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  1. Le 17 novembre 2019, le premier cas de ce qui sera nommé le 11 février 2020 "Corona-Virus Disease 2019"1 par l'OMS est rapporté. Une nouvelle souche de coronavirus est vite identifiée : le SARS-CoV-2 pour « Severe Acute Respiratory Syndrome CoronaVirus 2 ». Le centre de cette nouvelle maladie est rapidement mis à jour. Il se situe dans la capitale de la province de Hubei à Wuhan, dont l'épicentre serait un marché grossiste de fruits de mer. Le monde est sur le point de connaître une épidémie mondiale. Tandis que la science chemine dans l’inconnu ou presque, les médias et les pensées se questionnent. A L'origine du SARS-CoV 2, est-elle naturelle ou artificielle ? Créer un virus en laboratoire est faisable. En 2002 des chercheurs sont parvenus à le faire avec un virus de la famille de la Polio. Entre temps, une multitude de virus, et notamment des coronavirus ont été reproduits. Cela dit, pour créer un nouveau virus2, ce n'est pas une mince affaire. Pour cela, il faut déjà partir de virus dont on connaît la séquence d'ADN (l"ensemble des nucléotides) qui le compose ; prendre une partie de la séquence qui nous intéresse sur le Virus 1 ; la coller dans la séquence du Virus 2 pour obtenir au final un Virus 3. Cela peut (sûrement) paraître simple en théorie, mais en génétique le CTRL+C CTRL+V ça n'existe pas et c'est bien plus complexe. On devrait même en fait parler de "re-séquençage" ou de fusion. Car oui, un virus ne peut être créé de toute pièce, comme on l'a vu, il faut deux virus dont on connaît la séquence et surtout suffisamment proches pour avoir une chance que cela fonctionne. Il y a d'ailleurs une théorie qui circule selon laquelle le Covid-19 serait un re-séquençage d'un coronavirus et du SIDA. En effet, une partie du code génétique du VIHB est présent dans le code du Sars-Cov-2. En revanche, le problème c'est que par rapport au code qui compose le Covid-19, cette séquence est infime. On peut retrouver 8 fois la séquence comprenant « TTAGTT » sur un peu plus de 30 000 caractères de séquence qui compose l’ensemble des nucléotides du Covid-19. Visualisation de la séquence du SARS-CoV-2 C Zoom sur une petite partie de la séquence du SARS-CoV-2 Il est ridicule de voir la présence de la séquence « TTAGTT » dans celle du CoViD-19 comme une preuve de manipulation. Au même titre qu'il est ridicule d’accuser un auteur de plagiat pour la présence du mot « crevette » dans un autre livre que le sien. La récursion3 d'un élément dans une suite linguistique, génétique ou mathématique longue n'est pas une preuve de quoi que ce soit. Dans un même domaine, elle est statistiquement inévitable. Pour mettre en pratique et voir de nos propres yeux à quel point trouver des redondances dans des séquences ADN ou ARN d'organismes complètement différent est commune, il existe des outils comme Blast (ici) qui permet de comparer n'importe quelle séquence de la base de donnée (ici) et d'en ressortir les récursion dans le code par comparaisons. Pour ma part, j'ai décidé de comparer le SARS-CoV-2 avec des bananes et voici une partie du résultat: Nous pouvons voir en vert la séquence que j'ai voulu comparer avec les bananes, en bleu toutes les espèces de bananes qui ont, au moins, une correspondance de séquence et en rouge notre grand gagnant avec une séquence de 24 protéines successives. À noter : une séquence de 24 protéines, c'est bien plus impressionnant, statistiquement parlant, que 8 fois une courte séquence de 6 caractères. Pourtant même avec notre banane, ce type de récursion n'est pas significatif et rentre de l'ordre du hasard. Vous pouvez vous amuser à trouver des correspondances avec tout et n'importe quoi ; et en voyant la complexité du génome du VIH, il y aura de fortes chances de trouver encore plus de correspondances en commençant la recherche depuis ce dernier. "Bon, c'est bien gentil tout ça mais, ce serait possible de créer le SARs-Cov 2 avec un virus de la même famille?" Les coronavirus, c'est pas nouveau non plus et en 2003 c'est aussi un coronavirus issu d'une chauve-souris qui était responsable du SARs (Le SARs-CoV), épidémie dont l'origine est la province de Hubei, principal épicentre des foyers de Corona-Virus. A cette époque, déjà, deux organismes locaux s’intéressent au problème. Le « Wuhan Institute of Virology » et le « Wuhan center for Disease Control & Prevention ». On peut d'ailleurs noter la multitude d'articles sur le sujet en 2003 et (pouvons ainsi) voir, dans une publication de juin 2003, une extrapolation