ambassade cubaine de Mexico, à la même époque qu’Oswald. Lopez partit pour Dallas le 20 novembre (afin d'en faire un deuxième bouc émissaire potentiel lors de l'attentat du 22 novembre), pour Mexico le 24 novembre (juste après la mort d'Oswald), et enfin pour Cuba le 26 novembre. Si Lopez était anticommuniste, son frère avait émigré en Russie par amour du communisme. On pouvait ainsi faire passer Lopez pour un communiste assassinant Kennedy pour Castro.

Il y avait encore plus de parallèles entre Oswald et Lopez. L’endroit où Lopez travaillait était situé tout près de l’itinéraire de JFK. Oswald et lui étaient à peu près du même âge et avaient la même description physique générale. Des sources et documents gouvernementaux démontrent qu’il n’y avait pas moins de dix-neuf parallèles entre les deux hommes, dont ceux-ci : ils étaient tous deux liés au Comité d’équité envers Cuba ; ils avaient tous deux participé à des bagarres pour défendre leurs prétendues allégeances procastristes ; l’un et l’autre avaient fait un voyage à Mexico pour tenter d’obtenir droit d’entrée à Cuba ; ni l’un ni l’autre ne savait conduire, ni l’un ni l’autre n’avait de voiture ; ils étaient tous deux partis s’établir dans une nouvelle ville, laissant derrière eux leur épouse, quelques mois avant l’assassinat de JFK.

Lee Harvey Oswald, le “pigeon” de Dallas, grandit à La Nouvelle-Orléans sans son père. Son oncle Charles “Dutz” Murret, un père de substitution, était un lieutenant de Marcello et gérait des paris clandestins pour le parrain. Marcello employait parfois Oswald comme coursier dans ses réseaux de bookmaking. La mère d’Oswald vécut un temps avec le chauffeur de Carlos Marcello puis fut l’amante d’un associé du parrain.

Oswald intégra les Marines comme radariste à la base d’avions espions U-2 d’Atsugi au Japon, où il fut recruté par la CIA en 1959. Il accomplit une mission d’espionnage de deux ans à Minsk en Russie où il épousa Marina Prusakova, la nièce du directeur d’une des principales écoles d’espionnage soviétique, l’institut des langues de Minsk pour le KGB et les Spetsnaz.

En 1962 et 1963, David Atlee Phillips (alias Maurice Bishop), un haut responsable de la station de la CIA de Mexico, confia à Oswald une mission d’infiltration du mouvement communiste “Fair Play for Cuba” à La Nouvelle-Orléans.

[Oswald était à Mexico dans le cadre d'une opération de renseignement qui nécessitait une couverture. Dans un document de 154 pages publié en 2017 aux Archives nationales, l'agent supérieur du contre-espionnage de la CIA Raymond Rocca avait effectivement évoqué le fait qu'Oswald se trouvait à Mexico et avait indiqué qu'il était en mission de renseignement qui nécessitait une couverture. Dans ce document, il y a beaucoup d'informations sur les autres activités d'Oswald pendant son séjour à Mexico. Vous pouvez obtenir le fichier en format PDF de ce document dans la partie « source sur le web », référencé 104-10268-10001].

Guy Banister, coordonnant et assurant le soutien logistique des mouvements cubains d’extrême droite, était son patron dans cette mission. En distribuant des tracts pro-Castro (imprimés pour la CIA en 1961) et en provoquant de fausses altercations, Oswald s’est construit une couverture de marxiste lui permettant d’espérer un visa pour Cuba. Oswald effectuait également des petits boulots pour le chef adjoint de la CIA à La Nouvelle-Orléans, Hunter Leake, qui lui-même remit diverses sommes à Oswald en paiement de ses services.

Ce que la CIA et Phillips ignoraient c’est qu’en 1963, Oswald a été “détourné” pour accomplir des missions qui le feront passer pour l’assassin de Kennedy. Oswald participe à une fausse tentative de meurtre (le canular avait été planifié quatre jours plus tôt au Congrès de la liberté), contre le général d’extrême droite Edwin Walker. William McEwan Duff tire sans le blesser sur Walker pour qu’il se fasse un coup de publicité. On dira qu’Oswald avait tiré sur Walker, pour mieux l’accuser du meurtre de Kennedy. À l’automne, de faux “Oswald” tels que Larry Crafard feront de multiples provocations dans des stands de tir, des magasins ou des ambassades de Mexico le faisant passer pour dangereux.

