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  2. “Les paroles de Wade sont sans appel. Il ne parle pas au hasard ; il a en main des éléments factuels incontestables. Qui s'en étonnera ? Oswald étant coupable, il est normal que les éléments que trouvent les enquêteurs pointent tous vers lui. Tout est simple, dans cette affaire. Et tout était déjà dit dans les heures qui ont suivi l'assassinat.” (François Carlier) FRANÇOIS CARLIER, AUTEUR DE ELM STREET. L'ASSASSINAT DE KENNEDY EXPLIQUÉ François Carlier est probablement la plus mauvaise source sceptique sur l'assassinat de Kennedy. Défenseur acharné de la seule culpabilité de Lee Oswald dans le crime de Dallas, il fut l'un des membres fondateurs du Cercle zététique. Dans son ouvrage, sorti en 2012, il défendait – sans aucun scepticisme – le jugement du procureur de district du comté de Dallas Henry Wade. Carlier écrivait, page 342, que les paroles du procureur étaient "sans appel" quant à la culpabilité d'Oswald dans l'assassinat (en citant ce qu'avait déclaré publiquement Wade ce week-end-là) et que, finalement, tout est "simple" dans cette affaire... EXTRAIT DE LA PAGE 342 DU LIVRE ELM STREET. L'ASSASSINAT DE KENNEDY EXPLIQUÉ Mais est-ce vraiment aussi simple, comme voudrait nous le faire croire Monsieur Carlier ? Le journaliste Joseph McBride, auteur de Into the Nightmare (Hightower Press, 2013) – qui a étudié pendant plus de trente ans le dossier et qui a eu l'opportunité d'interroger l'ancien procureur texan – nous apprend que Henry Wade avait admis les failles du dossier contre Oswald pour avoir prétendument tiré sur le président. De même que les hommes clés des forces de l'ordre n'ont pas été capables de rassembler des preuves convaincantes contre Oswald lorsque McBride les avait interrogés en détail. Wade a déclaré à la commission Warren que dès le 23 novembre, il avait "l'impression que le dossier était presque sans espoir" (voir référence I) contre Oswald pour avoir tiré sur le président Kennedy. Wade a dit à la commission : "Je n'étais pas sûr de prendre une plainte." (référence II) Wade finira par avoué à McBride : "J'ai probablement fait beaucoup d'erreurs." Henry Wade a déclaré qu'il pourrait non seulement ne pas avoir gagné un procès accusant Lee Harvey Oswald du meurtre du président, mais qu'il pourrait même ne pas avoir choisi de déposer un dossier ! Le procureur Wade a exprimé de nombreux doutes sur l'affaire dans son long témoignage devant la commission Warren en 1964. Il a témoigné d'avoir averti au chef de la police Jesse Curry le matin du 23 novembre qu'"il n'y a peut-être pas d'endroit aux États-Unis où vous pouvez essayer avec toute la publicité que vous obtenez". (référence III) Wade a dit qu'il avait "l'impression que c'était presque un cas désespéré" (référence I) après que Curry, ne tenant pas compte de ses avertissements de ne pas faire diffuser autant de preuves par le service de police, soit allé à la télévision nationale cet après-midi-là pour discuter des preuves du FBI censées relier Oswald à l'arme du crime. Wade a longuement débattu devant la commission de la difficulté d'obtenir une condamnation d'Oswald après que la police ait à ce point entaché la liste des jurés potentiels en paradant et en discutant des prétendues preuves en public, ce qui était leur pratique habituelle mais qui, dans ce cas, leur a apporté une énorme audience mondiale. Wade a déploré cette pratique comme étant contre-productive, bien qu'il ait également été coupable de l'avoir fait ce week-end-là. Wade a admis que lors de sa propre conférence de presse du 24 novembre, après la mort d'Oswald, "j'ai été un peu inexact sur une ou deux choses, mais c'était à cause des communications avec la police... Je n'ai fait que répéter ce que je savais, ce qui était probablement pire que rien." (référence IV) Bien que son témoignage parfois alambiqué et cryptique puisse faire l'objet de diverses interprétations, selon ma lecture, les préoccupations initiales qu'il a témoignées avant d'être informé par la police de leurs preuves ("Je n'étais pas sûr de prendre une plainte") ont refait surface plus tard et ont continué à le tourmenter. Il a déclaré à la commission : "Je dirai que le capitaine Fritz est l'homme le plus apte à résoudre un crime que j'aie jamais vu, à trouver le coupable, mais il est le plus mauvais dans l'obtention de preuves que je connaisse, et je suis plus intéressé par l'obtention de preuves, et c'est là que se situe notre principal conflit." (référence V) LE PROCUREUR DE DISTRCIT HENRY WADE DANS SON BUREAU Wade, avec tous ses défauts, était un procureur méfiant, intelligent et rusé. McBride l'a soigneusement interrogé dans son bureau en 1992, après qu'il ait quitté son long mandat, alors qu'il pratiquait encore le droit à Dallas. McBride a commencé par lui poser des questions directes, puis s'est lâché dans une série de questions difficiles qui ont suscité des réponses remarquablement franches (comme "j'ai probablement fait beaucoup d'erreurs"), ainsi que certaines de ses dérobades habituelles et une certaine ignorance apparente. Il est possible qu'il ait été mal informé sur certaines questions – il était connu pour ne pas s'attarder sur les faits des affaires – mais il a fait des révélations importantes au cours de leur entretien. Wade, un ancien agent du FBI, a révélé qu'Oswald avait parlé avec l'agent spécial du FBI James Hosty, "un jour ou deux [avant l'assassinat], je ne sais pas exactement". C'était une révélation remarquable, si elle est vraie. Le FBI a admis qu'Oswald s'était présenté à son bureau de Dallas avec une note, dite menaçante, le ou vers le 12 novembre. Mais le Dallas Morning News a rapporté le matin du 24 novembre – dans son édition du dimanche publiée alors qu'Oswald était encore en vie – qu'il avait parlé avec le FBI le 16 novembre. Ce compte-rendu a été oublié depuis des années jusqu'à ce que McBride le déniche dans le microfilm des journaux. Mais si Wade a raison, et qu'Oswald était en contact encore plus étroit avec le FBI avant le 22 novembre, cela renforce les nombreuses preuves selon lesquelles Oswald était un informateur. LE SUSPECT PRINCIPAL DU CRIME DE DALLAS LEE HARVEY OSWALD Je tiens à attirer l'attention des lecteurs sur le documentaire The Thin Blue Line (1988) qui met en avant les acteurs des affaires Kennedy et Tippit, Henry Wade et Gus Rose. Le grand documentaire d'Errol Morris a permis de libérer Randall Dale Adams de prison, accusé à tort d'avoir tué Robert Wood, un policier de Dallas, en 1976. Cette accusation avait été portée avec des preuves frauduleuses et forcées par le bureau de Henry Wade. Morris a réussi à obtenir des aveux virtuels sur bande audio de la part du véritable tueur, David Harris. Le documentaire a mis en lumière le laxisme et la corruption endémiques du bureau de Wade. Depuis, beaucoup d'encre a coulé sur la façon dont Wade et ses procureurs adjoints inculpaient et condamnaient régulièrement des suspects innocents, parfois pour des crimes capitaux. Rétrospectivement, cela met en lumière la façon dont ils ont acculé Oswald et, malgré toutes les faiblesses de l'affaire, ont planifié son exécution, sur la base d'accusations fabriquées de toutes pièces. Gus Rose, qui était l'un des détectives impliqués dans cette mascarade impliquant Oswald, est interviewé dans The Thin Blue Line. Adams raconte à Morris que Rose lui a fait subir un interrogatoire au troisième degré pour le faire avouer, en le menaçant d'un pistolet ; on voit ensuite Rose mentir allègrement sur ce qu'il a fait à Adams. Morris a travaillé comme détective privé et a réalisé des exploits remarquables en amenant un large éventail de personnes (y compris des fonctionnaires) à confesser leurs crimes et autres comportements antisociaux devant la caméra. The Thin Blue Line fait écho à l'affaire Tippit à bien des égards, notamment sur le plan visuel, en décrivant le meurtre d'un officier de police de Dallas dans une rue calme de la ville et en exposant l'accusation d'un innocent pour ce crime. Il est remarquable que dans les deux cas, la police de Dallas et le bureau du procureur aient préféré rejeter la faute sur les mauvais hommes plutôt que d'attraper les véritables meurtriers de leurs collègues policiers. Le bilan de Wade en tant que procureur de 1951 à 1987 est abyssal et honteux. Le procureur du comté de Dallas de 2007 à 2015, Craig Watkins, a aidé à libérer trente-trois personnes condamnées à tort par Wade et son bureau. Watkins a enquêté sur environ cinq cents cas suspects dans lesquels il y avait des raisons de soupçonner une condamnation injustifiée par le bureau de Wade et il y a des preuves ADN encore disponibles à tester. Ironiquement, une grande partie de ces preuves qui ont permis de libérer des innocents ont été préservées par Wade lui-même. Son régime a été une terrible période d'injustice à Dallas, et Watkins a essayé de rattraper le coup. LE PROCUREUR DE DISTRCIT DU COMTÉ DE DALLAS CRAIG WATKINS Les déclarations de Wade en réponse aux questions de McBride ne sont rien moins qu'époustouflantes et un avocat de la défense avisé se serait fait un nom en démontant l'acte d'accusation contre Oswald. Cependant, ce n'est qu'une petite pièce du puzzle que McBride assemble pour montrer le manque de preuves, les preuves dissimulées, les informations cachées et diverses autres anomalies qui rendent la théorie du tireur isolé encore plus ridicule. le procureur Henry Wade s’était chargé de clore de manière définitive les trois jours les plus mouvementés de l’histoire de Dallas : "Il est indiscutable que Lee Harvey Oswald était l’assassin du président Kennedy... Maintenant que le seul coupable est mort, l’instruction doit naturellement cesser." Dans son empressement à oublier, le procureur texan venait de commettre une erreur de jugement. La mort de Lee Harvey Oswald n’était pas une fin mais juste un long commencement... BIBLIOGRAPHIE Articles Une surprenante croisade contre les condamnations injustifiées NPR Cookie Consent and Choices WWW.NPR.ORG À Dallas, l'ADN a changé In Dallas, the DNA has changed WWW.CHICAGOTRIBUNE.COM Les nouveaux dossiers du procureur de Dallas : Craig Watkins contre Henry Wade The new Dallas DA Files: Craig Watkins vs. Henry Wade WWW.KENNEDYSANDKING.COM Over forty years after the fact, the public is still learning that trusted officials are keeping private potentially important records dealing with th... Le Dossier Adams The Thin Blue Line (1988 film) - Wikipedia EN.WIKIPEDIA.ORG Dossiers Procureurs et victimes : Pourquoi les condamnations injustifiées sont importantes https://web.archive.org/web/20200709173823/https://scholarlycommons.law.northwestern.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=7576&context=jclc Archives Fondation Mary Ferrell, documents sur l'assassinat de JFK JFK Assassination Documents WWW.MARYFERRELL.ORG Le Centre de recherche et d'archives sur les assassinats ASSASSINATION ARCHIVES – AND RESEARCH CENTER AARCLIBRARY.ORG AND RESEARCH CENTER Références I. Auditions de la commission présidentielle, volume V, témoignage de Henry Wade, p. 228 II. ibid., p. 230 III. ibid., p. 229 IV. ibid., p. 237 V. ibid., p. 218. Livres Sylvia Meagher, Accessories After the Fact, The Warren Commission, the Authorities, and the Report on the JFK Assassination, Vintage Books, 1967 Gerald D. McKnight, Breach of Trust, How the Warren Commission Failed the Nation and Why, University Press of Kansas, 2005 François Carlier, Elm Street, L'assassinat de Kennedy expliqué, Publibook, 2012 Joseph McBride, Into the Nightmare, My Search for the Killers of President John F. Kennedy and Officer J. D. Tippit, Hightower Press, 2013.