sur le potentiel épicentre et les causes d'une future épidémie: En 2020, cette même équipe séquence le génome d'un nouveau virus trouvé 7 ans plus tôt, le RATG-13-BaCov. A ce jour, RATG13 est le plus proche parent du SARS-CoV-2 (CoViD-19) et partage 96.2% de son génome avec ce dernier. A ce stade, on pourrait se dire que, RATG-13 a tout à fait pu servir, via une manipulation de séquence du génome à l'élaboration du SARS-CoV-2 responsable de l’épidémie du Covid-19. Après tout, 96.2% de similitude du génome, c'est déjà pas mal. De même, pour le SARS-CoV de 2003 avec 76% de gène codant. En réalité non, les trois virus sont trop différents et pour illustrer ça, il faut observer l'arbre Phylogénétique des coronavirus. Arbre Phylogénétique de la grande famille des Béta-coronavirus. On peut voir sur l'image ci-dessus, la grande famille des « BETA-Coronavirus », c'est à dire l’intégralité de la famille des coronavirus d'origine animale et leurs séparations par spécificités. Il nous faut zoomer un peu pour voir ce qui nous intéresse, tout en bas vers la toute dernière branche qui est à peine visible. Arbre phylogénétique des Corona-Virus. Sur cet arbre phylogénétique de la famille des coronavirus, on peut voir, en jaune, la famille des SARS-CoV, là où se trouve, notamment, le virus responsable du SARS de 2003. En rouge, plus bas, la famille des SARS-CoV-2, découvert entre 2019 et 2020, responsable de la CoViD-19. On peut déjà écarter toute manipulation du SARS-CoV pour créer le SARS-CoV-2, bien trop différent l'un de l'autre. Il reste RATG13, le plus proche parent du SARS-CoV-2. Mais là encore, 3,8% du génome, c'est énorme. Il faudrait combler bien trop de séquences. Rappelons, à titre d'exemple, que entre l'Homme et le Chimpanzé nous avons 96% de similitudes génétiques. En génétique, même 1% c'est énorme. La probabilité de réussir à réécrire une aussi grande partie du génome du virus est extrêmement faible4. Il serait donc possible que le SARS-CoV-2 soit une création à partir du RATG13, aussi mince que soient les chances. Mais là encore, le reste coince et on va voir pourquoi. Le SARS-CoV-2 ne se comporte5 pas non plus comme un virus artificiel et pour vérifier ça, il faut se pencher sur la protéine de spicule du Virus Les protéines de spicule sont des petites proéminences6 qui permettent au virus de s'attacher aux récepteurs de la cellule qu'il souhaite infecter. Le problème, c'est que chaque récepteur de la cellule est en quelque sorte « codé » et tous les virus ne sont pas capable de décoder un récepteur. Les récepteurs changent selon les espèces, c’est pour cela que les virus ne se transmettent pas entre toutes les espèces. Il faut pour cela que leurs récepteurs soient en quelque sorte codés7 de la même façon. Pour craquer ce code, le virus va utiliser un autre code qui va lui servir de clé8. Ce code n'étant valable que sur des récepteurs du même type, il lui faut donc la bonne clé (Domaine de liaison du récepteur). Chez l'homme, le récepteur est codé par le gène ACE 2 (angiotensin-converting enzyme 2).D Ce fameux gène ACE 2, on le partage avec un certain nombre d'espèces, comme les cochons ; les chats9 ; les rats ; les singes et les pangolins notamment. Pour nous infecter nous les humains, le SARS-CoV 2 utilise donc une clé compatible avec le gène ACE 2 qui, en quelques sorte, protège nos cellules. Le hic c'est que cette clé n'est pas optimisée pour l’être Humain et c'est bien ce que l'on s'attend à observer sur un virus naturel. De plus cette clé semble être optimisée pour un autre espèce disposant elle aussi de récepteurs ACE2, le Pangolin. En effet, avec l’état actuel de l’ensemble des connaissances scientifiques produites10, il est fortement envisageable que le pangolin soit «l'intermédiaire11» qui a permis à RATG13 (en l'espace de 20 à 70 ans12) de trouver l'une des bonnes combinaisons pour infecter les cellules disposant du gène ACE2. Nous voilà donc en face d'un bon candidat au chaînon manquant du passage du virus de la chauve-souris à l'Homme. Cette « clé » que le SARS-CoV-2 utilise n'est vraiment pas optimisée pour l'être humain? Elle est certes efficace, mais aurait pu l'être bien plus d'après de recherches récentes. Ce qu'on pourrait attendre d'un virus artificiel, c'est, pour des raisons logiques, qu'il soit créé avec une clé se rapprochant, tout de même, le plus possible de la clé optimale, ce qui, encore une fois, n'est pas le cas pour la clé du SARS-CoV-2. Il existe des centaines de clé "optimales" pour l'être humain sur des centaines de milliers de clés différentes. Le