Enfin, le lieutenant de Marcello Jack Ruby, qui a souvent travaillé pour la CIA, fit croire à Oswald que le 22 novembre à 13 h 30 le policier Tippit le contacterait dans le cinéma “Texas Theatre” pour l’emmener à l’aéroport de Redbird où David Ferrie, pilote de Marcello et ami d’Oswald, l’emmènerait en avion à Mexico. Oswald croyait que la CIA l’enverrait de Mexico à Cuba afin de participer à l’opération “AM/WORLD”.

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Gilberto Policarpo Lopez (à gauche) et Lee Harvey Oswald (à droite).

L’ENQUÊTE CAMTEX (1985)

Enfin, de 1985 à 1987, une nouvelle opération du FBI baptisée CAMTEX (CArlos Marcello, TEXarcana) infiltra Jack Van Laningham, détenu et informateur, dans la cellule de Carlos Marcello à Texarkana. Marcello avoua à Van Laningham qu’il avait ordonné l’assassinat de Kennedy, qu’il avait fait venir deux des tireurs de Sicile, et qu’ils furent exfiltrés au Canada le soir de l’attentat de Dallas. Il expliqua enfin comment il avait piégé Oswald, qu’il employait parfois comme coursier, pour servir de “pigeon”.

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Carlos Marcello

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Carlos Marcello s’est confessé du meurtre de JFK durant CAMTEX, une opération secrète du FBI qui a duré deux ans. Sur les enregistrements audio réalisés en secret par le FBI, Marcello a également parlé de ses rencontres avec Lee Oswald et Jack Ruby.

CONCLUSION :

Donc oui, le HSCA a reconnu que l'assassinat de JFK était le fruit d'un complot.

Le conseiller juridique en chef du Comité, G. Robert Blakey, déclarera : « La Mafia l'a fait. C'est un fait historique. »

Carlos Marcello, né Calogero Minacori, fut l'homme derrière l'assassinat du président. Loin de la théorie erronée du meurtre isolé imposée par la commission Warren ou des conspirations trop compliquées et obscures qui ont confondu l'opinion publique au lieu de clarifier pourquoi Kennedy est mort, la grande majorité des historiens et des universitaires concluent, au regard des preuves que nous avons aujourd'hui, qu'il s'agit bien là d'une vérité historique que l'Amérique a refusé d'accepter pendant plus d'un demi-siècle.

Lee Harvey Oswald sera interrogé durant deux jours par la police et ne cessera de clamer son innocence. Inculpé le 22 novembre 1963 des meurtres de Kennedy et de Tippit il affirmera qu’il n’est qu’un bouc émissaire, ou “pigeon” (patsy). La mort d'Oswald par Jack Ruby mit fin à toute procédure judiciaire sur le meurtre du président des États-Unis. Lee Harvey Oswald n'ayant jamais été jugé, il restera présumé innocent du point de vue de la loi, et innocenté par les services de renseignement de la Marine américaine.

L'ARRB avait découvert les notes manuscrites de Will Fritz, capitaine des homicides de la police de Dallas qui avait interrogé Lee Oswald, des notes qui avaient été publiées en 2007, selon lesquelles Oswald avait dit au capitaine Fritz qu'il était « sorti avec Bill Shelley devant » pendant l'assassinat. Il est tout à fait disculpant qu'Oswald ait nommé Shelley parce que celui-ci était l'une des rares personnes qui se trouvaient devant la porte d'entrée du bâtiment. Oswald n'aurait pas deviné. Même s'il a supposé que Shelley devait être dehors à regarder le cortège, Shelley aurait pu être n'importe où dehors, pour autant qu'Oswald le sache, si Oswald ne savait rien. Autrement dit, Shelley aurait pu être n'importe où sur Dealey Plaza. Le fait qu'Oswald ait nommé avec précision une personne qui se trouvait effectivement dans ce petit espace de l'entrée prouve qu'Oswald devait être là lui-même. Comment aurait-il pu le savoir autrement ?

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Note manuscrite de Will Fritz sur l'interrogatoire d'Oswald

Je laisse John Fitzgerald Kennedy conclure ce post par les derniers mots de son discours du Trade Mart de Dallas qu’il ne prononça jamais : « Paix aux hommes de bonne volonté… ».

