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  1. Vous avez certainement vu dernièrement que le nord de l'Inde une canicule extrême avec près de 50°C. Des températures tellement élevées que personnes ne les supportent, même les animaux ont un comportement altérés face à cette chaleur. Cette situation extrême est aggravée par la présence d'une sécheresse. Certaines personnes pourraient se demander quel est le lien entre une canicule et une sécheresse, tandis que d'autres confondent les deux. En réalité, il n'existe aucune corrélation entre canicule et sécheresse. Pour rappel, une canicule est une période (de plusieurs jours à semaines) durant laquelle les températures sont anormalement élevées de jour comme de nuit sur une certaine étendue géographique[1], et elle se produit principalement en été[2]. En Europe de l'Ouest, on parle de canicule lorsque les températures sont supérieures à 18-20°C durant la nuit et supérieures à 30-35°C durant la journée, et cette définition peut changer d'une région à l'autre puisqu'elle dépend de la sensibilité de la population et donc du lieu[2]. Tandis qu'une sécheresse, notamment une sécheresse météorologique, est une période durant laquelle la pluviométrie est basse, au point d'impacter l'état des sols[3]. On distingue plusieurs types de sécheresses[3]: Sécheresse météorologique (ou atmosphérique), qui correspond à un manque de pluie, souvent en conséquence d'un anticyclone puissant ancré au-dessus d'un continent (comme c'était le cas de l'anticyclone des Açores en été 2018 au-dessus de l'Europe) ; Sécheresse agricole, elle dépend des précipitations mais aussi de la nature des sols, de la pratique culturale et des plantes qui y poussent. C'est cette sécheresse qui est responsable du désèchement de la végétation ; Sécheresse hydrologique, qui correspond à un niveau bas des réserves en eau des sols, conduisant à une baisse du niveau des cours d'eau, voire à l'assèchement complet de ceux-ci. Elle peut faire suite à une sécheresse météorologique ou à une surexploitation des eaux. À titre d'information, les sécheresses météorologiques automnales et hivernales ont un impact plus important sur les réserves en eau puisque seules les pluies d'automne et d'hiver permettent de recharger les nappes phréatiques[4], tandis que l'eau de pluie de printemps et d'été est en très grande partie utilisée par la végétation, qui sera fragilisée plusieurs années après une sécheresse printanière ou estivale. Cependant, une sécheresse liée à une canicule augmente grandement le risque de feux de forêt[3], comme les incendies qui se sont produits en été 2018 dans les pays Scandinaves[5]. Sources ^ Wikipédia — Canicule a, b Définition | Canicule | Futura Planète a, b, c Définition | Sécheresse | Futura Planète ^ C'est pas sorcier — Sécheresse : La France en alerte ^ RTBF.be — La Suède fait face depuis une semaine aux feux de forêts les plus importants de son histoire — Publié le 20 juillet 2018, consulté le 18 juin 2019
  2. Le réchauffement climatique, comme son nom l'indique, est une augmentation des températures moyennes sur toute la surface du globe. Ce réchauffement touche aussi bien les terres émergées que les océans. L'une des conséquences de ce réchauffement des océans est l'augmentation de l'activité cyclonique, qui est par exemple observée en Océan Atlantique depuis les années 1970[1]. Qu'est-ce qu'un ouragan ? Avant d'entrer dans le vif du sujet, il faut rappeler ce qu'est un ouragan. Il s'agit d'un cyclone tropical, connu également sous le nom de "typhon" en Pacifique côté Asiatique et de "cyclone" en Océan Indien, les "ouragans" concernant l'océan Atlantique et le Pacifique côté Américain. Par ailleurs, le sens de rotation d'un cyclone dépend de l'hémisphère dans lequel il se trouve, à cause de la force de Coriolis, horaire dans l'hémisphère Sud, et anti-horaire dans l'hémisphère Nord[2]. À l'heure actuelle, l'Amérique du Sud est le seul continent tropical à être le plus épargné, puisqu'un seul ouragan y a été observé : le cyclone Catarina en 2004[3], même si des ouragans l'effleurent au nord. Les océans Arctique et Austral ne sont pas concernés par les ouragans, leur eau étant beaucoup trop froide pour permettre la formation d'un système cyclonique et ils ne se situent pas à des latitudes tropicales, mais polaires. Robert A. Rohde for Global Warming Art[1] [CC BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/)] Sur cette carte, qui représente les trajets et les intensités des cyclones entre 1985 et 2005, on remarque que tous les continents (à l'exception de l'Antarctique) ont été touchés par au moins une tempête subtropicale (qui peut être les restes d'un ouragan, comme le cas de l'ouragan Ophelia en octobre 2017 qui a touché l'Europe, et notamment l'Irlande, en étant une tempête tropicale après avoir été un ouragan de catégorie 