SARS-CoV 2 ne dispose pas, heureusement, d'une de ces centaines de clés, car dans le cas contraire le taux d'infectiosité aurait été bien plus élevé. Pour finir, si l'on pourrait encore douter de l'implication du pangolin dans l’émergence du virus, des recherches et études menées dans la région de Hubei, près de Wuhan, après l'apparition de l’épidémie de COVID-19 ont mis à jour l’existence de deux nouveaux virus circulant au sein de la population de pangolin et utilisant la même clé que le SARS-CoV-2. Ces deux virus étant eux aussi des coronavirus, il est tout à fait possible que RATG13 se soit "servi" dans le patrimoine génétique du pangolin pour créer de nouvelles souches (en mutant) et ainsi permettre à une de ces souches de devenir infectieuse pour l'Homme. Conclusion Récapitulons : Nous avons vu que créer un virus en laboratoire, ce n'est pas impossible. Trouver des similitudes dans la séquence ARN avec d'autres organismes, c'est commun et cela n'a pas de valeur. Ave Banana! Nous connaissons assez bien l’arbre phylogénétique du virus pour comprendre son développement. Les recherches dans le domaine sont appuyées par les épidémies déjà passées Certaines données passées projetaient déjà le scénario actuel. Le Sars-Cov-2 n'est pas spécifiquement bien adapté pour l'être humain, même s'il reste efficace. Et enfin, on comprend déjà un peu comment il est passé d'une autre espèce à l'humain. Nous pouvons donc en conclure qu'avec toutes les données et les connaissances produites à ce jour, il n'est pas vraiment envisageable que le SARS-CoV-2 soit d'origine humaine. Il a émergé et se comporte5 tout à fait comme le ferait un virus naturel. N'oublions pas que dans la nature, il existe, sûrement, un nombre important de virus que nous n'avons pas mis en lumière, que tous ces virus disposent sûrement d'un patrimoine génétique bien plus vaste que ceux qui sont portés à notre connaissance. L’émergence de nouveau virus entraînant des épidémies au sein de diverses populations est quelque chose de récurrent. Pour le SARS-CoV-2, même s'il manque, à l'heure actuelle, encore quelques éléments, nous sommes déjà en capacité de retracer une partie du chemin qui a conduit la nature à le créer. Nous sommes en mesure de comprendre son évolution à travers notre histoire contemporaine. Depuis la découverte des premiers coronavirus humains, HcoV-229E (responsable en partie du Rhume) et HCoV-OC43 E dans les années 60 , ce n'est pas moins de sept souches différentes transmissibles à l'homme qui ont été découvertes, dont trois ont été responsables d'épidémies entre 2002 et 2019. Mais c'est bien la première fois que l'on connaît ce scénario avec une telle ampleur. Le doute pourra persister sur « le patient zéro16» et sur le point d'ancrage du début de cette épidémie, mais en aucun cas, des éléments à notre connaissance pourrait pencher en la faveur d'une création humaine. Pour finir et si vous le souhaitez voici quelques liens forum sur le même sujet: Se poser des questions est chose normale. Trouver des réponses, un besoin quasi-vital. Cela dit et surtout dans une telle crise13, il est important d’être capable de raison14. Si la question d'une origine artificielle du SARS-CoV-2 ne demande pas de réponses coûteuses en terme de temps et de moyens, certaines questions, qui se refusent de voir admettre leurs réponses, sont quant à elles vitales, coûteuses et font perdre énormément de temps en suggérant une vision fantasque d'une réalité qui pourtant, en ces moments, a bien besoin d'être juste15. Références Hors Texte. Carte interactive sur l’épidémie (test, cas, mortalité...) : https://gisanddata.maps.arcgis.com/apps/opsdashboard/index.html#/bda7594740fd40299423467b48e9ecf6 Données du GISAID regroupant le traçage de l’ensemble du génome de la famille des Hcov (et d'autres virus) avec mise à jour quotidienne :https://www.gisaid.org/epiflu-applications/nextflu-app/ Base de réflexion sur la comparaison d'une récursion linguistique face à une récursion au sein d'une séquence ADN : https://journals.aps.org/pre/abstract/10.1103/PhysRevE.52.2939 & https://ieeexplore.ieee.org/abstract/document/1578665 Outils: Sci-Hub ; BlastN ; Persée ; Google Scholar.
