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  1. Maxther

    Ondes et ionisation

    Ondes et Ionisation Une fois de plus on va démarquer le vrai du faux concernant les ions et l'ionisation, ainsi que leur lien avec les ondes électromagnétiques. Ici nous aborderons les principes physiques nécessaires pour comprendre des cas d'étude concrets comme la 5G, le four à micro-onde ou les compteurs Linky. Cet article prendra appui sur des notions fondamentales concernant les ondes. Il est donc recommandé de lire l'article ci-dessous avant : Sommaire Structures des atomes et molécules Transferts d'énergie Ionisation Conséquences et impacts* Conclusion Atomes et molécules - Structure Pour bien comprendre l'ionisation et ses effets, il est important de savoir déjà ce que c'est que l'ionisation. Voyons alors la structure d'un atome : Dans la vision populaire, un atome est composé d'un petit noyau, chargé positivement, et d'électrons qui tournent autour, à la manière des planètes autour du soleil. Bien que cette vision soit globalement fausse, elle est suffisante pour comprendre les principes que l'on veut aborder. Il faut juste préciser que la mécanique quantique interdit aux électrons de tourner n'importe où. Donc pour faire simple, les électrons tournent seulement à certains endroits, plus ou moins proche de leur noyau, mais à uniquement certaines distances du noyau. Grossièrement : un électron peu tourner à 1 cm de son noyau, ou à 2 cm de son noyau, mais pas à 1,5 ou 2,3 cm par exemple (bien entendu ces valeurs sont uniquement données à titre d'exemple.) On parle d'orbitales atomiques. Enfin le dernier principe à assimiler est que plus un électron gagne de l'énergie cinétique (donc de la vitesse), plus il s'éloignera du noyau. De la même manière que plus vous tirez fort dans un ballon, plus le ballon ira haut dans le ciel. Donc quand un électron gagne de l'énergie, il change d'orbitale et va sur une orbitale plus éloignée ; et inversement quand il perd de l'énergie il revient sur des orbitales plus proches du noyau. On dit que l'atome est excité ou qu'il se désexcite. Une molécule est simplement un agencement d'atomes liés entre eux. Les électrons, au lieu de tourner autour de leur noyau d'atome, vont tourner un peu autour de tous les noyaux d'atomes présents dans la molécule. De la même manière ils ne peuvent pas tourner n'importe où et occupent uniquement certaines trajectoires précises. Et de la même manière, il vont occuper des trajectoires plus éloignées de la molécule quand ils gagnent en énergie et inversement. Dans les deux cas on parle alors de niveaux d'énergie au sein des atomes ou des molécules. Quand un électron reçoit de l'énergie, il passe d'un niveau d'énergie bas à un niveau élevé. Ainsi il s'éloigne du centre. (Et inversement). Les transferts d'énergie Voyons maintenant rapidement comment un électron peut recevoir de l'énergie. L'énergie thermique est la première : Les atomes d'un gaz peuvent être excités quand on chauffe le gaz. Mais la forme d'énergie qui nous intéresse ici, c'est le rayonnement : les ondes électromagnétiques. Rappelons que pour une onde, l'énergie de cette onde correspond à la fréquence de cette onde. (Pour une onde électromagnétique, c'est donc la fréquence à laquelle varie la valeur du champ électromagnétique). Quand on envoie une onde électromagnétique sur un atome, alors l'électron peut absorber l'onde et donc son énergie. Inversement, lorsqu'un électron revient sur une orbitale plus basse, il libère de l'énergie (les différentes manières de libérer l'énergie seront abordées plus loin). Mais, de la même manière que les électrons ne peuvent pas être à n'importe quelle distance du noyau, leur énergie qu'ils peuvent emmagasiner ne peut pas être n'importe laquelle non plus. Un électron dans un atome ou une molécule ne peut absorber que certaines quantité d'énergie. Donc ce qu'il faut retenir c'est qu'une onde électromagnétique n'aura aucun effet sur l'électron et l'atome si elle n'a pas la bonne fréquence. Pour simplifier, on peut voir ça comme un message radio que l'on peut entendre uniquement si notre radio est réglée sur la bonne fréquence. En réalité c'est exactement le même effet commun qu'on appelle la résonance. Un atome ou une molécule ne pourra absorber ou émettre des ondes avec seulement certaines fréquences précises. Ionisation La question qu'on peut désormais se poser, c'est ce qu'il se passe lorsque l'on fourni trop d'énergie à un électron. Très simplement : si plus l'énergie de l'électron est haute, plus il s'éloigne du centre, il y a un niveau d'énergie à partir duquel l'électron sera trop loin du centre pour rester en rotation. L'électron s'échappe alors de l'atome ou de la