1), mais l'Amérique du Nord, l'Asie et l'Océanie sont les continents les plus touchés. Mais avec le réchauffement climatique, les ouragans pourraient résister plus longtemps à des latitudes plus "tempérées", et risqueraient alors de toucher plus violemment l'Europe de l'Ouest[4]. Il est également possible que les habituelles tempêtes hivernales deviennent des ouragans dans un futur plus ou moins lointain (dans le meilleur des cas). Trois noms différents pour un même phénomène, les cyclones tropicaux se forment toujours au-dessus d'une étendue d'eau (principalement les océans) à des latitudes tropicales (d'où le nom). Leur puissance dépend de plusieurs facteurs, et notamment de la température de l'eau sur une certaine profondeur. On classe les ouragans parmi les risques naturels les plus courants et les plus destructeurs en raison des vents violents et des pluies torrentielles qu'ils peuvent provoquer. Un ouragan a besoin d'énergie pour se former, et comme le réchauffement climatique augmente la quantité d'énergie disponible dans l'atmosphère et les océans, les ouragans devraient être en augmentation depuis plusieurs années, comme indiqué dans l'article plus haut. Observations et vérifications Pour une meilleur visibilité, vous pouvez agrandir les graphiques en cliquant dessus De mon côté, j'ai voulu vérifier si le nombre d'ouragans en Atlantique Nord avait bel et bien augmenté. Pour me faciliter la tâche, j'ai pris les données directement sur Wikipédia pour chaque saison cyclonique depuis 1971 et j'en ai extrait deux graphiques, une courbe pour avoir une courbe de tendance, et un histogramme avec tous les types d'ouragan : Dépressions Tempêtes Toutes les catégories de 1 à 5 Ce premier graphique ne semble pas indiquer une augmentation significative du nombre d'ouragans, bien que l'année 2005 ait été très active avec un total de 31 ouragans et tempêtes, l'actuel record du 21ème siècle. Une première différence qu'on peut remarquer est une évolution dans la proportion des couleurs, et donc des phénomènes. La variable x présente dans les formules des graphiques correspond à x=a-1971, où a vaut l'année voulue Ce deuxième graphique ne semble pas indiquer une augmentation des phénomènes cycloniques, mais même une légère diminution. L'ensemble des phénomènes tend à diminuer, mais vous comprenez avec ce troisième graphique ci-dessous que les ouragans à proprement parler sont même en augmentation. Dépressions Tempêtes Catégorie 1 Catégorie 2 Catégorie 3 Catégorie 4 Catégorie 5 Parmi ces 7 courbes, seule la courbe des dépressions sort du lot puisqu'il s'agit de la seule qui montre un déclin de ce phénomène, les autres devenant plus courants, principalement les tempêtes qui restent le principal phénomène des saisons cycloniques. Comme les ouragans à proprement parler sont de plus en plus courants, les vents moyens sont également plus violents comme le montre le graphique suivant : En 1971, et selon la courbe des tendances, les vents avaient une vitesse moyenne de 86,525 km/h, contre 133,572 km/h en 2018 ! À titre d'information, la vitesse maximale d'un ouragan est la vitesse la plus élevée qui est restée maintenue sur une minute. Mais une hausse de presque 50 km/h signifie que les vents sont nettement plus violents et les ouragans causent davantage de dégâts, leur durée augmentant également comme le prouve le graphique suivant : Les ouragans à l'avenir Quant à la saison cyclonique de 2019, elle a commencé le 20 mai, avec la tempête subtropicale Andrea, qui s'est dissipée le lendemain. Les dernières prévisions en date du 23 mai 2019 de la NOAA disent que cette saison devrait être proche de la normale avec 9 à 15 tempêtes nommées, 4 à 8 ouragans et 2 à 4 ouragans majeurs[5]. Une fois cette saison terminée, je mettrai en réponse un récapitulatif avec le nombre de chaque phénomène, leur vent max, leur durée, ainsi que la moyenne de ces deux dernières données, et les graphiques seront également modifiés. Toutefois, ces prévisions peuvent changer si les conditions océaniques changent, comme un réchauffement ou un refroidissement anormal de l'eau (ce dernier cas s'était produit avant la saison de 2018, la rendant relativement calme). Ce dont j'ai traité relève principalement de l'observation, avec quelques notions théoriques. Pour comprendre pourquoi le réchauffement climatique fait augmenter le nombre d'ouragans, @Maxther a fait un sujet intéressant : À la fin de chaque saison cyclonique, les graphiques seront modifiés, la saison 2019 sera théoriquement ajoutée en novembre-décembre 2019, sauf si elle est anormalement longue Conclusion Le nombre d'ouragans est bel et bien en augmentation depuis plusieurs décennies, et cette tendance se poursuit encore de nos jours. On pourrait assister à des saisons cycloniques de plus en plus puissantes en raison du réchauffement climatique. Et en raison