  2. En pleine pandémie mondiale, un des problèmes majeurs concerne la pénurie de masques de protection contre le virus. On trouve alors sur internet plein d'informations concernant les masques, et notamment à propos de leur fabrication maison. Les masques médicaux Il existe plusieurs modèles de masque. Premièrement, un masque chirurgical ne protège pas du virus, il est utile pour ne pas propager votre maladie. Pour se protéger d'un virus il faut un masque FFP (pour Filtering FacePiece). Il en existe trois types : Le masque FFP1 : c'est le masque de chantier. Il protège efficacement contre les poussières causées par le bricolage, quand on scie du bois, découpe de la faïence ou du béton, etc. Il filtre les grosses particules, les poussières. Le masque FFP2 pour se protéger d'un agent pathogène comme un virus. Il filtre les particules microscopiques, de la taille d'une cellule biologique (virus, bactérie). Le masque FFP3 est destiné pour filtrer les particules encore plus petites que les agents pathogènes : les nano-particules. L'utilisation la plus courante est contre les vapeurs d'amiante par exemple. Rappelons que le masque FFP2 est réservé au personnel de santé. Si vous n'exercez pas d'activité médicale, respecter le confinement et les gestes d'hygiène suffit amplement à vous protéger, vous et les autres. Les masques fait maison Vous l'avez compris, pour se protéger il faut appliquer le principe de la passoire. Pour avoir un masque efficace, comme le FFP2, il faut donc que les trous dans votre masque soit suffisamment petits pour ne pas laisser passer les virus, et suffisamment gros pour laisser passer l'air. Un simple masque en tissu, s'il peut bloquer les poils de chat et prévenir vos allergies, ne peut absolument pas bloquer un virus. Pour le cas du SARS-Cov2, on parle d'un "gros virus". Il est gros comparé à d'autres virus, mais il ne faut pas oublier que l'on parle d'un objet de 125 nanomètres. Soit 10 000 fois plus petit qu'un millimètre. Les mailles d'un tissu sont beaucoup trop larges pour empêcher les virus de passer. On parle aussi d'utiliser des filtres à café. Certes les filtres à café ont des mailles beaucoup plus petites qu'un tissu normal de vêtement. Mais là encore un filtre à café permet de filtrer des particules d'une taille d'une dizaine de micromètres (un centième de millimètre). C'est encore 100 fois trop large pour un virus (même un "gros"). Les rumeurs selon lesquelles un masque fait maison suffit pour se protéger sont donc bien évidemment fausses. Elles se propagent à partir de nids de pseudo-sciences, et relayées par des charlatans, comme le Pr Henri Joyeux. N'écoutez que les recommandations officielles et les scientifiques. Et dans ces cas là un peu de bon sens : si c'était aussi facile de se protéger d'un virus que de filtrer son café on n'aurait pas autant de problèmes. POUR EN SAVOIR PLUS : Un article de France Info abordant plusieurs sujets dont l'efficacité des masques. Epidémie de coronavirus : boissons chaudes, soleil, test à faire soi-même... Nous avons passé au crible les pseudo-conseils envoyés par un message viral WWW.FRANCETVINFO.FR Un document abondamment partagé prétend fournir des informations sur le virus ainsi que sur la manière de s'en prémunir. Il ne donne en réalité que des recommandations fausses ou sans fondement scientifique.
  3. Une vidéo complotiste virale sur le coronavirus circule en ce moment sur Facebook et YouTube, prétendant que les labos français auraient développé le coronavirus depuis 2004, puis diffusé à des fins économiques. EDIT : La vidéo a été supprimée de YouTube Point 1 Le Brevet. Ce fameux brevet européen de 2004 est celui d'une souche de l'épidémie de SRAS de 2003. Le brevet déposé par des scientifiques en 2003 vise non pas à protéger une "invention", mais à faire valoir le fait qu’ils sont les premiers à avoir réussi à isoler ce virus (ou une souche de celui-ci) en laboratoire, une étape fondamentale dans la recherche scientifique et la quête de traitements. En l'espèce, les inventeurs de cette souche de coronavirus prélevée à Hanoï au Vietnam l'ont isolé durant la lutte contre le SRAS en 2003. L'hôpital français de Hanoï est connu pour avoir lutté contre l'épidémie du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) en 2003, en confinant près de 40 patients et membres du personnel contaminés par le virus. Le virus est ainsi isolé et sa propagation est stoppée au Viêt Nam. En mai 2003, les membres du personnel de l'hôpital sont d'ailleurs décorés de la Médaille d'honneur pour acte de courage et de dévouement par le ministre français de l'Intérieur Nicolas Sarkozy. En fait les auteurs de cette vidéo confondent deux choses : Ils confondent le virus SARS-CoV de 2003 et le virus SARS-CoV-2 de 2019. Et ils confondent le virus SARS-CoV avec la maladie associée SRAS. Vous savez, tout comme le SIDA est la maladie associée au virus VIH. C'est sans doute la