molécule, on parle d'électron libre, contrairement à l'électron lié (quand il tourne autour du noyau). L'atome, ou la molécule, qui avait le même nombre de charges positives que de charges négative (électroniquement neutre), perd alors une charge négative. Il y a alors plus de charges positives que de charges négatives, et donc l'atome est globalement chargé positivement : l'atome est devenu un ion. (Inversement on peut avoir un électron qui vient se rajouter en plus, il a donc une charge négative en trop, mais ce cas de figure ne nous intéresse pas ici). C'est le phénomène d'ionisation. Bien sur, si l'on fourni à l'atome une énergie insuffisante, il ne sera pas ionisé. Il faut donc une énergie au moins supérieure à l'énergie d'ionisation de l'atome pour libérer un électron. (Cette énergie limite change selon si l'électron est le premier à devenir libre, ou le deuxième etc... Dit autrement, l'énergie nécessaire pour libérer deux électrons ne sera pas la même que pour n'en libérer qu'un, et encore différente que pour libérer le troisième.) Conséquences et impacts Première conclusion : On peut donc avoir tendance à penser que plus le rayonnement est énergétique, plus il aura un impact sur la matière (l'ionisation ou l'excitation des molécules peuvent changer par exemple les propriétés physico-chimique de ces molécules) ; mais c'est plus subtil que ça. A part donc, si on va chercher dans les très hautes énergies de rayonnement (rayons gamma, rayons X), on peut dire que l'énergie du rayonnement n'est pas directement reliée à l'impact de celui-ci, et même plus, un rayonnement n'aura d'impact que sur certains atomes et molécules. Maintenant comprenons les conséquences de ces phénomènes. Pour l'excitation : En général, sauf exceptions, l'atome ou la molécule est excité, gagne donc de l'énergie, et libère cette énergie presque aussitôt car les atomes vont toujours chercher à revenir dans leur état fondamental, c'est-à-dire l'état dans lequel ils ont le moins d'énergie. Ils peuvent libérer cette énergie sous forme de rayonnement (les molécules qui font les pigments colorés par exemple), ou sous forme de chaleur (principe du micro-onde). Il est très rare que les molécules demeurent dans un état excité, il faut des conditions spécifiques pour cela, c'est ce qui est fait par exemple dans les Lasers. Pour l'ionisation : quant à elle, permet par exemple le déclenchement de certaines réactions chimiques, car l'ionisation des molécules en particulier consiste à briser les liens qui lient les atomes entre eux au sein de la molécule, et ceci est le principe même d'une réaction chimique. Encore une fois, l'ionisation requiert bien plus d'énergie que la simple excitation, c'est pourquoi elle nécessite des ondes assez énergétiques comme les Ultra-Violets (et vous comprenez alors pourquoi les UV font bronzer). En cas d'ionisation totale, c'est-à-dire que tous les électrons se sont libérés (et on a vu que ça demandait d'autant plus d'énergie), alors la matière est devenue plasma. Enfin dernière chose à bien assimiler : on a vu que les bonnes quantités d'énergies, et donc les bonnes fréquences sont nécessaires pour avoir un impact sur différents atomes et molécules. Cependant c'est l'intensité de ces fréquences et le temps qui va donner plus ou moins d'impact. En fait, tout est question d'augmenter la probabilité d'interaction rayonnement-matière. Plus on attend longtemps plus les interactions vont se réaliser, et de même plus le rayonnement (à une fréquence donnée donc) est intense, plus les interactions vont s'effectuer. On comprend en plus pourquoi on dit qu'il ne faut pas s'exposer trop longtemps au UV. Ou encore pourquoi une seule radiographie médicale n'a pas d'effet, alors que les rayons X sont pourtant très énergétiques ; c'est que vous êtes exposés peu de temps a du rayonnement suffisamment peu intense ; et c'est pourquoi l'opérateur de la machine à rayons X (qui passe donc ses journées à faire des radios) doit être protégé. A la manière donc des produits, liquides et aliments : c'est la dose qui fait le poison ; ici c'est la dose qui fait l'impact. Conclusion Pour qu'une onde électromagnétique aie un impact sur la matière, il faut qu'elle aie premièrement la fréquence adéquate, et deuxièmement que l'onde soit suffisamment intense. A titre de rappel : une onde électromagnétique désigne aussi bien la lumière visible, que les ondes radios, les micros-ondes de votre four, ou les UV du soleil. Alors la bonne chose à faire quand on vous mentionne "une onde" est : déjà de vous demander de quelle type est cette onde si elle est électromagnétique de quel domaine de fréquence et enfin de vous demander de quelle intensité et de quel type d'exposition on parle.