  3. “Je n'aime pas prendre l'habitude de commenter une réfutation de quelque chose que j'ai écrit, mais dans le cas de l'article de Joseph McBride "Dale Myers et ses ‘soi-disant preuves’" posté sur le site de Jim DiEugenio (ironiquement et absurdement appelé, Citizens For Truth About the Kennedy Assassination), je vais faire une exception.” (Dale K. Myers) DALE K. MYERS Certains débatteurs de l'affaire Kennedy se livrent à des démonstrations émotionnelles improductives et les critiques raisonnables se transforment souvent en diatribes de faits partiels déformés par des attaques personnelles. L'animateur et auteur Dale K. Myers, récompensé par un Emmy Awards, ne fait pas exception à la règle. Son utilisation d'un jargon hyperbolique et son rejet de ceux qui ne sont pas d'accord avec ses conclusions commencent par le terme "conspirati". Les insultes commencent sans aucune citation suffisante de sources pour contester les affirmations qui offensent Myers et il prétend qu'un autre site Web est "absurde" sans présenter au moins une preuve tacite de son accusation. Il affirme avoir “martelé les affirmations ridicules et non étayées sur la fusillade de Tippit faites dans son récent livre [celui de Joseph McBride], Into the Nightmare”. Après avoir cité brièvement le texte incriminé, Myers entame sa prochaine attaque chargée d'insultes sans preuve substantielle. “Alerte au sarcasme : Mais, bien sûr... J'ai écrit le titre puis j'ai travaillé à l'envers. Avez-vous déjà lu quelque chose d'aussi insensé ? Quel genre de crétin pense comme ça ? [...] Apparemment, dans le monde des amateurs de complots, commencer par une thèse préétablie est monnaie courante, tout comme l'est apparemment la notion de projection de sa propre faiblesse sur les autres...” Encore une fois, Myers ne propose pas de contester les affirmations de McBride avec des preuves, il est possible que la citation de ses preuves rende ces affirmations inefficaces. Au lieu de cela, il se livre à des attaques personnelles sur la santé mentale de McBride et le traite de "crétin" pour son désaccord. Myers commence alors sa diatribe en affirmant que tous ceux qui prônent la conspiration ont les problèmes dont il affirme que McBride souffre. Il semble que cette malheureuse diversion ne soit qu'une spéculation émotionnelle, car il décide ensuite que la critique de McBride est une "râlerie" et utilise une autre affirmation dédaigneuse popularisée par les critiques du complot, les "amateurs". Si certains critiques consacraient autant de temps à présenter des preuves vérifiées qu'à inventer un nouveau jargon péjoratif, l'affaire serait peut-être moins contestée. Myers complète ensuite ce badinage insultant en traitant McBride de "stupide", ce qui n'est pas le commentaire le plus primé. VUE AÉRIENNE DE LA SCÈNE DU MEURTRE DE J. D. TIPPIT DANS LES DOSSIERS OFFICIELS “McBride ne peut s'empêcher d'attaquer mon travail sur ordinateur en le qualifiant de trompeur et de pseudo-scientifique – ce qui montre son ignorance générale de la technique et sa volonté de rejeter mon travail comme n'étant rien de plus qu'un laquais du gouvernement se rangeant derrière la ligne officielle du parti – une réplique typique des propagandistes qui se délectent de la croyance qu'eux seuls peuvent voir que l'Empereur n'a pas d'habits – une croyance basée uniquement sur leur propre vision déformée du monde.” Comme je ne prétends pas être une experte de ces techniques choisies, j'aurais quelques questions à poser. Combien d'autres experts scientifiques et technologiques indépendants ont examiné et soutenu le travail de Myers ? Myers peut-il offrir des preuves et son analyse détaillée à la vue et à la critique du public ? Si Myers peut fournir ces vérifications ou des vérifications similaires pour une inspection publique, cela pourrait largement trancher la question. Cependant, faire des spéculations audacieuses sur le fait que les autres sont des “propagandistes qui se délectent de la croyance qu'eux seuls peuvent voir... basée uniquement sur leur propre vision déformée du monde” est un non-sens hyperbolique visant à juger largement ceux qui contestent Myers comme étant intrinsèquement défectueux. Je ne jugerais ni Myers ni McBride sur la base de spéculations, en particulier de spéculations personnelles qu'aucun ne peut étayer à partir d'un seul article. Cependant, les idées erronées doivent être exposées et critiquées si elles ne sont pas vérifiées et de nombreux défenseurs de la conspiration, malgré les déclarations de Myers, ne sont pas des "propagandistes" et ne possèdent pas une vision déformée du monde. Certains partisans de la conspiration, tout comme certains critiques, sont bien informés et ont des idées raisonnables, mais le fait que Myers rejette ses critiques avec des affirmations erronées ressemble ironiquement aux affirmations concernant le point de vue de McBride sur l'analyse informatique proposée par Myers. LA SCÈNE DE CRIME DE J. D. TIPPIT APRÈS SA FUSILLADE EN 1963 “Stop ! S'il vous plaît, devons-nous répéter cela encore une fois ? Tippit a été abattu à environ 13 h 14 min 30 s. comme je l'ai démontré avec des preuves réelles et crédibles dans With Malice. Il n'y a aucun doute que la fusillade n'a pas pu avoir lieu dès 13 h 09 comme l'affirme McBride – qui a répété cette accusation sans plus qu'un vœu pieux pour l'étayer. Ici, McBride se contente de répéter son affirmation sans fondement (et franchement impossible) comme si cela suffisait à réfuter efficacement toutes les preuves contraires que j'ai présentées dans With Malice”. Je suis d'accord avec Myers sur le fait que plusieurs éléments de suspicion et de témoignages pourraient soutenir le fait qu'Oswald aurait tiré sur J. D. Tippit, mais quelques problèmes de preuve avec cette thèse concernant la mort de l'officier sont assez importants. (voir les références I, II, III, IV, et V) Les officiels n'ont pas pu établir que l'arme d'Oswald a tiré les coups de feu en raison de modifications, le témoin T. F. Bowley a déclaré avoir observé l'officier Tippit abattu dès 13 h 10, alors qu'un rapport du DPD indique que Tippit serait mort à 13 h 15. (références VI et VII) Peut-être qu'au lieu de se contenter de faire référence à son livre, Myers pourrait partager les preuves les plus pertinentes pour examen. La déclaration de T. F. Bowley est antérieure de quatre minutes à la chronologie de Myers et rendrait certaines affirmations indéfendables si elles étaient vérifiées. Ainsi, la possibilité de contestation de l'heure de la fusillade n'est ni insensée ni une vue déformée comme le prétend Myers. Le recours malheureux aux généralisations et aux insultes fait fi du discours raisonnable et certaines preuves originales et officielles ne soutiennent pas les affirmations de McBride ou de Myers. Dale Myers bloguait en 2014 : “Croy a dit [à moi] qu'un individu inconnu lui avait remis un portefeuille mais qu'il ne savait pas où il avait été trouvé.” Dale Myers bloguait ensuite en 2020 : “Croy m'a dit qu'un homme blanc non identifié lui a donné le portefeuille et a dit qu'il l'avait trouvé "DANS LES BUISSONS".” Maintenant, Monsieur Myers, pourquoi faites-vous des choses comme celle-ci ?! Bien que Myers prétend examiner correctement de nombreux aspects de la fusillade de Tippit, l'exemple ci-dessus pourrait remettre en question tout ce que Myers a jamais dit. C'est littéralement incroyable. Myers ne semble pas vouloir ou se désintéresser de la présentation des faits bruts. Au lieu de se contenter de présenter quelques éléments de preuve à l'appui de ses affirmations, il se lance dans des diatribes contre la capacité mentale de ses détracteurs. Parfois, Myers semble avoir des idées viables et a utilisé des preuves pour les soutenir, mais il ne tient pas compte des preuves primaires contestées et de ceux qui pourraient ne pas être d'accord. Tous les faits devraient être pris en considération et ni les critiques ni les partisans ne possèdent la lumière au-delà d'une inspection impartiale. Là où les insultes sonnent creux, le discours raisonnable peut réussir. Cordialement, Anastasia de Lisy BIBLIOGRAPHIE Articles McBride's Folly: How the conspirati avoid the truth about the murder of Officer J.D.Tippit JFK Files: McBride's Folly: How the conspirati avoid the truth about the murder of Officer J.D.Tippit JFKFILES.BLOGSPOT.COM by DALE K. MYERS I don’t like to get into the habit of commenting on a rebuttal to something I wrote, but in the case of Joseph McBride... Solving the Tippit Murder's Wallet Mystery: How the Truth Got Twisted into the Big Lie JFK Files: Solving the Tippit Murder's Wallet Mystery: How the Truth Got Twisted into the Big Lie JFKFILES.BLOGSPOT.COM by DALE K. MYERS Fig. 1 – Oswald's arrest wallet. [Dale K. Myers] It’s been all over the Internet since a Dallas television broa... Emory Austin, his daughter Mary, and the Tippit Murder A previously unknown witness to the Dallas policeman’s killing tells her story JFK Files: Emory Austin, his daughter Mary, and the Tippit Murder JFKFILES.BLOGSPOT.COM A previously unknown witness to the Dallas policeman’s killing tells her story Emory Austin in 1960 and his daughter Mary, at age 16.... Dossiers Did Oswald Shoot Tippit? A Review of Dale Myers' Book With Malice: Lee Harvey Oswald and the Murder of Officer J.D. Tippit https://miketgriffith.com/files/malice.pdf Documents Mary Ferrell Foundation, JFK Assassination Documents JFK Assassination Documents WWW.MARYFERRELL.ORG The Assassination Archives and Research Center ASSASSINATION ARCHIVES – AND RESEARCH CENTER AARCLIBRARY.ORG AND RESEARCH CENTER Références I. Rapport de la commission des présidents, chapitre 4, L'assassin, Le meurtre du patrouilleur J. D Tippit, p. 157 II. Collection JFK du département de la police de Dallas, boîte 1, dossier 6, déclaration manuscrite de Sam Guinyard, (s.d.) III. Collection JFK du département de la police de Dallas, boîte 1, dossier 6, déclaration manuscrite de Virginia Davis, 22 novembre 1963 IV. Auditions de la commission présidentielle, volume VI, témoignage de Domingo Benavides, pp. 447–449 V. Auditions de la commission présidentielle, volume III, témoignage de William Scoggins, p. 334 VI. Rapport du comité restreint de la chambre des représentants des États-Unis sur les assassinats, annexe volume VII, constatations et conclusions du panel sur les armes à feu concernant l'assassinat de Kennedy, le meurtre de Tippit, pp. 373–378 VII. Auditions de la commission présidentielle, volume XXIV, pièce à conviction de la commission numéro 2003, déclaration sous serment de T. F. Bowley, p. 202. Livres Sylvia Meagher, Accessories After the Fact, The Warren Commission, the Authorities, and the Report on the JFK Assassination, Vintage Books, 1967 Gerald D. McKnight, Breach of Trust, How the Warren Commission Failed the Nation and Why, University Press of Kansas, 2005 Dale K. Myers, With Malice, Lee Harvey Oswald and the Murder of Officer J. D. Tippit, Oak Cliff Press, 1998 (édition mise à jour, 2013) Joseph McBride, Into the Nightmare, My Search for the Killers of President John F. Kennedy and Officer J. D. Tippit, Hightower Press, 2013.