source de la confusion chez cet individu non-expert. D'ailleurs un passage du brevet qu'il cite à la minute 4:10 de sa vidéo illustre bien cette confusion chez lui : D'où la confusion sur le "nouveau coronavirus", associé à la maladie du SRAS. Ce sont deux choses différentes. Le virus SRAS et la maladie SRAS. Sources Point 1 : Brevet : https://patentimages.storage.googleapis.com/e0/4e/2e/09e238c87e2d20/EP1694829B1.pdf Sur l'hôpital français de Hanoi en 2003 (article archivé Libération 2003) : http://archive.wikiwix.com/cache/?url=https%3A%2F%2Fwww.liberation.fr%2Fsociete%2F2003%2F04%2F14%2F5e-mort-a-l-hopital-francais-de-hanoi_461454 Point 2 : Une invention ? Il accroche sur le mot "invention", "inventeur". En droit civil et droit de la propriété intellectuelle, un inventeur est aussi un découvreur. Ainsi on parle en droit de "l'inventeur d'un trésor" pour quelqu'un qui trouve un trésor. Ici les "inventeurs" du brevet sont donc les scientifiques qui ont réussi à isoler la souche du virus. Source Point 2 : https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/inventeur/44083 Point 3 : La laboratoire P4 et la théorie du virus fabriqué. Alors qu’est-ce qu’un laboratoire P4, ou BSL4 en anglais ? C’est un labo de recherche sur les maladies qui est susceptible d’étudier, sous haute sécurité, des agents pathogènes de classe 4, virus ou bactéries, qui sont très dangereux, comme les paramyxovirus, la variole ou Ebola. Des maladies bien plus dangereuses que notre coronavirus actuel SRAS-CoV-2 et son Covid-19. Il existe une trentaine de laboratoires P4 dans le monde, dont celui de Wuhan. C’est un laboratoire plutôt ouvert, en lien avec d’autres labos et d’autres scientifiques du monde entier, de France, mais aussi du laboratoire Galveston du Texas. Et c'est normal que le mari d'Agnès Buzyn ait été présent à l'inauguration puisqu'il était à cette époque le directeur de l'INSERM (institut de recherches médicales) et que le labo P4 de Wuhan a été fait en partenariat avec la France, justement suite aux diverses épidémies venues de Chine dont le SRAS, pour faire des recherches et y faire face plus efficacement. Le laboratoire est très bien sécurisé et rien ne prouve à ce jour qu'il y ait pu y avoir une fuite de virus. Et dans tous les cas, un très bon débunkage a été effectué sur l’origine artificielle du virus par le virologue Trevor Bedford, qui travaille justement sur le coronavirus aux États-Unis. Alors par contre son explication est vraiment très compliquée, avec des notions très pointues en sciences et en anglais, donc je vais essayer de vous résumer ça : Il dit que les différences génétiques avec l’ancêtre commun le plus récent sont concordantes avec les différences attendues dans une évolution naturelle, par mutation génétique aléatoire. Un virus modifié aurait probablement un ratio changé entre acides aminés et nucléotides. Les scientifiques changent habituellement certains nucléotides de façon à créer des changements dans les acides aminés, qui font ensuite produire au virus des protéines de nature différente. Mais pour le coronavirus, il n’y a que 14% des nucléotides qui altèrent les acides aminés correspondants, ce que l’on peut attendre d’un virus qui a évolué naturellement. Ce ratio est d’ailleurs sensiblement le même que pour le virus le plus proche génétiquement que l’on trouve chez la chauve-souris. Si vous vous sentez l’âme d’un biologiste je vous mets bien entendu le lien de l’explication du virologue dans les sources. Sources Point 3 : Sur l'inauguration du labo P4 en 2015 : https://www.francetvinfo.fr/sante/decouverte-scientifique/chine-nouvelle-etape-pour-le-premier-laboratoire-p4_2070431.html Point 4 : Les expériences sur les chauve-souris. Il confond avec un autre laboratoire visé par une autre théorie du complot, le laboratoire du Centre de prévention et du contrôle des maladies de Wuhan. Eux ont effectivement mené des expériences sur les chauve-souris. Mais de toute façon les experts pensent aujourd'hui que le virus n'est pas venu directement de la chauve-souris mais est passé par le pangolin. Sources Point 4 : Sur la théorie du complot sur l'autre labo : https://www.sciencesetavenir.fr/sante/le-nouveau-coronavirus-echappe-d-un-laboratoire-la-folle-rumeur-sur-le-web_141612 Point 5 : Pour se faire du fric ? Il affirme que tout est une question économique. Dans ce cas il faudra expliquer pourquoi ce super plan machiavélique a entrainé une chute totale de l'économie mondiale, et des centaines de milliards perdus pour tous les pays et toutes les grandes entreprises. Le