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Bubo K

Les preuves de l'existence de l'âme

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L'âme a t-elle un poids ?

Une information que beaucoup de personnes intéressés par l'ésotérisme ne sont pas sans connaître.
En effet, elle a été reprise maintes fois un peu partout : films, livres, séries, et même en musique !
Il en convient donc, et ce serait légitime, de se demander : D'où vient-elle ?
En effectuant quelques recherches, on tombe rapidement sur le nom de Duncan MacDougall, un médecin américain du XXème siècle, et ce serait lui qui aurait été à l'origine de cette “découverte”.
Soit. Découverte qu'on retrouve alors dans un article du New York Times, datant du 11 mars 1907, qui médiatise ainsi l'étude qui arrive à cette conclusion, qu'on se permet de vous le présenter ici :

De plus, M. MacDougall a publié le résultat de sa série de recherches dans le American Medicine d'avril 1907, sous l'humble titre de “Hypothesis Concerning Soul Substance Together with Experimental Evidence of The Existence of Such Substance” (ou “Hypothèses sur la substantialité de l'âme et preuves expérimentales de son existence” dans la langue de Molière), que voici :

On est donc en droit de se dire que l'étude existe, et que c'est donc une preuve de ce qu'elle avance. Mais telle est la subtilité de la science, la méthode scientifique, telle qu'elle est appliquée de nos jours ne permet pas de trancher sur la véracité d'un fait à partir d'une seule étude.
On doit donc observer si l'étude est sérieuse, et ainsi déterminer quel crédit peut-on lui apporter.

Cette étude a été réalisée avec deux expériences :

  1. Une première expérience sur six personnes mourantes
  2. Une seconde expérience sur quinze chiens

La première expérience, regroupant six personnes mourantes, consistait à les placer sur un lit, construit sur une balance à plate-formes très délicatement équilibrées, donne les résultats suivants :

  1. Atteint de tuberculose, le premier patient aurait perdu trois-quarts d'once (soit environ 21,3 grammes) au moment de la mort.
  2. Également atteint de tuberculose, le deuxième aurait, quant à lui, perdu à hauteur d'une demie-once (soit environ 14,2 grammes) à la première mesure, et une once et demie plus 50 grains (soit environ 45,8 grammes) au bout de dix-huit minutes.
    Conclusion : Le tempérament différent de celui-ci explique sa mort graduelle, et donc on ne sait pas quand il est réellement mort.
  3. Le troisième cas, lui aussi atteint de tuberculose, a montré une perte d'une demie-once coïncidant avec la mort, puis une perte additionnelle d'une once (soit environ 28,35 grammes).
  4. Une femme, atteint de coma diabétique, a été le quatrième cas, mais “nos balances n'étaient pas finement ajustées et il y avait beaucoup d'interférences de personnes opposées à notre travail” (directement traduit du document ci-dessus.
    Conclusion : “Je considère que ce test est sans valeur”.
  5. Le pénultième cas, un autre homme atteint de tuberculose, aurait perdu trois-huitième d'once (soit environ 10,6 grammes) d'un coup distinct au moment de la mort. Des poids auraient alors été apposés pour remonter le balancier, avant d'être retirés, mais le balancier ne serait pas remonté. Aurait-il repris les trois-huitième d'once perdus ?
  6. Le dernier cas est mort dans les cinq minutes après avoir été placé sur le lit, pendant que le balancier était installé.


La seconde expérience, regroupant quinze chiens, possède une petite particularité :

  • Deux médicaments leur ont été administrés, faute d'avoir des chiens malades/souffrants.

    Et aucune perte de poids significative n'a pu être observée.
    Conclusion : L'âme est une substance inhérente aux humains, et les animaux n'en possèderaient donc pas.


Il est, au vu de ce que l'on a à disposition, difficile d'affirmer que l'âme, si elle existe, a bien une masse.
L'étude, seule existante sur la question peut être soumise à controverse pour diverses raisons :

  • On ne possède pas un échantillon assez conséquent (un groupe de six individus est difficilement représentatif de la population).
  • Deux cas parmi ceux-ci n'apportent pas de données au vu des “difficultés techniques”, et ont donc été écartés des résultats, amenant l'échantillon à quatre personnes.
  • Ces quatre cas étaient tous atteint de tuberculose, ce qui ne correspond pas non plus à un échantillon représentatif. Un échantillon plus grand aurait permis de brasser plus de données sur des profils bien plus variés et épars.
  • L'un de ces quatre restants semble avoir repris du poids, sa perte n'a donc pas été retenue, abaissant le nombre de données à trois personnes.
  • Au final, en écartant les deux cas qui ont perdu du poids par deux fois, il n'en reste qu'un seul dont la mesure de trois-quarts d'once est nette.
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