  2. Une vidéo de L'esprit Sorcier sur l'hydrogène comme source d'énergie
  3. En navigant sur Facebook, je suis tombé sur cet article : https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/energie-renouvelable-univers-nouvelle-source-energie-renouvelable-75992/ Qu'en est-il ? Est-ce qu'utiliser la différence de température entre la Terre et l'Univers permet de "créer" de l'énergie électrique ?
  4. Tout le monde connaît évidemment le réchauffement climatique, beaucoup en ont conscience, beaucoup militent pour l'arrêter, tandis que beaucoup n'y croient même pas. Mais même parmi les militants pour l'écologie, beaucoup ne comprennent pas forcément ce que le réchauffement climatique implique. Les scientifiques parlent de véritable catastrophe à venir, en annonçant une limite fatale de 2°C d'augmentation de la température mondiale. Pourtant 2°C, cela ne parait pas grand chose. Qu'en est-il, et quels sont les véritables enjeux ? Les Conséquences Directes du Réchauffement Climatique Évidemment, la première chose à faire est de ne pas confondre météo et climat. J'invite le lecteur à parcourir les différents sujets à ce propos dans cette même catégorie du forum. S'il fait -3°C un jour et que le lendemain il fait 5°C la température moyenne sera de 5+(-3)=2 divisée par le nombre de jours (ici deux) ce qui fait une température moyenne de 1°C sur les deux jours. Il a beau faire froid en hiver et chaud en été, la température moyenne sur l'année ne devrait pas changer. Et quand on parle d'augmentation de la température, on parle de cette température moyenne annuelle. Vous comprenez bien désormais qu'avancer la présence de neige à New York n'est pas une preuve de l'absence de réchauffement climatique. Mais ce n'est pas tout à fait le sujet que nous allons aborder ici. Températures Moyennes Annuelles Après cette introduction, et maintenant qu'on est plongés dans le sujet, voyons un peu plus en détail comment peut varier cette moyenne annuelle. Si l'été est plus chaud, ou l'hiver plus rude sur une année, la température moyenne annuelle va alors légèrement monter ou baisser, respectivement. Prenons un exemple : L'exemple ci-dessus montre que l'augmentation des températures moyennes annuelles est quelque chose d'assez abstrait. Si l'on peut se rendre compte que la température baisse ou augmente de plusieurs degrés d'un jour à l'autre, on ne peut pas se rendre compte que la température moyenne annuelle augmente ou baisse, et encore moins si ce sont de quelques centièmes de degré... Cependant on peut en tirer une autre conclusion : l'augmentation de plusieurs degrés sur un ou plusieurs jours ne fait augmenter que de quelques centièmes de degré à peine la température moyenne. Et là on annonce que la température moyenne mondiale annuelle augmente de 1 voire 2 degrés ! On comprend désormais qu'une augmentation de 1°C des températures moyennes représente bel et bien un fort réchauffement. La nature du réchauffement Pour comprendre d'une autre façon pourquoi 1°C d'augmentation des températures moyennes annuelles c'est beaucoup, explorons la nature même de la chose. Et partons du fondamental : La température c'est quoi ? La température, c'est une valeur qu'on donne pour caractériser la quantité de chaleur d'un matériau ou d'un gaz. Oui mais alors c'est quoi la chaleur ? La chaleur c'est une forme d'énergie, de l'énergie cinétique. L'énergie cinétique c'est l'énergie de mouvement, plus un objet va vite plus il a emmagasiné de l'énergie cinétique. Alors on me dira : "Oui mais un gaz, ça ne bouge pas ! Sauf quand il y a du vent...". Quand quelque chose est chaud, ce n'est pas le "quelque chose" qui bouge, mais les molécules qui le compose. Plus les molécules s'agitent (et donc plus elles ont d'énergie cinétique), plus le matériau est chaud. Ce mouvement, cette agitation des molécules est microscopique, de manière macroscopique on ne parle donc plus d'énergie cinétique, mais plus convenablement d'énergie thermique. Mesurer la température d'un fluide, c'est une manière de mesurer l'énergie qui est stockée dedans. Tout n'est que question de conversion d'énergie après : pour chauffer de l'eau pour votre thé avec une bouilloire électrique, vous devez donc fournir à l'eau de l'énergie thermique, cette énergie était au préalable sous forme d'énergie électrique, et par l'intermédiaire de la résistance dans votre