groupe Sanofi-Pasteur par exemple, comme toutes les autres, a plongé en bourse de 94 à 71 euros l'action en 1 mois. Le vaccin n'existe pas encore, contrairement à ce qui est dit dans cette vidéo, il va probablement sortir dans plusieurs mois, de nombreuses équipes sont en concurrence pour le trouver et pour l'instant les équipes françaises ne sont pas forcément les plus avancées, contrairement à ce qui est dit dans cette vidéo, puisque les premiers tests ont été réalisés aux USA le 16 mars. En comptant les coûts de recherche, le vaccin rapportera peut-être quelques centaines de millions au labo qui le vendra, au mieux, mais ça sera loin de compenser les centaines de MILLIARDS que va coûter ce virus à tout le monde... C'est donc un motif complètement illogique. Sources Point 5 : Crash boursier à cause du coronavirus : https://www.boursier.com/actualites/economie/bourse-les-marches-terrasses-par-le-coronavirus-43387.html Actions Sanofi-Pasteur : https://www.google.com/search?client=firefox-b-d&q=actions+sanofi+bourse Etat de la recherche sur le vaccin et concurrence : https://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/coronavirus-ou-en-sont-les-recherches-sur-les-traitements-et-vaccins_2121201.html Toutes les recherches scientifiques sur le coronavirus en brut et en direct sur le site de l'OMS : https://www.who.int/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/global-research-on-novel-coronavirus-2019-ncov Conclusion : Rien ne va dans cette vidéo. Attention à toutes les rumeurs qui circulent en ce moment sur le coronavirus, écoutez les autorités de santé et les scientifiques, plutôt que Jean-Michou du 38 avec sa caméra à 2 balles et ses recherches de brevets sur google...
  4. A l'heure de la rédaction de cet article, l'Italie est un pays éteint à cause de la pandémie de coronavirus, et la France est sur le point de faire de même. On parle de couvre-feu militaire, de loi martiale, et surtout, on panique, pendant que d'autres minimisent encore et toujours les dangers. Faisons un point. La létalité Les dangers du coronavirus, et de manière générale d'une épidémie ou d'une pandémie sont multiple. Évidemment, le premier danger auquel on pense, est la capacité du virus ou de l'agent pathogène à tuer. Statistiquement cela ce traduit par la létalité. En moyenne le Covid-19 a une létalité de 3% à peu près, cela veut dire que statistiquement vous avez 3 chances sur 100 d'y rester si vous êtes infectés. Si cela est non négligeable, cela peu paraître peu, comparé à d'autres épidémies, comme les autres coronavirus : Pour cet aspect du danger il n'y a pas de solutions toutes faites : il faut trouver un remède. Pour le coronavirus, on a pas beaucoup de perspectives de remèdes. Ce qui nous expose a d'autres dangers... L'infectiosité Évidemment, le deuxième danger qui saute aux yeux c'est la capacité de l'agent pathogène à se propager. Bien sûr, plus il infectera de monde, plus il y aura de morts et autres séquelles. C'est bien évidemment pour cet aspect-là du danger que les mesures sanitaires sont faites (confinement, etc.). Si on n'est pas capable de contrer le premier danger (donc de trouver un remède), l'idée est d'au moins limiter le plus possible les dégâts. Mais le principal danger, le plus important n'est pas la létalité ou l'infectiosité, c'est un aspect beaucoup moins visible, qui rend les deux autres bien plus dangereux à leur tour... L'imprédictibilité L'évolution d'une population, quelle qu'elle soit, en l’occurrence une population de virus est soumise à la théorie du chaos. En effet, mettons qu'une personne infectée en infecte deux autres. A chaque contact le nombre d'infectés va alors doubler. Passant de 1 à 2, à 4, puis 8, 16, 32 etc.. C'est ce qu'on appelle à juste titre une propagation exponentielle. Quand une évolution de ce type est exponentielle, alors on dit que l'évolution est chaotique. Et la conséquence majeure c'est l'imprédictibilité. On pourra faire des calculs savants, on n'arrivera pas à prédire l'évolution future passé une certaine date, de la même manière que la météorologie ne peut pas prédire correctement le temps passés quelques jours. C'est exactement ce qu'il s'applique lors d'une épidémie, et encore pire lors d'une pandémie. La propagation du virus est alors rapidement changeante et presque impossible à prédire, rendant alors l'aspect de l'infectiosité bien plus dangereux. Conclusion C'est pour cela que les mesures sanitaires doivent être si drastiques. Les autres maladies, qui pourtant peuvent être bien plus létales et donc à première