  4. L'auteur Dale K. Myers déclare dans son article du mercredi 22 novembre 2017 que "L'inspecteur de la police de Dallas, qui était l'enquêteur principal dans l'affaire du meurtre de Tippit, James R. Leavelle, m'a dit que Mme Markham aurait été un bon témoin jusqu'à ce que les amateurs de conspiration s'en emparent et la retournent." Helen Louise Markham (1922 – 2000) Premièrement, nous sommes des chercheurs, des journalistes d'investigation ou encore des historiens, pas des "amateurs de conspiration". Et deuxièmement, nous n'avons même pas eu besoin de lui faire quoi que ce soit, elle était un mauvais témoin sans qu'aucun chercheur ne lui parle. Elle... ➞ Elle a affirmé que le tueur marchait vers l'est — ce qui n'était pas le cas. ➞ Elle a affirmé que le tueur s'est penché sur la fenêtre ouverte de la voiture — elle était fermée. ➞ Elle a affirmé qu'il y avait DEUX coups de feu — ce n'était pas le cas. ➞ Elle a affirmé que Tippit lui a parlé — il a été tué sur le coup. ➞ Elle a affirmé être restée seule avec le corps pendant 20 minutes — une foule de spectateurs s'est rapidement rassemblée. ➞ Elle a affirmé que Lee Harvey Oswald l'a regardée fixement lors de l'identification — c'est impossible car il était derrière un écran en nylon à sens unique. ➞ Elle a affirmé que “le tireur lui avait dit de le laisser [Tippit] tranquille ou il la tuerait” — le tueur ne lui a jamais parlé. ➞ Elle a affirmé avoir essayé d'appeler à l'aide sur la radio de la police — elle ne l'a pas fait. ➞ Elle a prétendu que Tippit était encore en vie quand il a été mis dans l'ambulance — ce n'était pas le cas. ➞ Elle a ensuite déclaré qu'elle avait “mis son manteau long à carreaux rouges et noirs sur lui [le corps de Tippit]“ — elle ne l'a pas fait. ➞ Elle a plus tard affirmé que le tueur “est passé par-dessus la barrière et a descendu l'allée” — ce n'est pas le cas. Mme Markham a été qualifiée de "cinglée" par un membre du personnel de la commission Warren et de nombreux mémos internes de la commission indiquent que la commission Warren n'avait aucune foi en Mme Markham et en son histoire. Les "amateurs" n'ont rien à voir avec cela. Cette déclaration donne une image très négative de Leavelle et de ses capacités d'enquêteur. ➥ So, Mr. Myers, she was indeed a terrible witness without any “buffs getting ahold of her”. Nice try. Doesn’t work. Il y a 25 ans aujourd'hui, nous avons tragiquement perdu le principal expert mondial sur le meurtre de l'agent J. D. Tippit, Larry Ray Harris. Larry Ray Harris (1952 – 1996) Il avait écrit un livre sur Tippit, mais l'a finalement condensé en un article : Tippit DEEPPOLITICSFORUM.COM Lisez sa notice nécrologique ici : showDoc.html WWW.MARYFERRELL.ORG SOURCES L'article de Dale K. Myers, When J.D. Tippit was gunned down The truth about the timing of Oswald’s murderous deed JFK Files: November 2017 JFKFILES.BLOGSPOT.COM John F. Kennedy Assassination News, Commentary & Opinion Mary Ferrell Foundation, JFK Assassination Documents JFK Assassination Documents WWW.MARYFERRELL.ORG Commission Document 5 - FBI Gemberling Report of 30 Nov 1963 re: Oswald, Current Section: V. Arrest of Lee Harvey Oswald showDoc.html WWW.MARYFERRELL.ORG 3 H 309, 317, 320, WCT Helen Louise Markham ; CD 630(c) p. 2, FBI interview of Helen Markham on March 17, 1964. Did Oswald Shoot Tippit? A Review of Dale Myers' Book With Malice: Lee Harvey Oswald and the Murder of Officer J.D. Tippit https://miketgriffith.com/files/malice.pdf BIBLIOGRAPHIE Sylvia Meagher, Accessories After the Fact, The Warren Commission, the Authorities, and the Report on the JFK Assassination, Vintage Books, 1967. Gerald D. McKnight, Breach of Trust, How the Warren Commission Failed the Nation and Why, University Press of Kansas, 2005. Joseph McBride, Into the Nightmare, My Search for the Killers of President John F. Kennedy and Officer J. D. Tippit, Hightower Press, 2013.
  5. Bonjour, Désolée d'avoir un peu zappé ta question. Si ce n'est pas encore trop tard, voici quelques liens qui pourront t'être utiles : Les vaccins ARNm ont pu voir le jour après les travaux de Katalin Kariko qui commencent dès les années 90, brevet posé la première fois pour un vaccin ARNm dès 2012 : wiki, article. (j'ai pas encore cherché dans les études, mais ça peut être un début ). Pour tout ce qui est des effets secondaire ou non des vaccins, je t'invite à regarder le site de débunk des Vaxxeuses qui ont fait et font toujours un très gros travail dessus ^^. Un des arguments est qu'ils rendent stériles, mais ce n'est pas prouvé (pour tous les vaccins accusés). Pour les troubles du comportement, ce n'est pas fondé non plus. Sur tous les vaccins, les effets secondaires observés sont principalement des effets bénins. Les cas d'effets graves observés sont très rares à extrêmement rare et sont principalement due à des allergies (dons, pas des effets à long termes). Ensuite, les fond débloqués et le nombre de personnes atteintes ont aussi permis de faire avancer les études très rapidement, sans pour autant sauter des étapes dans la réalisations de vaccins.
  6. Bonjour, Je fais trop souvent face à l'argument du "on manque de recul" face au vaccin. Donc je manque d'arguments, et du coup je cherche des réponses à ces questions : Depuis combien de temps on maîtrise le vaccin à ARN messager A-t-on déjà utilisé ce type de technologies dans des vaccins (je pense avoir vue une réponse positive à ce sujet sur twitter, mais je cherche des sources) A-t-on dans l'histoire du vaccin vu des effets indésirables à long terme (je cherche des sources dans les deux camps et justifier aussi pourquoi ces effets indésirables ont eu lieu et comment on a fait pour ne plus jamais avoir ça). Je cherche à éviter que les antivax et vaccino-sceptiques continuent de propager le virus de la fausse information, et éviter de me retrouver encore entouré de vaccino-sceptiques et les convaincre de se faire vacciner. Mais avec cet argument je bloque toujours. Je vous remercie par avance. PS : en ce moment je manque cruellement de temps pour faire des recherches entre le travail et les travaux à la maison, donc je vous remercie d'avance pour votre aide, afin de m'aider à vaincre cette vague de doute.
  7. J'ajoute le lien vers les articles de débunk des Vaxxeuses
  8. Satan

    Weleda

    Je partage juste cet article du Monde Diplo sur l'antrhoposophie, à laquelle sont affiliés plusieurs laboratoires, dont Weleda. L’anthroposophie, discrète multinationale de l’ésotérisme, par Jean-Baptiste Malet (Le Monde diplomatique, juillet 2018) WWW.MONDE-DIPLOMATIQUE.FR Accès libre // par Jean-Baptiste Malet (juillet 2018)
  9. Passage en revue du livre de Fred Litwin, I Was a Teenage JFK Conspiracy Freak, chapitre par chapitre en ce qui concerne les faits de l'affaire tels qu'ils se présentent aujourd'hui. Il s'agit d'une critique relativement concise du premier livre de Fred Litwin sur l'assassinat de John Kennedy, I Was a Teenage JFK Conspiracy Freak. Elle se fera par chapitres — à l'exception des écrits de Litwin sur l'enquête du procureur Jim Garrison. CHAPITRE 1 Fred Litwin dit que les critiques de la première génération "ont commencé à trouver de petites incohérences" dans l'affaire. Mais il s'agissait en fait de grandes incohérences (par exemple, la provenance douteuse de CE 399). Pour plus de détails : Kennedys And King - The Impossible One Day Journey of CE 399 KENNEDYSANDKING.COM Jim DiEugenio presents the currently known issues in the chain of possession of CE 399, the so-called Magic Bullet, which undermine claims it is authe... Il affirme aussi : "Le cortège a dû tourner sur Elm Street pour pouvoir prendre une sortie vers l'autoroute Stemmons qui les aurait conduits au Dallas Trade Mart pour le discours de Kennedy." Comme sa déclaration précédente, celle-ci est également fausse. Le cortège aurait pu emprunter Main Street jusqu'à Industrial Boulevard sur une courte distance, puis d'accéder à l'autoroute Stemmons. Ce qui est si étrange dans cette erreur, c'est que les informations correctes se trouvent dans les volumes de la House Select Committee, que Litwin apprécie hautement en d'autres occasions. (HSCA Vol. 11, p. 522) La ligne bleue foncé descend le long de Main en évitant le virage en épingle à cheveux de Elm. Elle va directement au Trade Mart avec un seul virage à droite. La ligne bleue clair est l'autoroute Stemmons via Elm. Industrial Boulevard est tout aussi direct et beaucoup plus sûr. C'est la route que le HSCA a clairement démontrée comme étant beaucoup plus sûre et tout aussi directe. C'est une route bien définie et le HSCA a également indiqué d'autres routes reliées au Trade Mart qui n'impliquaient pas de virage en épingle à cheveux et qui étaient bien plus sûres. Mais ils ont surtout souligné comment Industrial Boulevard sur cette photo était particulièrement adapté. Litwin affirme à tort qu'il y a "20 000 pages" dans les 26 volumes de témoignages et de preuves de la commission Warren. Il y en a en réalité 17 816. Il est choquant de constater qu'avant même d'aborder les preuves réelles, Litwin déclare avec désinvolture : "Les auteurs du rapport Warren étaient des hommes honorables qui ont mené une enquête honnête et sont parvenus à la bonne réponse." Comme beaucoup l'ont fait remarquer, à notre époque, qualifier des gens comme Allen Dulles, John McCloy et Jerry Ford d'hommes honorables est tout à fait archaïque. Il affirme à tort que le "revers" de John Connally s'est retourné pour indiquer le passage d'une balle — alors que sa blessure à la poitrine n'était nulle part près du revers ! Pour plus de détails : showDoc.html WWW.MARYFERRELL.ORG L'auteur canadien passe ensuite en revue les "preuves accablantes" contre Lee Harvey Oswald. Il affirme qu'Oswald avait "un long... paquet" — mais les deux témoins de ce paquet ont dit qu'il n'était pas long. (WC Vol. 2, pp. 239–240, 249) Litwin affirme qu'"après l'assassinat, il était le seul manutentionnaire manquant" — mais 19 autres personnes étaient également hors du bâtiment, dont Charles Givens pour n'en citer qu'un. (WC Vol. 3, pp.183, 208) Litwin affirme nonchalamment qu'Oswald "a tué le policier J.D. Tippit", ce qui, avec l'accumulation de preuves dont nous disposons aujourd'hui sur cette affaire, est une affirmation tout à fait douteuse (voir Joseph McBride, Into the Nightmare). Pour