bouilloire, l'énergie électrique à été transformée en énergie thermique. Inversement on peut utiliser l'énergie thermique pour la convertir en autre chose. C'est ce que font les moteurs de nos voitures : L'essence, en brûlant, fournit de l'énergie thermique, et cette énergie thermique est transformée en énergie mécanique par les pistons, et au final en énergie cinétique : la voiture avance. L'atmosphère qui se réchauffe, c'est l'atmosphère qui gagne de l'énergie. Et c'est surtout de l'énergie qui peut être reconvertie sous une autre forme d'énergie, mais cette fois pas pour faire avancer une voiture. Alors à quoi peut servir l'énergie qu’emmagasine l'atmosphère ? Autrement dit quelle est la conséquence d'une augmentation d'énergie dans l'atmosphère ? Les conséquences directes du réchauffement climatique Pour trouver une réponse, demandons nous sous quelle forme l'énergie thermique de l'atmosphère peut-elle être convertie. Sous forme électrique : À la manière de la bouilloire, de l'énergie électrique peut être convertie en énergie thermique et inversement. Comment retrouve-t-on l'énergie électrique dans l'atmosphère ? Les orages. Plus d'énergie c'est donc plus d'orages et plus d'éclairs. Sous forme cinétique : L'énergie sous forme cinétique dans l'atmosphère, on l'a vu plus haut, c'est le vent. Plus d'énergie c'est donc plus de vent et plus violent. Mais surtout c'est l'augmentation du nombre et de la force des ouragans. Ceci est abordé d'un point de vue expérimental comme d'un point de vue théorique dans le sujet suivant : Plus d'énergie c'est aussi un dérèglement des cycles naturels. N'importe quel bricoleur du dimanche vous le dira, si vous branchez une ampoule de 3V sur une prise 230V, elle grillera. De la même manière mettez vos doigts dans cette même prise (ne le faites pas c'est pour l'exemple) et vous allez passer un sale quart d'heure. La surcharge d'énergie, ou la sous-charge d'énergie est mauvais pour un système. Une machine pour fonctionner correctement a besoin de la bonne dose d'énergie, pas plus, pas moins. Et l'atmosphère est une vaste machine, qui récupère l'énergie lumineuse du Soleil, et la répartit grâce aux courants atmosphériques et marins (comme le Gulf Stream) pour distribuer cette énergie à l'ensemble de l'écosystème, comme un réseau d'artères et de veines qui distribue le sang et l'oxygène à l'ensemble des cellules du corps humain. Et toujours de la même manière, si vous cessez de respirer, ou à l'inverse si vous hyper-ventilez ce n'est pas bon. Mais bon tout cela, comme les ouragans nécessitent énormément d'énergie, alors 2°C, c'est tout petit par rapport à un ouragan ou à un orage tropical. C'est trop petit pour dérégler quelque chose d'énorme comme le Gulf Stream. Qu'en est-il vraiment ? Ceci nous amène à la dernière partie de cet article, bien plus mathématique, si vous êtes très très allergique aux calculs l'article s'arrête ici pour vous, pour les autres ne vous inquiétez pas, les calculs sont simples. La puissance du réchauffement climatique Il est temps de passer à la partie quantitative du problème. D'accord une augmentation de la température c'est une augmentation de l'énergie, mais de combien d'énergie ? Pour un gaz comme l'atmosphère, il faut utiliser la formule suivante (pour les plus avertis cette formule est la formule pour un gaz parfait diatomique) : ici représente l'énergie d'agitation d'une molécule à la température . Le nombre est une valeur fixe appelée constante de Boltzmann et vaut : , soit 0,0000...0138 avec 23 zéros en tout. Pour avoir l'énergie contenue dans un gaz, il faut multiplier cette valeur par le nombre de molécules dans le gaz. Il nous faut alors calculer le nombre de molécules dans l'atmosphère. Le calcul est détaillé pour les curieux dans l'encart ci-dessous. Il y a donc molécules (de toutes sortes confondues) à peu près dans l'atmosphère terrestre. Autrement dit 85 millions de milliards de milliards de milliards de milliards de molécules dans l'atmosphère ! (Ça fait beaucoup !). Pour en revenir au calcul de l'énergie on peut maintenant avoir l'énergie totale que l'atmosphère reçoit lors d'une augmentation de 2°C : Donc 5 900 milliards de milliards de Joules (le joule est l'unité de l'énergie). Pour ce rendre compte de ce que cela représente, comparons le à l'énergie d'une bombe atomique comme celle qui a rasé la ville