vue bien plus dangereuses, ne le sont pourtant pas forcément, et pour plusieurs raisons, qui dépendent des cas. Par exemple pour la rougeole, qui est pourtant terriblement infectieuse, nous possédons un vaccin. Bien que très largement insuffisante pour éradiquer définitivement cette maladie, la couverture vaccinale mondiale est suffisant pour stabiliser la propagation. Ce qui fait que la rougeole fait à l'heure actuelle beaucoup plus de mort et de dégâts que le coronavirus, mais n'est pas imprévisible. Ce qui fait que dans l'absolu, lorsque l'on parle de danger (et donc de risque) et non pas de conséquences établies, le coronavirus est un énorme danger à l'heure actuelle. Si jamais, pour une quelconque raison, la rougeole se mettait à se répandre de la même manière (chaotiquement) que le coronavirus, les mêmes mesures sanitaires seront alors prises, et elle devront d'ailleurs être bien plus autoritaires. Donc oui, le coronavirus touche moins de monde et fait beaucoup moins de morts que la simple grippe ou que bien d'autres maladies. Mais la pandémie est imprévisible, de là viennent les estimations pessimistes selon lesquelles le virus aurait pu contaminer 60 ou 80% de la population mondiale... parce que étant imprévisible, cela aurait pu être un scénario tout à fait possible. Cependant aucune raison de paniquer, suivez les actualités du ministère de la santé et de l'OMS qui sont les seules sources fiables. Suivez les recommandations, les lois et les décrets, restez chez vous, et tout ira bien.
  5. Mars 2020, l'épidémie de coronavirus apparue en Chine fin 2019 s'est largement répandue sur tout le globe. La panique se généralise, des régions sont mises en quarantaine, des précautions plus ou moins sévères sont prises dans les pays touchés. Cependant, certaines personnes minimisent le risque de ce virus, et les impacts que celui-ci pourrait avoir sur un bon nombre de domaine. Pour rappel, le coronavirus est une famille de virus en forme de couronne, d'où le nom, dont 7 peuvent infecter l'Homme. L'épidémie actuelle est causée par l'un de ces virus, le 2019-nCoV, qui peut provoquer le Covid-19, maladie se rapprochant de la grippe par ses symptômes, mais plus virulente, principalement chez les personnes de plus de 80 ans. Le 2019-nCoV a un impact important sur les services sanitaires de nombreux pays, notamment en Chine, où des hôpitaux sont surchargés, ce qui pourrait arriver d'autres pays, surtout l'Italie, qui est le deuxième pays le plus touché avec plus de 10 000 cas confirmés en date du 10 mars 2020. L'OMS a émit des précautions à prendre pour limiter la propagation du virus : Se laver les mains fréquemment ; Éviter les contacts proches ; Éviter de se toucher les yeux, le nez et la bouche ; Respecter les règles d'hygiène respiratoire ; Tenez-vous informé et suivez les conseils de votre médecin. Ces précautions sont valables pour les personnes non-infectées par le virus et les personnes ne présentant aucun symptôme. D'autres précautions sont prises par les pays pour éviter une propagation rapide du virus, comme l'interdiction des rassemblements en milieu confiné, l'annulation ou le report de grands évènements, la fermeture de certains établissements scolaires, voire la mise en quarantaine d'une région. Ces précautions ont été prises pour ralentir la propagation, le 2019-nCoV étant plus contagieux que la grippe, et également plus dangereux, notamment chez les personnes âgées, les personnes avec une comorbidité liée : immunodépression (liée à une maladie ou à un médicament), le diabète, les maladies cardiovasculaire (surtout l'hypertension), bronchite chronique, insuffisance rénale, etc. Ces précautions visent à protéger ces personnes, que vous côtoyez facilement dans la rue, dans les transports en commun ou dans certains lieux publics. Par exemple, la Belgique a mis en place le social distancing pour limiter la propagation du virus sur son territoire, et ainsi éviter la surcharge des services hospitaliers, en aplatissant la courbe de la maladie, autrement dit : répartir les hospitalisations sur une période de temps plus grande pour éviter que des lits viennent à manquer. À l'heure actuelle, l'Italie a complètement été mise en quarantaine jusqu'au 3 avril 2020. D'autres pays espèrent éviter ce scénario, et encouragent le télé-travail, si cela est possible, et demandent de limiter les déplacements, à l'exception des déplacements pour se rendre au travail ou pour des raisons de santé. Certaines idées reçues se propagent sur les réseaux sociaux, notamment sur les traitements