plus de détails : Kennedys And King - The Tippit Case in the New Millennium KENNEDYSANDKING.COM In this dense and expertly synthesized review, Jim DiEugenio shows how more recent evidence has caused our understanding of the Tippit murder and its... Kennedys And King - Why Officer Tippit Stopped His Killer KENNEDYSANDKING.COM Jack Myers explores a "new perspective" on the JFK assassination, one in which Officer Tippit was likely murdered in an attempt to further the... Mais Litwin continue. Il affirme également que "de nombreux témoins ont identifié Oswald" — mais ces "identifications" étaient basées sur des alignements biaisés et certaines ont été faites des mois après sa mort lorsque celui-ci était connu à l'échelle nationale. L'un des meilleurs examens de ces identifications a été réalisé par le regretté inspecteur de police britannique Ian Griggs. Pour ne citer que deux problèmes : Griggs a noté que dans le modèle britannique, il devrait y avoir 7 autres personnes dans un alignement et elles devraient être d'âge, de taille et d'apparence similaires. (Ian Griggs, No Case to Answer, p. 81) Après une analyse de dix-sept pages, Griggs a conclu que, pour le moins, ces directives n'ont pas été respectées avec Oswald. Par exemple, il n'y avait que trois autres personnes dans les alignements d'Oswald. En ce qui concerne les apparences physiques similaires, l'inspecteur des homicides Elmer Boyd a déclaré : "Parfois, ils le font et parfois, ils ne le font pas." (Griggs, p. 83) Quant à l'âge, Oswald avait 24 ans. Deux des doublures avaient 18 ans. De plus, Oswald était le seul à avoir des bleus sur le visage. Et si les autres ont inventé leur nom et leur profession, Oswald ne l'a pas fait. Même si, à l'époque de la plupart des alignements, son nom et son lieu de travail avaient été diffusés à la radio et à la télévision. (Ibid, pp. 85—86) Mais en outre, l'un des témoins, Helen Markham, était si faible et évanouie que la police a dû lui administrer de l'ammoniac. Ou comme le capitaine Fritz l'a déclaré à la commission : "Nous essayions d'obtenir cette présentation le plus rapidement possible, car elle commençait à s'évanouir et à tomber malade. En fait, j'ai dû quitter le bureau et transporter de l'ammoniac dans le hall, ils étaient sur le point de l'envoyer à l'hôpital ou quelque chose du genre et nous avions besoin de cette identification très rapidement, et elle s'est sentie bien après avoir utilisé cet ammoniac." (WC Vol. 4, p. 212) Le témoin de la séance d'identification, Cecil McWatters, chauffeur de bus, a admis plus tard qu'Oswald n'était même pas l'homme dont il se souvenait lors de son trajet en bus. Il essayait d'identifier Roy Milton Jones. (Griggs, p. 87) Ensuite, bien sûr, il y a eu le témoignage du chauffeur de taxi Bill Whaley. Whaley a déclaré que n'importe qui aurait pu identifier Oswald, car il n'arrêtait pas de crier après les policiers. Il a dit qu'il n'était pas juste qu'il soit placé dans un line-up avec des adolescents. Si Litwin avait été à la place d'Oswald, n'aurait-il pas fait de même ? (Griggs, p. 90) Litwin affirme ensuite qu'"un expert a conclu que l'une des quatre balles récupérées sur le corps de Tippit correspondait au revolver trouvé en possession d'Oswald" — mais huit autres experts n'étaient pas d'accord avec lui, et de plus cette balle n'est apparue qu'au bout d'un quart d'année ! (WC Vol. 3, p. 47) Litwin dit que "les douilles de cartouches correspondent à l'arme d'Oswald à l'exclusion de toute autre arme" — mais ces douilles n'apparaissent pas avant une semaine (WC Vol. 24, pp. 253, 332) et les initiales de quatre officiers ont disparu de ces dernières. (WC Vol. 7, pp. 251, 275–276; Vol. 24, p. 415) Les trois témoins n'ont pas pu les identifier comme étant celles qu'ils ont trouvées ce jour-là. (WC Vol. 24, pp. 414–415) Et comme la plupart d'entre nous le savent, deux des douilles étaient de Winchester Western et deux de Remington-Peters. Alors que trois balles étaient de Winchester et une de Remington. (Henry Hurt, Reasonable Doubt, p. 152) Litwin affirme que "l'empreinte de la paume droite d'Oswald a été trouvée sur le canon du fusil" — mais la seule personne à avoir vu cette empreinte a dit que c'était une empreinte ancienne. (Gary Savage, First Day Evidence, p. 108) Litwin dit ensuite que "ses empreintes digitales ont été trouvées sur le sac utilisé pour transporter le fusil au travail". Pourtant, lorsque l'expert du FBI Sebastian LaTona a initialement examiné le sac le 23 novembre, il n'a pu y trouver aucune empreinte latente. (WC Vol. 4, p. 3) Litwin déclare ensuite : "Face à cette quantité massive de preuves incriminantes, les critiques ne pouvaient qu'effleurer les marges." Mais comme on peut clairement le voir ci-dessus, je n'ai pas "effleuré les marges". J'ai simplement démystifié toutes ses affirmations avec des preuves originales. Litwin procède ensuite en plusieurs paragraphes à faire dérailler le témoignage de l'aiguilleur Lee Bowers, mais il n'arrive jamais à la substantifique moelle. Donc je vais le retranscrire ici... Bowers a dit à Mark Lane devant la caméra le 31 mars 1966 : "Il y avait, au moment de la fusillade, deux hommes debout en haut de la pente. Et l'un d'entre eux, de temps en temps, alors qu'il faisait des allers-retours, disparaissait derrière une clôture en bois, qui se trouve aussi légèrement à l'ouest de celle-ci. Au moment de la fusillade, à proximité de l'endroit où se trouvaient les deux hommes, il y a eu un flash de lumière. La zone a été bouclée par au moins 50 policiers en 3 à 5 minutes. Je n'étais là que pour leur dire ce qu'ils demandaient, et c'est à ce moment-là qu'ils ont semblé vouloir couper la conversation." Pour voir la vidéo : Litwin ne sait apparemment pas non plus que, par la suite, deux amis de Bowers se sont présentés indépendamment et ont confirmé que, oui, il avait vu plus de choses que ce qu'il avait dit à la commission Warren, mais "qu'il avait peur. Il ne voulait pas que sa vie soit menacée ou ruinée, étant l'un des témoins clés contre Lee Oswald en tant que tireur isolé." (Josiah Thompson, Last Second in Dallas, pp. 66—67) Certaines personnes qui cherchaient à faire dérailler son témoignage ont prétendu que les deux hommes n'étaient plus là au moment des tirs, en interprétant mal les propos de Bowers. Donc je vais devoir expliquer ce malentendu : durant l'interview, Bowers a expliqué à Lane face caméra que "au moment de la fusillade" "directement en ligne" de lui à "l'ouest" du "mur décoratif" près de "deux arbres" se trouvaient les "deux hommes". (Ce serait près du coin de la clôture, où les cigarettes et les empreintes de pas ont été trouvées). Il a dit que plusieurs fois avant la fusillade, "l'un d'eux, de temps en temps" "faisait des allers-retours d'avant en arrière, disparaissait derrière la clôture en bois." (Ce qui signifie qu'il était derrière la clôture et qu'il passait devant à certains moments). Il a dit qu'il n'y avait "aucun étranger" "en haut (au sommet) du passage souterrain". Il a dit à propos des deux hommes, "Je ne les avais jamais vus avant ou depuis." Et enfin : "Au moment de la fusillade, à proximité de l'endroit où se trouvaient les deux hommes, il y a eu un éclair (ou flash) de lumière." Bowers ne les voyait plus très bien à ce moment-là, parce qu'ils étaient cachés sous des feuilles d'arbres — il ne voyait que le bas de leur corps. Ils étaient simplement montés sur des pare-chocs de voiture qui étaient garées contre la palissade pour avoir un bon dégagement. À noter que les fusils modernes de l'époque ne faisaient plus vraiment de fumée franche, mais vous aviez une condensation de l'air à la sortie du canon qui pouvait donner un petit nuage blanc. Très court. Et c'est ce qu'il a dû voir (il perçoit la signature du tir). Pour une explication visuelle : Litwin affirme que "Dealey Plaza était une chambre d'écho qui rendait difficile pour les témoins de déterminer la direction des tirs". Ce n'est pas exact. Comme le souligne Josiah Thompson dans Last Second in Dallas, "le tertre est couvert d'arbres, d'herbe et d'une clôture en bois, autant de matériaux qui absorbent les sons." (Thompson, p. 38) Et de plus, le flash de lumière, la fumée, l'odeur de poudre, les empreintes de pas fraîches, les mégots de cigarettes et des figures sur la photo de Mary Moorman confirment tous les 58 témoins auriculaires de la butte herbeuse ! (voir Thompson, chapitre 5) Tous ces éléments font partie de JFK 101 et ne sont jamais mentionnés dans le livre de Litwin. Litwin déclare "qu'il n'y avait absolument aucun témoin d'hommes armés sur la butte herbeuse ou derrière la palissade." Bien sûr, tout le monde regardait le président, pas une palissade quelconque dans le coin ! Les tireurs d'élite sont formés pour ne pas être vus. Mais, comme nous le verrons, nous avons des preuves physiques et photographiques laissées derrière nous qui l'indiquent. Litwin affirme que "les médecins de Dallas n'ont pas vu la blessure d'entrée [à l'arrière du crâne] parce qu'ils n'ont pas retourné le corps de Kennedy" — mais ils ont soulevé la tête et cette blessure a été vue par les docteurs Jenkins et Grossman. Litwin dit que "Virginia et Barbara Davis ont vu Oswald traverser leur pelouse en courant après le meurtre [de Tippit]". Mais rappelez-vous, elles l'ont désigné dans une séance d'identification biaisée. De plus, les sœurs Davis étaient des témoins très confus. Par exemple, Barbara a affirmé avoir revu le tueur "quelques minutes plus tard" après la fusillade ! (CD 630e, p. 1)[1] Et Virginia a affirmé avoir entendu le deuxième coup de feu "quelques minutes plus tard" après le premier ! (CD 630f, p. 1) Ce qui est bien évidemment impossible au regard des faits. Elles étaient donc des témoins confus. CHAPITRE 3 Litwin aime faire tout une histoire du fait qu'en 1972, les docteurs John Lattimer et Cyril Wecht, après avoir consulté le matériel d'autopsie, ont conclu que Kennedy n'avait été touché que par l'arrière. Mais le fait est que nous avons beaucoup progressé depuis 1972 et que, de ce fait, Wecht a depuis changé d'avis. Mais Litwin n'explique pas ce contexte. Il cite le vieux mythe de Lattimer selon lequel Connally avait une "blessure allongée dans le dos" — mais le médecin de Connally a témoigné qu'elle n'était allongée qu'après avoir retiré la peau endommagée. (WC