 

BIBLIOGRAPHIE

Sources sur le web :

National Archives, JFK Assassination Records, 2018 Additional Documents Release

National Archives, House Select Committee on Assassinations Report

National Archives, JFK Assassination Records Review Board Final Report

National Archives, document n°104-10268-10001

Assassination Archives and Research Center

History Matters, The JFK Assassination

JFK Lancer, Martha Moyer, Ordering the Rifle

JFK Research, Jerry McLeer, The Bottom Sling Mount

The New JFK Show Blog, Larry Rivera, The Roscoe White overlays

JFK Facts, Do Ballistics Experts Agree Oswald Was The Lone Gunman?

EcuRed, Herminio Díaz García

The National Academies Press, Audio files of JFK Assassination Recordings

Dallas Police Dictabelt recording, JFK Assassination, 6 shots

The Fourth Decade, The Late Arriving Fragment, Reality Bites, by Randy Robertson, M.D., 1995

Michael T. Griffith, The HSCA's Acoustical Evidence, Proof of a Second Gunman?

Mary Ferrell Foundation, Acoustics Evidence

Mary Ferrell Foundation, Is Vincent Bugliosi Right that Neutron Activation Analysis Proves Oswald's Guilt?

Mary Ferrell Foundation, Bill Simpich, State Secret, Wiretapping in Mexico City, Double Agents, and the Framing of Lee Oswald

Pat Speer, Searching for Truth in Dale Myers' House of Mirrors

William Orchard, The Shots In Dealey Plaza

Who Killed JFK?, Single Bullet Theory

Who What Why, Navy Doctor, Bullet Found In JFK’s Limousine, and Never Reported

La Voce di New York, George de Stefano, Carlos Marcello, the Man Behind the JFK Assassination. Don’t call it conspiracy theory

California Literary Review, Who Killed JFK?, An Interview With Lamar Waldron

Tampa Bay Times, A plot against JFK in Tampa?

UWG News, Expert Talks JFK's Death

Library & Archives | Hoover Institution, Firing Line, Does the Warren Report on the Kennedy Assassination Hold Up?

DC Bar Partial Tape, Robert Blakey, Cyril Wecht, Wesley Liebeler, Jim Lesar

Ouvrages sérieux :

G. Robert BLAKEY, Richard N. BILLINGS, The Plot to Kill the President, Organized Crime Assassinated J.F.K., Times Books, 1981.

G. Robert BLAKEY, Richard N. BILLINGS, Fatal Hour, The Assassination of President Kennedy by Organized Crime, Berkley Books, 1992.

John H. DAVIS, Mafia Kingfish, Carlos Marcello and the Assassination of John F. Kennedy, Signet Books, 1989.

Claudia FURIATI, ZR Rifle, The Plot to Kill Kennedy and Castro, Cuba Opens Secret Files, Ocean Press, 1994.

Fabián ESCALANTE, La guerra secreta, 1963, el complot, objetivos, JFK y Fidel, Editorial de Ciencias Sociales, 2005.

[version anglaise JFK, The Cuba Files, the Untold Story of the Plot to Kill Kennedy, Ocean Press, 2006].

Fabián ESCALANTE, Más allá de la duda razonable, el asesinato de Kennedy y la inculpación a Cuba, Editora Política, 2016.

Lamar WALDRON, Thom HARTMANN, Ultimate Sacrifice, John and Robert Kennedy, the Plan for a Coup in Cuba, and the Murder of JFK, Counterpoint Press, 2005.

Lamar WALDRON, Thom HARTMANN, Legacy of SecrecyThe Long Shadow of the JFK Assassination, Counterpoint Press, 2008.

Lamar WALDRON, The Hidden History of the JFK Assassination, The Definitive Account of the Most Controversial Crime of the Twentieth Century, Counterpoint Press, 2013.

[version française : L’assassinat de JFK, affaire classée, les preuves irréfutables enfin dévoilées, Les Éditions de l'Homme, 2014].

Douglas HORNE, Inside the Assassination Records Review Board, The U.S. Government's Final Attempt to Reconcile the Conflicting Medical Evidence in the Assassination of JFK, Douglas P. Horne, 2009.

Sherry FIESTER, Enemy of the Truth, Myths, Forensics, and the Kennedy Assassination, JFK Lancer Production, 2012.

Stefano VACCARA, Carlos Marcello, The Man Behind the JFK Assassination, Enigma Books, 2013.

[version italienne : Carlos Marcello, Il boss che odiava i Kennedy, Editori Riuniti, 2013].

Richard CHARNIN, Reclaiming Science, the JFK Conspiracy, Independent Pub, 2014.

Modifié par Anastasia de Lisy
Post imagé, mise à jour du texte et de la bibliographie.

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