d'Hiroshima. Cette bombe a libéré une énergie de 15 kt de TNT, soit 62 000 milliards de Joules (ce qui explique la puissance de la bombe). Maintenant si l'on revient à l'énergie de l'atmosphère, cela représente 100 millions de fois l'énergie dégagée par la bombe d'Hiroshima ! Conclusion : Une augmentation de seulement deux degrés de la température moyenne mondiale, c'est imperceptible, et pourtant c'est énorme. Si l'atmosphère chauffe cela veut dire qu'elle gagne de l'énergie, et une augmentation de deux degrés, en énergie c'est l'équivalent de 100 millions de bombes atomiques. Cette énergie énorme, c'est de l'énergie en plus pour les ouragans, et toutes les autres catastrophes naturelles, ce qui provoque l'augmentation de la fréquence d'apparition de ces catastrophes, et la puissance de ces catastrophes. Ceci est vérifié dans le sujet de ce forum consacré aux ouragans , cité plus haut : depuis une dizaine d'années, les ouragans sont plus nombreux et plus puissants en moyenne. Et nous n'en sommes pas encore à 2°C d'augmentation. C'est littéralement beaucoup plus grave qu'une catastrophe atomique. Voilà, ça c'est la conséquence directe du réchauffement climatique, la plus simple. Ceci entraîne énormément plus de conséquences secondaires, comme la disparition des espèces ; secondaires et indirectes, mais tout aussi alarmantes.
  5. L'énergie du vide et ses applications - L'effet Casimir Résumé Certaines personnes affirment que l'on peut utiliser l'énergie du vide L'énergie du vide ? Qu'est-ce que c'est ? Ce serait une sorte d'énergie omniprésente à chaque endroit de l'univers, pour laquelle il suffirait de maîtriser un petit peu plus la mécanique quantique pour pouvoir l'extraire. Une énergie presque infinie, propre, accessible partout. Mythe ou réalité ? (Spoiler : Mythe) Alors forcément la source de tout cela a une part de vérité. D'autant plus que ça s'appuie sur des théories bien scientifiques, de la physique des particules et de la mécanique quantique, alors qu'en est-il ? Un peu d'histoire Pour comprendre il faut faire un retour de quelque dizaines d'années en arrière, dans les années 30-40-50. À l'époque on commence à bien comprendre la structure des atomes grâce aux principes théoriques de Schrödinger (le type et son chat) et Dirac. Dirac notamment qui prédit mathématiquement l'existence de l'antimatière qu'on découvrira expérimentalement quelques années après. Donc en gros on commence à toucher du doigt ce qu'il se passe dans l'infiniment petit, du moins à le théoriser assez bien. Là-dessus naît la Théorie Quantique des Champs. Appuyée sur le peu d'expériences sur les particules que l'on a à disposition à cette époque, cette théorie explique très bien les expériences déjà connues et surtout prédit l'existence de nouveaux mécanismes. Cette théorie fait notamment un bon en avant à la fin des années 40, quand le célèbre Richard Feynman élabore son système de diagrammes. Ces diagrammes rendent compte de tous les mécanismes qui seraient théoriquement possibles, et qui rendraient compte des interactions fondamentales. Le principe Cette théorie explique entre autre que des particules au niveau subatomique sont en permanence créées puis annihilées aussitôt, ce qui rend possible les interactions et les forces. Sauf que si des particules (avec des masses) sont créées comme ça, 'pouf', alors de la masse, et donc de l'énergie est apparue de nulle part. Ce qui contredit formellement le principe universel de conservation de l'énergie. Mais c'est bien cela qui se passe, alors pourquoi c'est juste ? L'énergie créée de nulle part doit pouvoir exister pendant un temps suffisamment court. Ceci se retrouve dans une formulation du Principe d’indétermination d'Heisenberg. Ce principe explique que de l'énergie a le droit d'apparaître de nulle part, à condition qu'elle soit disparue suffisamment peu de temps après. Plus l'énergie qui apparaît est importante, plus elle va disparaître aussi vite qu'elle est venue. Donc en permanence dans tout l'espace de l'énergie apparaît puis disparaît aussitôt (au bout de quelques dix millièmes de milliardième de milliardième de seconde), et ceci ne viole pas le principe de conservation car si l'énergie qui apparaît disparaît peu de temps après, alors en moyenne l'énergie créée est nulle. C'est comme un mec très bourré qui marche aléatoirement : un coup à gauche, un coup à