Vol. 6, p. 88) Il dit que "la tête de Kennedy s'est déplacée vers l'avant avant de reculer vers l'arrière et vers la gauche" — mais il a été démontré depuis par les recherches criminalistiques actuelles qu'un seul tir est venu de face. Les experts (Karger en 2008, Radford en 2009 et Coupland en 2011) ont prouvé que le transfert initial d'énergie pouvait provoquer un mouvement de la cible, en temps infime, en sens inverse de la ligne de tir (voir Fiester, Enemy of the Truth). Litwin prétend que le mouvement de recul vers l'arrière puis vers la gauche de la tête "a probablement été causé par un spasme neuromusculaire" — mais aucun expert en neuroscience n'a jamais soutenu cette hypothèse. De plus, les spasmes neuromusculaires ne se produisent que lorsque les centres nerveux — situés au bas du cerveau — sont touchés, et ceux de Kennedy ne l'étaient pas. La position du corps de Kennedy — assis et ses hanches fléchies tel que les images de Zapruder le montraient au moment de l'impact de la balle mortelle — n'avait rien à voir avec celle des victimes de blessures de traumatisme à la tête réagissant à une hypertonie spastique atypique. Litwin affirme également "qu'il pourrait également y avoir eu quelques mouvements mineurs dus à quelque chose appelé "effet de jet"" — mais le fait est que cette théorie a connu une fin opportune en 2014. Pour plus de détails : User Clip: JFK Jet Effect Theory Debunked | C-SPAN.org WWW.C-SPAN.ORG JFK Jet Effect Theory Debunked L'explication du jet effect fut jugée sans fondement car les tests d'application de la mécanique des fluides avaient été trouvées déficients. Litwin affirme ensuite : "Les documents de l'autopsie... réfutent totalement un tir de face." C'est faux. La radiographie latérale (en supposant qu'elle soit authentique) montre clairement une traînée de fragments de balle allant de l'avant vers l'arrière. Grâce aux nouveaux travaux du docteur Michael Chesser, nous savons qu'elle va de l'avant vers l'arrière, car les plus gros fragments se trouvent à l'arrière. Cela signifie un tir de face. Pour plus de détails : Kennedys And King - The Application of Forensic Principles for the Analysis of the Autopsy Skull X-Rays of President Kennedy and a Review of the Brain Photographs KENNEDYSANDKING.COM The complete visual essay prepared by expert witness David W. Mantik, M.D., Ph.D., for the mock trial of Lee Harvey Oswald held at the South Texas Col... CHAPITRE 5 Litwin aborde un peu les preuves acoustiques, mais ignore les travaux récents qui ont été effectués à ce sujet (dans son nouvel ouvrage, le détective privé Josiah Thompson réhabilite les preuves acoustiques). Son argumentation semble très daté. Il affirme que "les radiographies et les photographies de l'autopsie... ont montré une petite blessure à l'arrière de la tête de Kennedy" — ce qui serait une nouvelle pour l'autopsiste James Humes, qui n'a pas pu en trouver une lorsqu'on lui a montré les documents pendant sa déposition pour l'ARRB. Litwin dit que "le film de Zapruder montre que l'arrière de la tête de Kennedy est intact après le tir fatal" — mais (en supposant que le film soit authentique) l'arrière de la tête est malheureusement dans l'ombre sur le film de Zapruder. Ce que Litwin ne dit pas non plus, c'est que quelques images ne sont pas dans l'ombre et qu'elles montrent en fait l'arrière de la tête explosée ! (Images 335, 337, 374) Il dit "vous pouvez voir une blessure de sortie visible à l'avant droit" — mais il s'agit en fait d'un lambeau de cuir chevelu qui pend. Litwin ignore les faits suivants : l’attaché de presse adjoint de la Maison Blanche Malcolm Kilduff a indiqué en public qu'un tir a touché Kennedy à la tempe droite. Ou que Chet Huntley de NBC News a annoncé cette même description à la télévision ce jour-là et a donné comme source le docteur George Burkley, le médecin personnel de Kennedy. Enfin, Bill et Gayle Newman, deux des témoins les plus proches de la fusillade, ont tous deux déclaré que la balle venait de derrière eux — c'est-à-dire de la palissade — et avait touché Kennedy à la tempe droite. (Thompson, Last Second in Dallas, p. 32) Est-ce seulement une coïncidence que les Newman n'aient pas témoigné devant la commission et que Burkley non plus ? Il dit que "ses témoins [Harrison Livingstone] étaient tous en désaccord les uns avec les autres". Je ne suis pas sûre de ce que Litwin veut dire ici. Tous les témoins que Livingstone a interrogés étaient unanimes pour dire que l'arrière droit de la tête n'était plus là. Litwin (comme Gerald Posner) interprète mal une citation de 1990 du technicien d'autopsie Paul O'Connor — "Il s'est passé tant d'années et tant de choses, que je doute un peu de ma propre capacité à me souvenir des détails les plus fins" — Posner attribue cette citation à la mémoire globale d'O'Connor, mais en fait elle était attribuée à la question spécifique de savoir si Kennedy était enveloppé dans une housse de matelas ! (High Treason 2, p. 272) C'est de la malhonnêteté totale, et Litwin l'a simplement copié du livre de Posner (voir Posner, Case Closed, p. 300). Litwin dit que "le radiologue [John Ebersole] qui a pris les radiographies lors de l'autopsie... a déclaré qu'aucune ne manquait...". Mais Ebersole n'a en fait pas pris les radiographies, c'est le technicien Jerrol Custer qui l'a fait, et Custer a été catégorique sur le fait qu'il a pris plus de 3 radiographies du crâne (3 est le nombre officiel), (voir Douglas Horne, Inside the ARRB, p. 455). Litwin fait toujours tout un plat du fait que "chaque pathologiste médico-légal qui avait examiné les preuves de l'autopsie avait conclu que Kennedy avait été tué par derrière." Ce que Litwin laisse de côté, c'est que ces médecins légistes — le groupe Ramsey Clark, le HSCA — n'ont jamais eu le corps devant eux. Et aucun d'entre eux n'a jamais vu le cerveau de Kennedy, puisqu'il a disparu des Archives nationales. Mais voilà le problème, aucun de leurs rapports ne mentionne jamais les mots "grassy knoll" (monticule herbeux), "knoll" (butte), ou "fence" (clôture). Ils n'ont même pas pris cela en considération. Donc ce point de discussion n'est tout simplement pas valable. Mais en plus, Litwin ignore aussi ceci : le docteur Michael Baden a reconnu de manière conservatrice qu'un tir à la tête depuis la butte herbeuse était possible. (HSCA Final Report, pp. 80–81) Litwin accuse à tort les critiques d'"ignorer les résultats des tests du HSCA". Mais ces deux tests — la NAA et l'analyse de la trajectoire de Tom Canning — ont été largement discrédités, notamment par Don Thomas. (Hear No Evil, chapitres 12 et 13 respectivement) Il s'en prend aux critiques d'utiliser des "diagrammes erronés" de la théorie de la balle unique. Il montre ensuite une photo de l'animation de Dale Myers et déclare : "Ils étaient dans un alignement parfait pour qu'un tir touche les deux hommes." Mais bien sûr, l'animation malhonnête de Myers ne fonctionne que si l'on remonte la blessure dans la nuque de Kennedy, si l'on étire son cou, si l'on penche son cou très en avant, si l'on rétrécit Connally et si l'on fait glisser son siège de 15 cm alors qu'il était en réalité de 6 cm. (patspeer.com, Chapter 12c) chapter12c:animania - www2 WWW.PATSPEER.COM Litwin discute de l'image peu fiable de "Badgeman" sur la photo de Moorman, mais ignore complètement les figures plus fiables que Josiah Thompson signale dans Six Seconds in Dallas. Ce qui est remarquable dans cet aspect de la photo, c'est qu'elle contient deux figures derrière la palissade sud au sommet du monticule herbeux. L'une semble être un observateur portant un chapeau, assistant une deuxième plus haute (vraisemblablement montée sur un pare-chocs de voiture). Elles ne sont plus là sur les photos ultérieures, donc c'étaient des personnes. (Six Seconds in Dallas, p. 127) Par coïncidence, cet éclair de lumière et de fumée a été vu à cet endroit, et ces empreintes de pas fraîches et de boues sur un pare-chocs de voiture et ces mégots de cigarettes ont été trouvés là. Encore une fois, rien de tout cela n'est mentionné dans le livre de Litwin. Il appelle à tort le livre de Robert Groden de 1993 "The Death of a President" (La mort d'un président) — il s'agit en fait de "The Killing of a President" (Le meurtre d'un président). CHAPITRE 6 Litwin a nonchalamment mentionné l'analyse de la trajectoire du HSCA de Thomas Canning — mais aucun des emplacements des blessures dans l'analyse de Canning ne correspond aux emplacements indiqués dans le rapport de pathologie médico-légale du HSCA. Canning les a choisis. Oui, il a choisi ses propres emplacements de blessure ! (HSCA Vol. 6, p. 33, voir en particulier la note de bas de page) Tout cela pour essayer de confirmer un préjugé — un assassin solitaire. De plus, l'analyse de la trajectoire de Canning pour la théorie de la balle unique est à l'image 190 de Zapruder, et Litwin croit que cela s'est produit à l'image 224. (Ibid, p. 34) Litwin affirme qu'"Oswald était qualifié comme tireur d'élite dans les Marines", mais ignore le propre mémorandum de l'avocat de la commission, Wesley Liebeler, qui indique que le FBI n'a pas pu reproduire l'exploit de tir que la commission attribue à Oswald. Mais en plus, tous les tirs du FBI étaient hauts et à droite de la cible "en raison d'un défaut mécanique non corrigeable du viseur télescopique." (Edward Epstein, The Assassination Chronicles, p. 148) Dans son célèbre mémorandum interne — célèbre pour tout le monde sauf pour Litwin — Liebeler s'est plaint qu'il était "tout simplement malhonnête" que la commission ne mentionne pas ce grave problème du fusil dans son chapitre sur le sujet. Mais en outre, le test militaire auquel Litwin fait référence était le premier test de tir auquel Oswald a participé. Lors de son deuxième test, plus tard dans son service, il a obtenu un score considérablement plus bas et ce score a été considéré comme un "tir plutôt mauvais." (WR, p. 191) Ainsi, au moment où il a quitté le corps des Marines, tel était son statut. Comme Liebeler l'explique ensuite, rien ne prouve qu'il se soit amélioré pendant son séjour en URSS. En 1962 et 1963, la seule preuve d'un quelconque "entraînement" est qu'il est allé chasser une fois avec son frère. Liebeler a déclaré que le chapitre a ignoré les preuves qu'Oswald était un mauvais tireur et avait accompli un exploit