possibles à cette maladie. L'OMS a tenu à démentir ces rumeurs, et pour cela, je vous renvoie directement sur leur site : En finir avec les idées reçues WWW.WHO.INT Quant au masque, il est inutile si vous n'êtes pas malade ou en contact avec une personne malade. Une fois de plus, je vous renvoie au site de l'OMS qui explique l'utilité du masque, et comment s'en servir correctement : Nouveau coronavirus (2019-nCov) : conseils au grand public – Quand et comment utiliser un masque ? WWW.WHO.INT La situation évolue rapidement, tenez-vous informés auprès des médias pour les annulations et les comportements à adopter, et rendez-vous régulièrement sur le site de l'OMS, qui reste la meilleure source sur la maladie et la pandémie.
  6. Depuis la mise en ligne de ce message, la situation a évolué, le Covid-19 est bien pire qu'une grippe, de nouveaux symptômes sont découverts, même non-respiratoires, n'hésitez pas à vous informer directement sur le site de l'OMS Vous n'avez pas pu passer à côté ces dernières semaines, à moins de vivre dans une grotte. Depuis fin décembre 2019, une épidémie est déclarée, et elle est causée par la souche 2019-nCoV. Rapidement, la psychose s'empare des réseaux sociaux, mais est-elle rationnelle ? Avant de parler de cette souche précise, il est toujours bon de rappeler ce qu'est un coronavirus. Il s'agit d'une famille de virus, pouvant provoquer diverses maladies chez les animaux et chez l'Homme, et il s'agit de maladies zoonotiques, autrement dit, elles se transmettent de l'animal à l'Homme. À ce jour, nous connaissons 7 souches pouvant atteindre l'être humain, dont 4 sont propres à notre espèce et 3 autres provenant d'un animal. Comment savoir si on est infecté ? Les symptômes d'une infection au coronavirus sont typiquement de la fièvre, une toux, des essoufflements et des difficultés respiratoires. Dans les pires cas, cela peut provoquer des pneumonies, comme pour le 2019-nCoV, des difficultés respiratoires aiguës, des insuffisances rénales, et peut aller jusqu'à la mort. Ces seuls symptômes ne suffisent pas à savoir si on est infecté par un Coronavirus ou pas, mais si vous pensez en être atteint, surtout lorsque vous revenez d'une région très atteinte, appelez votre médecin ou composez le numéro d'urgence de votre pays/région, et expliquer la situation, différents tests médicaux permettront de trancher entre une infection au Coronavirus et une simple grippe saisonnière. La pneumonie de Wuhan Pour revenir à l'actualité, la pneumonie de Wuhan est une maladie causée par une nouvelle souche du coronavirus, le 2019-nCoV. Il s'agit de la 7ème souche détectée pouvant atteindre l'Homme, et la 3ème souche zoonotique. Cependant, l'origine exacte du virus reste inconnue, nous savons simplement que les premières traces viennent de Wuhan, en Chine, dans un marché où plusieurs animaux étaient mis à la vente, ce qui laisse penser à une origine animale de cette souche. Pourquoi cette épidémie fait-elle peur ? La seule raison de cette psychose est vraisemblablement le fait que ce virus vient seulement d'entrer dans la liste des virus connus. En date du 1er février 2020, le virus a touché plus de 12000 personnes, mais n'en a tué "que" 259, le taux de mortalité de l'épidémie n'est que de 2,15%, un nombre relativement faible comparé aux autres épidémies de coronavirus telles que le MERS-CoV et le SRAS, qui avaient respectivement un taux de létalité de 37% et 15%. 2019-nCoV se propage juste vite, mais il ne tue que peu de personnes, surtout les plus fragiles, comme les personnes âgées et les immunodéprimées. Comment s'en protéger ? Cette nouvelle souche a une contagiosité modérée, donc elle peut se propager comme la grippe, bien que moins facilement. Il reste difficile de s'en protéger, mais les gestes à effectuer restent les mêmes que pour la grippe : se laver les mains, se couvrir la bouche - de préférence avec le bras - quand on tousse ou éternue, bien cuire les viandes et les œufs, et éviter les contacts étroits et/ou prolongés avec une personne malade. Lorsqu'on est malade, on peut empêcher la transmission de microbes en portant un masque chirurgical, et en se lavant les mains régulièrement. POUR EN SAVOIR PLUS ...quelques vidéos explicatives. Sources https://www.who.int/fr/health-topics/coronavirus/coronavirus https://www.info-coronavirus.be/fr/faqs/ https://gisanddata.maps.arcgis.com/apps/opsdashboard/index.html#/bda7594740fd40299423467b48e9ecf6 https://fr.wikipedia.org/wiki/Épidémie_de_coronavirus_de_2019-2020
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