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  1. Le 3 février 2020, le site d'information belge, Sudpresse, publie un article titrant : "Tempêtes de neige, températures glaciales atteignant les -50 degrés: la période de «mini-âge glaciaire» est proche et pourrait durer des années !". Il n'est pas le seul journal à publier cette "information", mais il est le seul journal francophone à publier un article de ce genre. Nous allons voir ici ce qui ne va pas avec cet article. Premier paragraphe, et déjà plusieurs problèmes. Le premier concerne la "scientifique", Valentina Zharkova, dont j'ai déjà parlé dans mon autre article sur la prétendue ère glaciaire des années 2030, que vous retrouvez juste ici : Valentina Zharkova n'est pas une experte dans le sujet, et même si elle l'était, sa seule parole ne suffit pas. Une seule étude ne suffit pas à prouver quelque chose. On peut parler d'une période d'hibernation pour le soleil, qui correspond juste à une faible activité pendant une certaine période de temps, comme lors du minimum de Maunder ou le minimum de Dalton. Mais un minimum solaire ne veut pas forcément dire un âge glaciaire, la température moyenne à la surface du globe dépend d'un bon nombre de facteurs, dont notamment la composition de l'atmosphère, et nous relâchons justement une quantité grandissante de gaz à effet de serre, principalement du CO2, qui retient davantage la chaleur du soleil. En somme, même s'il y aura un minimum solaire pour les prochaines décennies, ce qui est assez probable vu la tendance du graphique de l'autre article, cela ne veut pas forcément dire qu'il fera extrêmement froid. Les hivers seront juste plus rigoureux, mais ça s'arrêtera principalement là. La prétendue experte prétend que l'année prochaine, donc 2021, sera une année très froide. Donc, elle aurait dû publier une étude sur le sujet, mais l'article ne donne aucun lien, nous ne savons même pas si l'étude en question existe, où s'il s'agit de simples affirmations de la professeure de mathématiques. En l'absence de preuves de l'existence de cette étude, nous allons partir du principe qu'elle ne fait qu'affirmer, sans possibilité de vérifier son travail et donc sa méthode. Je n'ai rien trouvé sur la périodicité des âges glaciaires qui surviendraient tous les 400 ans, mais si vous avez bien fait attention au graphique de l'article plus haut, vous avez pu remarquer que si on remonte 400 ans en arrière, donc en 1620, on tombe au début du minimum de Maunder. Mais sur base ce seul graphique, on ne peut pas dire davantage sur la périodicité prétendue des âges glaciaires. Pour ce faire, nous allons nous référer à ce deuxième graphique, qui montre l'évolution des températures depuis l'an 1, selon plusieurs études. Déjà, nous pouvons constater la périodicité des 400 ans tombe à l'eau, puisqu'il y a 800 ans, donc vers 1220, nos ancêtres étaient dans l'optimum climatique médiéval, un réchauffement climatique qui a eu lieu au cours du Moyen-Âge, mais pas aussi important que le réchauffement actuel. Pour revenir à l'article de Sudpresse, ils affirment que cette période glaciaire durerait jusqu'en 2053, toujours la sans moindre source. Cela me parait trop précis pour une année relativement lointaine. Même, comment pourrait-on affirmer qu'une période glaciaire va s'étendre de 2021 à 2053, soit une durée de 32 ans ? ...Certes, l'observation du soleil et de son activité s'améliore, mais nous restons incapables de faire des prédictions. Pour citer notre astrophysicien @Maxther : "La présence ou non de taches solaires, et leurs apparitions imprévisibles, sont des mystères encore inexpliqués. A priori les phénomènes semblent à l'évidence périodiques, mais cela reste du domaine observationnel. Les modèles stellaires heureusement sont de plus en plus perfectionnés, et commencent à proposer des explications, mais pas des prévisions." Quelles périodes de grand froid ? Le Canada en a connu plusieurs au cours de son histoire. Si c'était vraiment lié à l'hibernation du Soleil, l'effet aurait dû se faire sentir sur tout le globe, ce qui ne semble pas avoir été le cas. Quant aux taches solaires, elles correspondent à une forte activité magnétique, mais comme l'a déjà dit Maxther, nous ignorons encore pas mal de chose sur ces taches, donc nous sommes incapables de prévoir leur non-présence pour les années à venir. Le Canada, en cet hiver 2019-2020, ne semble pas avoir connu de gelées importantes dans les zones fortement habitées. Là, on parle effectivement du minimum de Maunder, que j'ai déjà évoqué plus haut. Quant à la NASA, pour 2025, elle a juste prévu le maximum du cycle 25, qui commence cette année. Là, l'article sort l'argument d'autorité, en espérant convaincre un maximum de personnes. Valentina Zharkova expose également deux cas concrets pour essayer de prouver ses propos. Mais la neige en Espagne et en Grèce n'est pas vraiment rare, et de plus elle n'a pris que deux cas, ce qui est hautement insuffisant pour prouver une tendance mondiale. Dernier paragraphe de l'article, qui réussit à contredire tout le reste, mais qui n'est pas exempt d'erreurs. On ne peut pas dire que le réchauffement climatique fasse augmenter les températures, puisqu'il résulte de cette augmentation, et cela même si le phénomène peut avoir un effet de rétroaction positive ; autrement dit : il s'auto-entretient. Au moins, l'article fait appel à Mathew Owens, physicien britannique, spécialiste de la physique spatiale qui a permis une meilleure compréhension des vents solaires et de la météorologie spatiale. Quant aux propos que Sudpresse lui attribue, il y a tout de même une déformation des mots du physicien, l'O2 - le dioxygène, présent à 21% dans l'atmosphère - n'est pas un gaz à effet de serre, les autres articles parlant de cette prétendue période glaciaire ne font pas cette erreur grossière et parlent bien du CO2, qui lui est bien un gaz à effet de serre. Conclusion Cette affirmation d'une période glaciaire entre 2021 et 2053 ne provient que d'une seule personne, qui n'est pas experte du sujet, dont la méthodologie est sujette à caution et ne peut être tenue pour sérieuse. Le soleil pourrait entrer dans un nouveau minimum, mais ses effets sur la Terre seront négligeables au vu du réchauffement climatique anthropique. Sources https://www.lemonde.fr/cop21/article/2015/11/05/hoax-climatique-5-en-l-an-mil-il-faisait-bien-plus-chaud-qu-aujourd-hui_4804173_4527432.html https://skepticalscience.com/print.php?r=448 https://www.cairn.info/revue-regards-croises-sur-l-economie-2009-2-page-24.htm https://www.nasa.gov/feature/ames/solar-activity-forecast-for-next-decade-favorable-for-exploration
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