difficile ; et a créé un "conte de fées" selon lequel Oswald était un bon tireur et avait accompli un "tir facile". (Epstein, p. 152) Enfin, dans son rapport final de 1964, le service de renseignement de la marine, ou "Office of Naval Intelligence" (ONI) conclut qu’Oswald était innocent et qu’il était un bouc émissaire masquant une conspiration. L’ONI conclut que "l’attentat n’a pas pu être commis par une seule personne… Oswald n’est pas le tireur, il n’avait ni les aptitudes de tir ni l’arme nécessaire pour toucher une telle cible… Il était incapable d’orchestrer un attentat pareil ou de réussir lui-même un tel tir de précision". (The Hidden History of the JFK Assassination, p. 47) Litwin affirme à tort "qu'il y avait de nombreux témoins qui ont entendu un coup de feu avant que Kennedy ne soit touché au cou" — il n'y en avait que trois. (patspeer.com, Chapter 9) chapter9:piecingittogether - www2 WWW.PATSPEER.COM Litwin affirme que "quatre des médecins de Dallas impliqués dans le traitement de Kennedy sont allés aux Archives nationales à Washington, D.C., en 1988 pour voir les radiographies et les photographies de l'autopsie. Ils ont tous confirmé l'authenticité du matériel d'autopsie." C'est un non-sens et un tour de passe-passe. Tout d'abord, cela va directement à l'encontre de ce que ces quatre médecins ont dit dans le passé lorsqu'on leur a montré la photo de l'arrière de la tête (la montrant intacte). Dr. Peters—"Je ne pense pas que cela soit cohérent avec ce que j'ai vu. Il y avait un grand trou à l'arrière de la tête à travers lequel on pouvait voir le cerveau. Mais ce trou n'apparaît pas sur la photographie." (The Continuing Inquiry newsletter, 11/22/81). Dr. Dulany—"Il y a un conflit certain. Ce n'est pas comme ça que je m'en souviens." (“Dispute on JFK Assassination Evidence Persists”, The Boston Globe, 6/21/81). Dr. Jenkins—"Non, pas comme ça. Pas comme ça... Non... Cette photo ne ressemble pas à ça vue de dos." (The Continuing Inquiry newsletter, 10/22/80). Dr. McClelland—"Il a fermement rejeté les photos de l'autopsie." (The Continuing Inquiry newsletter, 11/22/81). Et de même, tous les autres membres du personnel soignant de Dallas ont dénoncé la photo. Maintenant, concernant ce que ces quatre médecins ont dit en 1988 à NOVA, ils ont dit que SI la main du pathologiste sur la photo tient un lambeau de peau lâche pour couvrir le défaut à l'arrière de la tête, alors la photo serait exacte. Mais comme l'a dit le docteur Michael Baden : "Il n'y a pas de lambeau de peau ici." (Case Closed, p. 310) Par conséquent, la photo est très probablement inexacte. Litwin mentionne que le président de l'ARRB, John R. Tunheim, a déclaré à Vincent Bugliosi qu'"il n'y a pas de pistolet fumant" dans les dossiers scellés restants (ce qui est faux) — comme si les auteurs du crime laisseraient volontairement une trace pour que le monde entier puisse la voir ! Il affirme à tort que Doug Horne a "écrit une série de livres" — il s'agissait en fait d'un seul livre en cinq volumes. CHAPITRE 7 Litwin affirme : "Au fil des ans, de plus en plus de documents et de dossiers ont été publiés, mais aucune révélation majeure sur l'assassinat n'a émergé." C'est tout simplement faux. En fait, parmi les 4,5 millions de pages de documents gouvernementaux que la commission d'examen a divulgués dans les années 1990 figurait le dossier non censuré du FBI contenant les aveux clairs et directs du parrain de La Nouvelle-Orléans Carlos Marcello concernant le meurtre de Kennedy, que j'ai découvert pour la première fois aux Archives nationales en 2006 avec l'historien Lamar Waldron (voir Waldron, The Hidden History of the JFK Assassination). Pour énoncer des faits documentés : Carlos Marcello a mentionné son projet de faire tuer Kennedy en septembre 1962. Ed Becker l'a signalé au FBI. Santos Trafficante, le parrain de Tampa et complice de Marcello était au courant et l'a mentionné à Jose Aleman, qui l'a signalé au FBI. En 1969, dans son livre The Grim Reapers, le journaliste criminel Ed Reid a raconté l'histoire de l'informateur du FBI Ed Becker et d'une réunion dans la maison de campagne de Carlos Marcello, au cours de laquelle il a expliqué que tuer Bobby Kennedy ne résoudrait pas ses problèmes, et qu'il faudrait donc tuer le président. C'était en septembre 1962 que Becker l'a signalé au FBI. Le même mois, l'informateur du FBI Jose Aleman en Floride a prévenu le FBI que Santos Trafficante avait dit que Kennedy ne serait pas réélu — il sera abattu. (Waldron, pp. 123, 125) Photo d'Ed Becker — informateur de confiance du FBI — à cette époque. Le HSCA a conclu en 1979 que Kennedy "a probablement été assassiné à la suite d'une conspiration" et que deux parrains de la mafia qui étaient des associés proches — Carlos Marcello et Santos Trafficante — "avaient le motif, les moyens et l'opportunité d'assassiner le président Kennedy." (HSCA Final Report, p. 173) Autre exemple, en 1993, le témoignage scellé du HSCA de Tom Robinson, l'entrepreneur de pompes funèbres, a été déclassifié et a fait l'effet d'une bombe. Pendant des années, les défenseurs de la commission Warren ont exigé de savoir "Où est la balle de la colline herbeuse ?!" La réponse est venue lorsque le témoignage de Robinson a été rendu public. Il a dit : "Ils ont été littéralement ramassés, des petits morceaux de cette balle partout sur sa tête... Ils avaient les petits morceaux. Ils les ont ramassés... Je les ai regardés ramasser les petits morceaux. Ils avaient quelque chose comme un tube à essai ou une petite fiole ou quelque chose dans lequel ils mettaient les morceaux... Assez de morceaux... Ils étaient tous petits et pouvaient être ramassés avec des forceps... Le plus gros morceau que j'ai vu [faisait] peut-être un quart de pouce." (RIF#180-10089-10178). http://www.kenrahn.com/Marsh/Jfk-conspiracy/ROBINSON.TXT Robinson a déclaré "que le nombre total serait proche de 10 fragments". (ARRB MD 180). AARC Public Digital Library - MD 180 - ARRB Meeting Report Summarizing 6/21/96 In-Person Interview of Tom Robinson, pg WWW.AARCLIBRARY.ORG Assassination Archive and Research Center Ces nombreux fragments doivent provenir du tir à la tête depuis la butte (Z-313). Pourquoi ? Parce qu'ils ont disparu. Ils ont été retirés et ont disparu. Le FBI ne les a jamais examinés. (Il aurait fallu qu'ils soient retirés de la tête au début de l'autopsie, car les six techniciens de l'autopsie ne s'en souviennent pas.) En fin de compte, les seuls fragments remis à la commission Warren étaient deux fragments provenant d'un tir de derrière ayant atteint l'armature chromée puis le pare-brise du véhicule (Z-268), (voir Orchard, The Shots in Dealey Plaza). The Shots in Dealey Plaza | THE SHOTS IN DEALEY PLAZA THESHOTSINDEALEYPLAZA.COM Lorsque nous avons demandé à Litwin s'il savait qui est Tom Robinson, il nous a répondu : "Le formidable rockeur britannique... J'ai plusieurs de ses CD." (Message Facebook du 06/04/21). POST-SCRIPTUM Litwin nous a raconté une belle histoire : "C'est une histoire qui devrait figurer dans mon livre Teenage Conspiracy Freak, mais qui ne l'est pas. Elle se déroule comme suit. Alors que je changeais lentement d'opinion, j'ai décidé qu'il était temps de lire le livre de Posner. Je l'ai acheté... mais je n'ai pas pu l'ouvrir. Il est resté là pendant des jours.... jusqu'à ce que je décide de lire le chapitre sur les preuves médicales. J'ai trouvé ce chapitre génial — en fait, j'aurais aimé l'avoir écrit.... et j'ai su alors qu'il n'y avait pas de conspiration... et j'ai reposé le livre.... un homme changé." (Message Facebook du 15/01/21). J'ai été surprise par cette affirmation. Tout d'abord, dans son livre, il dit que ce qui l'a fait changer d'avis sur l'affaire JFK, c'est le House Select Committee on Assassinations en 1979. Maintenant, c'est avancé à 1993 ? Et il ne peut toujours pas fournir de preuve de ce qu'il a écrit pendant qu'il était dans le "camp" de la communauté critique sceptique ? Deuxièmement, Gary Aguilar a interviewé deux médecins de l'autopsie de Kennedy, les docteurs Boswell et Humes, qui ont tous deux nié les mots que Posner leur a fait dire. Boswell est allé encore plus loin : il a déclaré n'avoir jamais parlé à Posner. Pour plus de détails : http://www.assassinationweb.com/ag2.htm La vérité est que le livre Case Closed de Gerald Posner a été démystifié de 7 façons différentes depuis sa première publication en 1993. Pour plus de détails : http://www.assassinationweb.com/issue1.htm Nous avons rappelé cela à Litwin, et il a juste dit : "Il n'a pas été démystifié." Nous avons alors proposé : "Si nous pouvons prouver qu'il a été démystifié, que diriez-vous ?". Litwin a rétorqué : "Si vous pouviez prouver que la terre est plate, que dirais-je ?" (Ibid.) Lorsque nous lui avons dit : "Baden dit qu'il est possible qu'un tir ait été effectué depuis le tertre", Litwin a rétorqué : "Il est possible que nous soyons visités par des soucoupes volantes ; et il est possible que Bigfoot existe". (Message Facebook du 05/04/21). C'est toujours la même chose : des excuses, des arguments d'autorité et de l'entêtement. Les amis, c'était Fred Litwin. Note : hélas, certaines personnes telles que le Debunker des Etoiles reprennent les mêmes arguments totalement fallacieux en ligne, après avoir lu un genre de Fred Litwin français du nom de François Carlier : des contrevérités à chaque page. Fâcheusement négationniste des faits historiques, ce comportement frise l'insolence. Tweet du Debunker des Etoiles datant du 13 décembre 2020. De par ce tweet, ceci est la démonstration de l'absence totale d'études sérieuses menées sur une affaire criminelle — aussi complexe soit-elle. Pourtant, de nombreux historiens et universitaires (dont je fais partie) ont étudié le sujet et ne sont guère aussi affirmatifs que lui. Litwin (tout comme Carlier ou DBKE) dit toujours : "Le HSCA avait engagé de nombreux experts et effectué de nombreux tests. Ils ont soutenu la conclusion de la commission Warren selon laquelle Lee Harvey Oswald avait tiré trois coups de feu et tué Kennedy." (p. 155) Maintenant, à première vue, cela semble convaincant pour le lecteur moyen. Mais la vérité est que la plupart de ces tests ont depuis été démystifiés — l'analyse par activation neutronique de Vincent Guinn a été rejetée par la science[2], l'analyse frauduleuse