droite, et bien en moyenne il n'a pas bougé... Alors évidemment c'est tout petit, c'est extrêmement court, et c'est la plupart du temps absolument négligeable comme phénomène, mais il est bien là. Observations Si ce phénomène existe réellement, on ne peut pas le mesurer directement, c'est bien trop court. Mais il y a plusieurs choses que l'on peut voir, des conséquences de ce phénomène. D'une on devrait pouvoir détecter toutes les nouvelles particules que la théorie a prédit en s'appuyant sur ce phénomène de fluctuation (ce qu'on fera à partir des années 70 avec les collisionneurs de particules et qui sera un succès). Et de deux, on devrait tout de même pouvoir, dans des conditions absolument drastiques, sans température, dans un vide ultra-ultra-poussé, sans lumière sans rien rien rien du tout... on devrait pouvoir ressentir ces fluctuations avec deux plaques métalliques. Un peu comme le vent : prenez deux petites plaques suspendez-les à une corde, dans un endroit vide elles ne bougent pas, mettez-les dehors le vent va les faire claquer, ici c'est un peu la même chose. On chercherait à supprimer n'importe quelle source de mouvement (d'où le vide poussé etc...) pour ne garder que l'effet des fluctuations. En 1948 quand cette expérience avec les plaques métalliques est proposée par le physicien Hendrik Casimir ce n'est qu'une expérience de pensée, absolument impossible à mettre en œuvre pour l'époque. Sauf qu'avec le temps et les progrès technologiques, on a pu tout de même réussir à mettre en place les conditions drastiques que l'expérience nécessite. Plusieurs réalisations de cette expérience ont été faites en 1958, en 1978 et dans la fin des années 90, de plus en plus précises avec le temps. Et là, les expériences sont un succès, les deux plaques se mettent à bouger un tout petit peu, et on a la preuve expérimentale que des choses, des particules fluctuent quantiquement, autrement dit "elles apparaissent et disparaissent comme par magie". Et forcément ça a mis le feu aux poudres. Avec une mauvaise vulgarisation, il n'y a qu'un pas pour que le grand public croie qu'on peut faire apparaître de l'énergie par magie. Pourquoi ce n'est pas possible Alors attention, ces fluctuations sont une réalité, ici je vais expliquer pourquoi extraire cette énergie n'est pas possible. Car en effet, si les plaques bougent c'est qu'il y a du mouvement alors si à la place des plaques on a un piston, paf on a un moteur ! Ce serait bien, mais voyons d'abord combien d'énergie on pourrait avoir : Si l'on a des plaques d'un mètre carré, ces plaques se mettent en mouvement donc reçoivent une certaine énergie. La théorie de l'effet Casimir prévoit que les plaques reçoivent une énergie de l'ordre du microjoule. Pour se rendre compte de ce que cette énergie représente, prenez un pointeur laser que l'on utilise pour faire des présentations au bureau, et allumez-le pendant 0,2 millisecondes (0,0002 secondes). C'est le temps que met un avion supersonique pour parcourir une dizaine de centimètres ! Eh bien l'énergie que votre pointeur laser a libérée pendant cette courte période c'est l'énergie que reçoivent en théorie les plaques de l'effet Casimir. Évidemment aucune chance de faire avancer une voiture avec ceci. Maintenant rappelez-vous les conditions drastiques que nécessite la mise en place de cette expérience. Imaginez la machinerie qu'il faut pour réaliser ces conditions, les pompes pour réaliser un vide aussi poussé, les matériaux nécessaires pour isoler de manière quasi-parfaite de la chaleur et de la lumière. Et tout ce qui est en jeu pour fabriquer tout cela... Pour avoir au final une énergie encore plus faible que celle prédite par la théorie. Dans une centrale électrique on dépense forcément de l'énergie, mais pour gagner encore plus d'énergie, et évidemment on fait en sorte que l'énergie reçue soit supérieure à l'énergie dépensée. Un générateur basé sur l'effet Casimir aurait le pire rendement de l'histoire de la science. Branchez une multiprise sur elle-même et ce sera plus productif. Évidemment, l'effet Casimir et toutes ses applications restent dans le domaine de la recherche en physique de pointe, on ne pourra rien en tirer si ce n'est que de la connaissance sur les fondements de l'univers. Alors on garde l'énergie du vide pour la science-fiction !
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