de ce dernier, les dépressions à proprement parler sont de plus en plus rares, puisqu'elles deviennent plus facilement des tempêtes voire des ouragans ! Il est même possible que l'Europe de l'Ouest connaisse un jour ou l'autre des saisons cycloniques, en raison du nombre grandissant d'ex-ouragans touchant le Vieux Monde. Sources ^ Jean-Claude André, Jean-François Royer, Fabrice Chauvin - Comptes Rendus Geoscience, Volume 340, Issues 9–10, September–October 2008, Pages 575-583 - Les cyclones tropicaux et le changement climatique - https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1631071308001272 ^ Couleur Science, La force de Coriolis et la rotation des cyclones - https://couleur-science.eu/?d=bcfa91--la-force-de-coriolis-et-la-rotation-des-cyclones ^ Wikipédia, Cyclone Cataria - https://fr.wikipedia.org/wiki/Cyclone_Catarina ^ Reindert J. Haarsma, Wilco Hazeleger, Camiel Severijns, Hylke de Vries, Andreas Sterl, Richard Bintanja, Geert Jan van Oldenborgh, Henk W. van den Brink - Geophysical Research Letters: More hurricanes to hit western Europe due to global warming, 1re publication le 18 mars 2013 - https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/grl.50360 ^ NOAA predicts near-normal 2019 Atlantic hurricane season - https://www.noaa.gov/media-release/noaa-predicts-near-normal-2019-atlantic-hurricane-season
  3. Parmi les climato-sceptiques, il existe ceux qui nient purement et simplement le réchauffement climatique. En conséquence, ils ont l'impression qu'un hiver froid vient confirmer l'absence d'un réchauffement. En agissant ainsi, ils commettent une erreur qu'une bonne partie de la population fait : confondre climat et météorologie. Bien que les deux soient liés, ils restent différents. Le dictionnaire Larousse définit le climat comme étant : Et il définit la météorologie : À titre d'exemple, l'Europe de l'Ouest possède un climat tempéré océanique (donc influencé par l'océan Atlantique) qui lui donne une météo variée tout au long de l'année. En conséquence, un hiver plus froid que la norme est normal, puisqu'il est la conséquence de multiples facteurs souvent limités dans le temps, comme une masse d'air froid qui redescend sur l'Europe, de même qu'un été caniculaire reste normal s'il est isolé. Si l'un ou l'autre tend à se répéter très souvent, on peut conclure à un dérèglement climatique. D'autres climato-sceptiques disent que la Terre a déjà connu d'autres réchauffements climatiques, sur ce point, ils n'ont pas tort, mais ce qui inquiète est la rapidité du réchauffement ! Les températures montent trop rapidement, et cela a des conséquences sur les différentes formes de vie, qu'elles soient terrestres ou marines, certaines espèces n'arrivant pas à s'adapter rapidement à ce changement. Le graphique ci-dessous montre l'évolution de la température moyenne en Belgique depuis 1833, et il montre bien qu'il existe une augmentation des températures. Les données ont été prises depuis le site de MétéoBelgique (Lien) et calculées pour donner la température moyenne de chaque année. Vous pouvez ainsi refaire le même travail que j'ai effectué (si vous avez du temps libre, puisqu'il peut prendre plusieurs heures, donc préférez répartir le travail sur plusieurs jours voire semaines) et voir ainsi si le graphique que vous obtenez correspond à celui que j'ai moi-même obtenu. J'ai également joint mon travail à ce message, si vous voulez vérifier les données entrées. Températures moyennes en Belgique.xlsx Pour calculer la température moyenne de l'année souhaitée sur base de ce graphique, il suffit de prendre la formule où x correspond à l'année souhaitée à qui on soustrait 1833, et y correspondant à la température selon la courbe de tendance. Ainsi, on peut facilement calculer la différence de température entre deux années. Pour la faire courte, la formule à utiliser est : Pour interpréter ce graphique, il est inutile de prendre une période de seulement quelques années pour montrer l'absence éventuelle d'un réchauffement, puisqu'il se mesure sur une période plus longue (souvent plusieurs décennies, voire depuis les premiers relevés de températures qui datent souvent de la première moitié du 19ème siècle). En résumé, il est important de faire la différence entre climat et météorologie pour bien comprendre ce phénomène qui est bien réel, même si on refuse d'y croire, et éviter de commettre des erreurs de logiques ou d'observation, le réchauffement climatique étant visible sur un nombre important d'années et non sur une période de temps relativement courte, et le réchauffement actuel est inquiétant par sa rapidité et son impact important sur la faune et la flore. PS: Des corrections et/ou des ajouts seront éventuellement effectués dans le cas de nouveaux éléments ou si jamais j'ai mal interprété une information.
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