de la trajectoire de Thomas Canning a été démystifiée par Pat Speer, le panel médico-légal s'est trompé sur le fait que la blessure d'entrée arrière était située sur le haut du crâne, et le Dr. David Mantik (depuis 1993), en utilisant la densitométrie optique, a montré que les radiographies des Archives nationales (alors celles de Kennedy) sont des copies et que chacune d'entre elles montrent des signes d'une certaine altération préalable. Litwin affirme que le HSCA "a conclu que l'alignement de Kennedy et Connally dans la limousine était cohérent avec la théorie de la balle unique." (p. 152) Mais pour que cela fonctionne, ils ont dit que Kennedy devrait être penché bien vers l'avant (HSCA Vol. 7, p. 100) — ce qui n'était pas le cas ! (WC Vol. 18, p. 26) Litwin affirme également qu'il y avait une "dispersion vers l'avant de la matière cérébrale indiquant un tir par derrière". (p. 51) Il s'agit d'un argument courant, mais Josiah Thompson a depuis signalé qu'il s'agit en fait du contraire. Toutes les commissions citées par DBKE n'ont pas réussi à prouver que c'était Oswald. Enfin, l'ARRB, le comité de révision des documents sur l’assassinat de Kennedy, n'a absolument pas conclu (ce n'était pas son rôle) qu'Oswald l'avait fait. Comme quelqu'un l'a dit un jour : donner des leçons aux autres, c'est plus facile que de se les appliquer à soi-même. Il me semble qu'un peu d'humilité et de recul de la part de certains ne seraient pas de trop... BIBLIOGRAPHIE The President John F. Kennedy Assassination Records Collection The President John F. Kennedy Assassination Records Collection WWW.ARCHIVES.GOV Have a question about JFK Assassination Records? Ask it on HistoryHub! John F. Kennedy was killed on November 22, 1963. Almost 30 years later, Congress enacted the President John F. Kennedy JFK Assassination Documents JFK Assassination Documents WWW.MARYFERRELL.ORG OUVRAGES CONSULTÉS Sylvia Meagher, Accessories After the Fact, The Warren Commission, the Authorities, and the Report on the JFK Assassination, Vintage Books, 1967. Josiah Thompson, Six Seconds in Dallas, A Micro-Study of the Kennedy Assassination, Bernard Geis Associates, 1967. Henry Hurt, Reasonable Doubt, An Investigation into the Assassination of John F. Kennedy, Holt, Rinehart & Winston, 1986. Edward Jay Epstein, The Assassination Chronicles, Inquest, Counterplot, and Legend, Carroll & Graf Publishers, 1992. Harrison Edward Livingstone, High Treason 2, The Great Cover-Up, The Assassination of President John F. Kennedy, Carroll & Graf Publishers, 1992. Gerald Posner, Case Closed, Lee Harvey Oswald and the Assassination of JFK, Random House, 1993. Gary Savage, JFK First Day Evidence, Stored Away for 30 Years in an Old Briefcase, New Evidence Is Now Revealed by Former Dallas Police Crime Lab Detective R.W., Shoppe Press, 1993. Ian Griggs, No Case to Answer, A retired English detective's essays and articles on the JFK Assassination, 1993-2005, JFK Lancer Production, 2005. Gerald D. McKnight, Breach of Trust, How the Warren Commission Failed the Nation and Why, University Press of Kansas, 2005. Douglas P. Horne, Inside the Assassination Records Review Board, The U.S. Government's Final Attempt to Reconcile the Conflicting Medical Evidence in the Assassination of JFK, Douglas P. Horne, 2009. Donald Byron Thomas, Hear No Evil, Social Constructivism and the Forensic Evidence in the Kennedy Assassination, Mary Ferrell Foundation Press, 2010. Sherry Fiester, Enemy of the Truth, Myths, Forensics, and the Kennedy Assassination, JFK Lancer Production, 2012. Joseph McBride, Into the Nightmare, My Search for the Killers of President John F. Kennedy and Officer J. D. Tippit, Hightower Press, 2013. Lamar Waldron, The Hidden History of the JFK Assassination, the Definitive Account of the Most Controversial Crime of the Twentieth Century, Counterpoint Press, 2013. Fred Litwin, I Was a Teenage JFK Conspiracy Freak, NorthernBlues Books, 2018. Josiah Thompson, Last Second in Dallas, University Press of Kansas, 2021. Notes de bas de page ^ Il s'agit des documents de la commission Warren (CD), peu connus des non spécialistes, constituant une vaste collection d'environ 50 000 pages supplémentaires. Ces documents sont consultables à ce lien : https://www.maryferrell.org/php/showlist.php?docset=1008 ^ Vincent Guinn affirmait également que les preuves métallurgiques confirmaient la théorie de la balle unique. Mais les données et les conclusions de Guinn, basées sur l'analyse par activation neutronique, étaient contraires à une étude réalisée sur les mêmes balles par le laboratoire du FBI. Par la suite, la méthode de teste elle-même, et la conclusion de Guinn, ont été complètement démystifiées dans une étude réalisée par les scientifiques du Laboratoire national Lawrence Livermore Erik Randich et Patrick Grant, publiée dans le Journal of Forensic Sciences en 2006 : http://www.dufourlaw.com/JFK/JFKpaperJFO_165.PDF
  10. Ceci n'est en aucun cas destiné à manquer de respect à la famille Tippit. Il s'agit simplement de vérifier ce que dit leur site Internet sur le meurtre, qui a été écrit par Dale K. Myers. Mes commentaires sont en gras). “At 1:14 p.m. [...] J.D. Tippit came upon 24-year-old Lee Harvey Oswald walking down the sidewalk.” (traduction : « À 13 h 14 [...] J. D. Tippit est tombé sur Lee Harvey Oswald, 24 ans, qui marchait sur le trottoir. ») ➞ On a l'impression qu'il n'y a pas de problème avec l'heure, et on dit juste nonchalamment que c'était Lee Oswald. Ce n'est pas correct. “Something caught J.D.'s attention and he moved in to investigate.” (traduction : « Quelque chose a attiré l'attention de J. D. et il s'est approché pour enquêter. ») ➞ Personne ne sait pourquoi Tippit a arrêté l'homme. “And then something made J.D. even more suspicious of Oswald. No doubt Oswald was sweating after double-timing the nine-tenths of a mile he'd covered in the last 12 minutes.” (traduction : « Et puis quelque chose a rendu J. D. encore plus suspicieux envers Oswald. Il ne fait aucun doute qu'Oswald transpirait après avoir doublé les neuf dixièmes de mile qu'il avait parcouru en 12 minutes. ») ➞ Tout cela est de la FICTION. “...Oswald fired four shots into Officer Tippit at point blank range.” (traduction : « ...Oswald a tiré quatre fois sur l'officier Tippit à bout portant. ») ➞ C'est ABOMINABLEMENT INCORRECT. Le tueur a tiré à une distance d'environ 3 mètres. “Four people witnessed the killing. Seven others saw Oswald flee the scene.” (traduction : « Quatre personnes ont été témoins du meurtre. Sept autres ont vu Oswald fuir la scène. ») ➞ Faux. TROIS ont été témoins du meurtre, et DIX-NEUF ont vu le tueur s'enfuir. “Moments later, a passerby notified police using Tippit's own police radio.” (traduction : « Quelques instants plus tard, un passant a prévenu la police en utilisant la radio de police de Tippit. ») ➞ Il est clair que plusieurs minutes se sont écoulées selon le témoin en question, Domingo Benavides, PAS "quelques instants". “Two eyewitnesses saw Oswald shoot Tippit and nine others witnessed his flight.” (traduction : « Deux témoins oculaires ont vu Oswald tirer sur Tippit et neuf autres ont été témoins de sa fuite. ») ➞ Cette phrase dit maintenant incorrectement deux, et est à nouveau incorrecte sur le dernier point. Je répète, DIX-NEUF ont été témoins de la fuite. Tout le reste de ce qui est écrit sur le meurtre manque de contexte sérieux. De plus, tant de choses sont omises. Note : deux événements ont eu lieu pendant que Tippit était officier de police : Un appel pour une dispute domestique, au cours duquel il a été poignardé à la jambe avec un pic à glace, après avoir suivi le mari dans la maison. Un incident dans un bar, au cours duquel une personne avec laquelle il est entré en contact a pointé une arme sur lui à bout portant, et qui a effectivement appuyé sur la détente de son arme. Si l'arme de l'individu n'avait pas mal fonctionné, Tippit serait très probablement mort cette nuit-là. Quiconque prétendrait que des incidents de ce genre n'inciteraient pas un officier d'expérience à faire preuve d'une extrême prudence, surtout s'il pense que la personne est armée et dangereuse, se trompe. Tippit n'aurait pas appelé l'individu à parler à travers la fenêtre d'aération, puis serait sorti du véhicule et aurait contourné l'avant de celui-ci, sans sortir son propre revolver, et sans demander à l'homme de lever les mains, ou de demander à la personne de mettre ses mains sur le véhicule. Ensuite, il y a le fait que Tippit avait été sanctionné à deux reprises pour ne pas avoir informé le répartiteur qu'il serait éloigné de son autoradio. En combinant cela, avec le fait de sortir pour entrer en contact avec le suspect éventuel dans la fusillade du Président. Faire cela n'a aucun sens, et ne serait pas professionnel. Au lieu de cela, les actions décrites par les témoins de la fusillade de Tippit suggèrent que l'officier connaissait à la fois la personne et qu'il ne la considérait pas comme une menace pour lui. BIBLIOGRAPHIE NOVEMBER 22: WHAT HAPPENED? / Source de la page contenant les erreurs citées plus haut J.D. TIPPIT / November 22, 1963 - What Happened? WWW.JDTIPPIT.COM JFK Assassination Reports and Records JFK Assassination Reports and Records WWW.HISTORY-MATTERS.COM Did Lee Harvey Oswald Kill J.D. Tippit? Did Lee Harvey Oswald Kill JD Tippit? : The JFK Assassination 22NOVEMBER1963.ORG.UK Helen Markham, Domingo Benavides and T.F. Bowley: J.D. Tippit was shot no later than 1:10pm; Lee Oswald a mile away at 1:03pm; FBI and Secret... Did Oswald Shoot Tippit? A Review of Dale Myers' Book With Malice: Lee Harvey Oswald and the Murder of Officer J.D. Tippit https://miketgriffith.com/files/malice.pdf "I Don't Think Lee Harvey Oswald Pulled the Trigger": An Interview with Dale Myers https://kennedysandking.com/john-f-kennedy-articles/i-don-t-think-lee-harvey-oswald-pulled-the-trigger-an-interview-with-dale-myers Sylvia Meagher, Accessories After the Fact, The Warren Commission, the Authorities, and the Report on the JFK Assassination, Vintage Books, 1967. Gerald D. McKnight, Breach of Trust, How the Warren Commission Failed the Nation and Why, University Press of Kansas, 2005. Joseph McBride, Into the Nightmare, My Search for the Killers of President John F. Kennedy and Officer J. D. Tippit, Hightower Press, 2013.
  11. Le témoin Howard Brennan a-t-il aperçu Lee Harvey Oswald, avec une arme à la main en train de tirer sur le président John Fitzgerald Kennedy, au cinquième étage du TSBD, ou Texas School Book Depository (dépôt de livres scolaires) à 12 h 30 ? Introduction Assis sur un muret face au TSBD, Howard Brennan déclara avoir vu environ 1/4 d’heures (12 h 15) avant l’arrivée du cortège un homme à la fenêtre du coin sud-est du cinquième étage (sixième aux États-Unis) à plusieurs reprises. Au moment des coups de feu, son regard se porta vers la fenêtre et il vit l’homme ramener son arme vers l’intérieur après s’être assuré qu’il avait bien atteint sa cible. Après avoir déclaré ne pas être en mesure d’identifier l’homme de façon certaine, il reconnut plus tard, après l'assassinat du suspect numéro un, que l’individu n’était autre que Lee Harvey Oswald, un employé de l'immeuble. De tous les témoins à avoir aperçu une silhouette à la fenêtre du coin sud-est, Brennan fut le seul à affirmer qu’il s’agissait de Lee Harvey Oswald. Mais est-ce vraiment le cas ? Problèmes Selon les déclarations des témoins et de son propre aveu, Lee Oswald est resté à proximité du téléphone public du premier étage vers l’heure du déjeuner, alors que le cortège du président Kennedy se rapprochait de Dealey Plaza. Mme R. E. Arnold, une secrétaire du TSBD, a vu Oswald debout dans le couloir entre les portes d'entrée menant à l'entrepôt, au premier étage, à 12 h 15 ou un peu plus tard. Plusieurs spectateurs aperçoivent à la même heure au moins deux hommes armés prendre place au cinquième étage du TSBD. Brennan, comme tous les autres qui ont vu le tireur dans le TSBD, a dit qu'il portait des vêtements clairs ou kaki. Cela ne décrivait pas Oswald (montré ici immédiatement après son arrestation). Brennan est le seul qui a prétendu que la silhouette qu’il avait aperçu à plusieurs reprises s’approcher de la fenêtre du cinquième étage n’était autre que celle de Lee Harvey Oswald. Lee Oswald est passé juste devant lui lorsqu'il est sorti du TSBD et Brennan ne l'a pas reconnu. Howard Brennan a donc vu, de l'autre côté de la rue et cinq étages plus haut, quelqu'un tirer avec un fusil. Après les tirs, Brennan a traversé la rue et se tenait devant l'entrée du TSBD. Quelques minutes plus tard, Oswald a quitté le bâtiment et est passé devant Brennan, qui ne l'a pas reconnu. Plus tard, après avoir vu Oswald deux fois à la télévision, il était toujours incapable de l'identifier dans une séance d'identification. Après la mort d'Oswald, Brennan a raconté qu'il avait reconnu Oswald mais qu'il avait peur que les "communistes" se vengent. Howard Brennan assis sur le mur en face de l'entrée du TSBD, dans le film d'Elsie Dorman. Brennan peu de temps après, à l'entrée du TSBD. Des deux endroits, il avait une vue dégagée d'Oswald lorsqu'il quitta le bâtiment, plus claire qu'il ne l'aurait eue d'Oswald cinq étages plus haut. Deux éléments indiquent que Brennan a pensé à la butte gazonnée Tout d'abord, au cours de sa déposition devant la commission Warren, Howard Brennan a été interrogé sur la possibilité qu'il ait parlé à un reporter de NBC, George Murray. Le commissaire a demandé à Brennan s'il lui avait déclaré que les coups de feu provenaient du fameux monticule. Brennan, évidemment, a nié... Ce qui a poussé le commissaire à lui demander s'il existait un autre Howard Brennan ! [WC, vol. 3, p. 211] History Matters Archive - Warren Commission Hearings, Volume III, pg WWW.HISTORY-MATTERS.COM De toute évidence, la commission savait que Brennan avait désigné la butte gazonnée à un journaliste de NBC - lequel a été interrogé par l'avocat Mark Lane, mais visiblement ne se souvenait pas de Brennan (ce qui n'est guère étonnant, dans la confusion du moment - voir Mark Lane, "L'Amérique fait appel", Arthaud, 1966, p. 87-88). Elle n'a cependant pas interrogé Murray, ni aucun membre de l'équipe NBC, pour s'en assurer. Et pour cause : si Brennan n'avait pas désigné la butte gazonnée, jamais il ne serait venu à l'idée de la commission de poser des questions aussi étranges... La commission, une fois encore (c'est étonnant) s'est fondée sur les seules déclarations de Brennan pour "valider" ce témoignage. Quand on sait que ce témoignage sera abandonné deux ans plus tard au cours d'un débat public, ce comportement frise l'insolence. D'autre part, Mark Lane a rappelé que Brennan était "assis sur un petit mur de béton de l'autre côté de la rue juste en face du dépôt" (ibid.), puis qu'il "a plongé vers la droite pour se mettre à l'abri au moment où il entendait le dernier coup. Car la pièce n° 477, une photographie qui le représente assis sur son mur, prouve de façon péremptoire qu'en plongeant vers la droite, il se mettait parfaitement en vue de quelqu'un placé à la fenêtre du coin sud-est du sixième étage, mais était protégé au contraire contre des projectiles venant de la butte ou de tout autre emplacement à l'ouest du dépôt" (ibid.). Pièce n° 477 : History Matters Archive - Warren Commission Hearings, Volume XVII, pg WWW.HISTORY-MATTERS.COM Le film d'Abraham Zapruder révèle enfin que Brennan, à l'image 207 (il est particulièrement reconnaissable avec son casque de chantier), regarde soudainement sur sa droite. Pas en haut, sur sa droite. Et il aurait pu voir le tireur dans un laps de temps aussi court ? De manière aussi précise, détaillée ? Brennan a même fini par penser que Dieu l'avait placé sur le muret pour distinguer les traits du tueur... Image 207 du film de Zapruder. Même s’il était presbyte et n’avait (selon les symptômes) donc pas besoin de ses verres correcteurs pour apercevoir une silhouette à la fenêtre du cinquième étage, il est peu probable qu’il ait pu distinguer avec précision les traits d’un individu fut-il Oswald lui-même. Sa mauvaise vue est confirmée par le fait qu'il n'a pas reconnu les spectateurs qui se trouvaient à l'étage inférieur à celui du nid du tireur, et qu'il s'est occasionnellement planté quant à la localisation des fenêtres litigieuses. D’autres témoins tels Amos Euins et Arnold Rowland bien plus jeunes que lui et possédant une acuité visuelle supérieure n’ont pas été en mesure d’être aussi affirmatif pour désigner Oswald. De plus, les témoignages d'Euins et de Rowland sont gênants puisque le tireur qu’ils ont vu était un homme de couleur au crâne dégarni. Crédibilité Mais revenons à notre témoin : en premier lieu, Howard Brennan n'était pas doté d'une très bonne vue, et ne portait pas de lunettes au moment de l'attentat. En deuxième lieu, l'ensemble de sa déposition à la commission Warren est erroné : il dit avoir vu Oswald faire feu debout, ce qui n'est pas physiquement possible (les fenêtres sont très basses, Brennan était si bien victime de l'illusion qu'il est allé jusqu'à donner la taille de l'individu... alors que ledit individu était à genoux ou assis ! Voyons, ça ne tient pas... debout) ; il dit avoir clairement distingué le visage d'Oswald alors qu'il n'a pas été capable de distinguer l'entier fusil ; il a déclaré aux journalistes que les coups de feu provenaient du tertre herbeux, ce dans les minutes qui ont suivi l'attentat ; il a déclaré n'avoir vu qu'un homme alors que d'autres témoins ont relaté en avoir vu deux ; il a aperçu deux hommes à une fenêtre du 4e étage du TSBD mais s'est avéré incapable de les décrire ; il n'a pas été en mesure d'identifier Oswald au line-up - prétexterait-il plus tard qu'il craignait des représailles... ce qui indiquerait que Brennan sait mentir à l'occasion dès lors qu'il croit voir planer sur lui une menace diffuse. Si Brennan était un témoin parfait, s'il était doté d'une bonne vue, les membres de la commission Warren ont laissé tomber son témoignage deux ans après la publication du rapport. Ils ne lui accordaient déjà qu'une confiance assez limitée, vu le texte même du rapport. De même, le HSCA (le comité spécial de la chambre des représentants sur les assassinats) a renoncé à produire ce même témoignage (le HSCA n'a même pas cherché à le convoquer) alors qu'il avait opté pour la culpabilité d'Oswald. Certains partisans du rapport Warren ont prétendu que Brennan jouissait d'une excellente vue. Pour cela, il existait un excellent moyen de le savoir : faire une expertise à ce sujet. Cette expertise a-t-elle été réalisée ? Non. Conclusion : pour croire Brennan, il faut croire... Brennan. Pas de chance, il a eu un accident sur un chantier en janvier 1964, qui lui a détérioré la vue... il a produit les documents prouvant son accident de travail. Conclusion De toute évidence, Brennan a vu quelque chose. Mais il a été influencé par les médias, qui pointaient du doigt Oswald-le-marxiste (Brennan était un partisan de Goldwater), et peut-être par d'autres personnes. Son témoignage devant la commission Warren est typique d'une reconstruction mémorielle a posteriori. Brennan voulait entrer dans l'Histoire (il a publié ses Mémoires en 1987) et apporter sa pierre à la lutte contre le bolchévisme, rendre service à un Gouvernement qui tenait à clouer un castriste au pilori. Brennan a menti, a exagéré, s'est trompé, le tout à diverses reprises. Son témoignage contre Oswald a été effectué 'après' que la culpabilité de ce dernier est devenue évidente aux yeux des médias. Sa prétention d'avoir eu peur des représailles était une invention ultérieure — aucune indication de cela avant la mort d'Oswald — et comment la mort d'Oswald éliminerait-elle la menace de représailles par « les communistes ». BIBLIOGRAPHIE JFK Assassination Reports and Records JFK Assassination Reports and Records WWW.HISTORY-MATTERS.COM Mark Lane, L'Amérique fait appel, 2 Américains sur 3 contestent le rapport Warren depuis la contre-enquête de Mark Lane, Arthaud, 1966. Sylvia Meagher, Accessories After the Fact, The Warren Commission, the Authorities, and the Report on the JFK Assassination, Vintage Books, 1967. Howard Brennan, J. Edward Cherryholmes, Eyewitness to History, The Kennedy Assassination as Seen by Howard L. Brennan, Texian Press, 1987. Gerald D. McKnight, Breach of Trust, How the Warren Commission Failed the Nation and Why, University Press of Kansas, 2005.
  12. Satan

    La Conspiration QAnon

    Yo. Bellingcat (un site de journalisme d'investigation) a publié récemment quelques articles sur Qanon The making of Qanon - A crowdsourced conspiracy The Qanon timeline : four years, 5000 drops and countless failed prophecies Leur dossier d'articles sur Qanon : https://www.bellingcat.com/tag/qanon/
  13. Bubo K

    Utoya

    Le film Un 22 juillet (au jour et à l'heure où j'écris ce commentaire, toujours visionnable sur Netflix (il dure deux heures et vingt-trois minutes)) s'en inspire, et tente de montrer l'attentat du point de vue d'Anders, la réalité des victimes, ainsi que son procès.
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